Genet à Barcelone

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Juan Goytisolo rencontre Jean Genet en 1955. Dès lors, il ne perdra plus de vue l’auteur du Notre-Dame-des-Fleurs (1944) ni son oeuvre, même si Genet avait l’habitude de disparaître du jour au lendemain. Dans son travail d’écriture, Goytisolo revint à plusieurs reprises sur l’étonnante figure que fut son ami. En rassemblant les quatre grands essais qu’il lui a consacrés, Goytisolo construit à sa manière, très proche et très sensible, une biographie et une réhabilitation du poète incompris dans sa dernière oeuvre. Dans un premier récit (publié par El País en 2009), il raconte l’étape juvénile de l’auteur du Journal du voleur, lorsqu’il partageait la vie de la pègre barcelonaise dans le Barrio Chino et que, pour subsister, il se livra, quelques mois durant, au vol et à la prostitution. Dans « Le territoire du poète » (chap. III de Les Royaumes déchirés, Fayard, 1988), il fait un portrait délibérément fragmentaire de Genet à partir de la relation zigzaguante qu’il a entretenue avec lui jusqu’à la fin de années 70. Quand il apprend qu’il est atteint d’un cancer, Genet réduit le cercle de ses amis parisiens et se consacre à la rédaction du livre qui deviendra son chef-d’œuvre : Un Captif amoureux. C’est à ce livre très attaqué que le fameux texte de Goytisolo « Genet et les Palestiniens : ambigüité politique et radicalité poétique » est consacré. « Le poète enterré à Larache » (La Forêt de l’écriture, Fayard, 1997) donne une nouvelle définition de la « sainteté » du chantre du vol, de la trahison et de l’homosexualité. Vient enfin quelques lettres que Genet avait adressées à Juan.
Publié le : mercredi 31 octobre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213672946
Nombre de pages : 160
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Juan Goytisolo rencontre Jean Genet en 1955. Dès lors, il ne perdra plus de vue l’auteur du Notre-Dame-des-Fleurs (1944) ni son oeuvre, même si Genet avait l’habitude de disparaître du jour au lendemain. Dans son travail d’écriture, Goytisolo revint à plusieurs reprises sur l’étonnante figure que fut son ami. En rassemblant les quatre grands essais qu’il lui a consacrés, Goytisolo construit à sa manière, très proche et très sensible, une biographie et une réhabilitation du poète incompris dans sa dernière oeuvre. Dans un premier récit (publié par El País en 2009), il raconte l’étape juvénile de l’auteur du Journal du voleur, lorsqu’il partageait la vie de la pègre barcelonaise dans le Barrio Chino et que, pour subsister, il se livra, quelques mois durant, au vol et à la prostitution. Dans « Le territoire du poète » (chap. III de Les Royaumes déchirés, Fayard, 1988), il fait un portrait délibérément fragmentaire de Genet à partir de la relation zigzaguante qu’il a entretenue avec lui jusqu’à la fin de années 70. Quand il apprend qu’il est atteint d’un cancer, Genet réduit le cercle de ses amis parisiens et se consacre à la rédaction du livre qui deviendra son chef-d’œuvre : Un Captif amoureux. C’est à ce livre très attaqué que le fameux texte de Goytisolo « Genet et les Palestiniens : ambigüité politique et radicalité poétique » est consacré. « Le poète enterré à Larache » (La Forêt de l’écriture, Fayard, 1997) donne une nouvelle définition de la « sainteté » du chantre du vol, de la trahison et de l’homosexualité. Vient enfin quelques lettres que Genet avait adressées à Juan.
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