Formez le monôme, formez…

De

Le monôme est, à l’origine, une manifestation étudiante sous la forme d'un cortège ou d'une procession en file indienne. L’auteur utilise le monôme estudiantin comme fil conducteur de son ouvrage constitué d’une succession de courtes chroniques sur des thèmes aussi variés que : les problèmes de société, la théologie, l’influence des actes humains sur son environnement, l’immortalité face à la précarité de la vie terrestre, l’énigme des sources de l’Univers.

Publié le : lundi 1 janvier 2007
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EAN13 : 2952305075
Nombre de pages : non-communiqué
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Introduction Les mots dans le vent Mondialisation (a suppléé la première étape qui était la 1 régionalisation : souvenez-vous du « small is beautiful » des années soixante !) et altermondialiste, globalisation, pensée unique, devoir de repentance, réchauffement climatique et effet de serre (mais surtout pas dans lordre inverse !), protocole de Kyoto, biodiversité, écologie, développement durable, lutte contre les OGM, commerce équitable, produit bio, entreprise citoyenne, attitude éco-citoyenne, égalitarisme, fracture sociale, exclusion, commu-nautarisme, racisme, immigration clandestine, animateur de quartier, ghettos des banlieues, sans-papier, ascenseur social, droit à la différence, homosexualité, risque zéro et principe de précaution, famille recomposée, addiction, discrimination positive, service public républicain, pré-carité, flexibilité, productivité, communication et portable, débat sociétal, Internet, télévision et star-system (exemple : M. Hulot), liberté dexpression...
1.Louis Salomon,Cétait hier... et cest déjà demain, Editions Saint-Julien dOrcival, 2005.
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A quoi il faut ajouter : croissance économique dette publique chômage. Mots qui, chacun pour sa part, nous révèlent de notre temps lesmaux. (Les mots désuets :travailleur  mot remplacé par celui de « salarié »,usagerclient », mot remplacé par celui de « intermittent  motremplacédurable »,par celui de « Tiers-Mondepays émer-remplacé par celui de «  mot gents »,couragemot remplacé par celui de « bravi-  tude »,clochard SDF », mot remplacé par celui de « pouvoir dachat,niveau devie,plein emploi) Pourtant que la planète est belle Comment peut-on imaginer En voyant un vol dhirondelles Que le pays est déprimé...
La république des monômes «Je suis né dans cette caravane Mais nous partons, allez viens. »RAPHAËL
En démocratie, lamanifestation (dans les rues ou ailleurs) peut se justifier lorsquon veutcontesterune loi
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ou une réglementation qui apparaît objectivement incompatible avec ledroitdes citoyens. Ainsi le droit de grève est-il une forme de contestation conforme à la vie démocratique. Le droit au logement et le droit à la santé, e auXXIsiècle, simposent comme des droits légitimes qui peuvent être défendu, le cas échéant, par la manifestation. Certains militent pour le « droit à la différence », mais le droit à la différence nous conduit à la différence des droits ; égaux, mais séparés : cétait la devise de lApartheid. Le droit à la différence conduit inévitablement à la création de société dans la société et, plus dommageable, à la formation de ghettos. Par ailleurs, et dans un tout autre ordre didées, des manifestations culturelles ou sportives donnent lieu dans les rues à toutes sortes de défilés républicains qui ré-jouissent participants et spectateurs. Entrent dans cette catégorie, le cortège du carnaval à mardi-gras, la ballade des gens heureux, les processions folkloriques ou religieuses, les files dinitiés comme les chemins de Katmandou ou, plus nobles, les chemins de Saint-Jean de Compostelle, les cortèges en lhonneur dun sportif vainqueur ou de militaires méritants, la caravane du Tour de France, les marches du souvenir... et bien entendu les ébats détudiants en fin dexamen qui «forment le monôme» ! Cela étant, on ne peut pas accepter quon dise en démocratie, comme le fit pourtant Daniel Cohn-Bendit le 24 mai 1968 : « le pouvoir est dans la rue », non plus que : « prenez vos désirs pour des réalités ». Tout au plus
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peut-on accepter le slogan de Mitterrand : « changer la vie » (or la Vie va : si on la change ne la dénaturons-nous pas ?!).Cela ne veut pas dire que lon ne doive pas relever la tête et manifester un sentiment de fierté face à luvre humaine accomplie (dans tous les domaines : art, science, économie...) sur la planète Terre, car lattitude dauto-flagellation que nous infligent les médias, les politiques et les têtes pensantes parisiennes ne sert quà remplir un vide dans une société sans Dieu ; elle ne minimise en aucune façon le chemin parcouru par lespèce humaine tout autant que le chemin à parcourir dans le déve-loppement (durable !) que lEvolution attend de nous.
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