Gueule d'ange. Tome 2 : Fred

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Plus sombre et plus rock’n’roll que jamais, ce second volet n’en est que plus addictif ! Succombez définitivement aux charmes de Fred !


Harcelé depuis plusieurs années par une fan, aujourd’hui Fred a peur : dans sa dernière lettre, voilà que cette folle menace directement Alice.

Depuis qu’il la connaît, il ne lui attire que des ennuis, à cette demoiselle. Ils n’appartiennent pas aux mêmes mondes. Et Fred a trop de fêlures, trop de démons enfouis au plus profond de lui. La meilleure chose à faire pour la protéger serait de la quitter.

Pourtant, il ne peut s’y résoudre. Cette fille, il l’a dans la peau. Son sourire, son regard, son corps, tout en elle l’obsède.


Mais à vouloir garder ses secrets pour lui, plus que leur relation, c’est Alice elle-même que Fred risque de mettre en danger.



Avis de lecteurs :

« Un livre vivant, rempli d’humour, d’amour et de suspens ! »

« Des personnages très attachants auxquels on s’identifie dès les premières lignes. On vit avec eux, on vit pour eux. Un roman qui nous tient en haleine du début à la fin. »

« Le tome 2 ? Un pur concert de rock ! »

Publié le : jeudi 1 janvier 2015
Lecture(s) : 48
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782955052754
Nombre de pages : 816
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Quand Fred a sorti de son sac une paire de grandes bottes Dr. Martens couleur bordeaux, je suis restée quelques secondes ahurie. Ça, ce n’était pas des chaussures de mec. J’ai regardé mon rockeur le cœur battant, n’osant pas vraiment y croire. Devant mon air effaré, il s’est approché de moi en me tendant les bottes. — J’avais pas besoin de deux paires, alors je me suis dit qu’un cadeau de moi à toi, ça te ferait peut-être plaisir. Et c’est plus sympa qu’un tee-shirt « I love London ». J’étais médusée, incapable de bouger. Des Dr. Martens ? Pour moi ? Waouh ! Au bout de quelques secondes, mon cerveau et mon corps ont enfin réussi à se reconnecter l’un à l’autre. J’ai secoué la tête et me suis emparée des bottes. — Merci, c’est… Je ne sais pas quoi dire en fait. J’ai recommencé à me mordiller les lèvres, mes joues rougissant à la fois de plaisir et de gêne. Fred s’est penché vers moi et a planté son magni-fique regard vert dans le mien. J’étais hypnotisée, complètement. — Dans ce cas, dis rien, demoiselle. Contente-toi de me rouler une pelle. Je lui ai sauté au cou et me suis mise à le dévorer de baisers, réfrénant mes envies terriblement pas sérieuses qu’il m’arrache mes vêtements et me fasse l’amour sauvagement. Rien qu’au souvenir de cette scène, j’en deviens humide, là, en bas. Plus d’une semaine que nous n’avons pas fait l’amour, je suis puissam-ment en manque. J’ai pu me passer sans problème de sexe durant deux ans et maintenant que je sors avec ma rock star, je ne supporte plus de vivre trois jours sans le sentir au moins une fois en moi. Franchement, c’est quoi ce bordel ?
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Je sors du métro. Dark Moon est en train de jouer un troisième mor-ceau en live. C’est une chanson rythmée, rageuse, qui s’intituleJe suis de ceux. À peine commence-t-il à chanter que la voix de Fred m’emporte loin, très loin. Je m’arrête pour mieux l’écouter, à côté de la grande fontaine qui jalonne la place de la Riponne. Nous sommes en novembre, il fait froid, mais la sublime voix de mon rockeur me réchauffe dans tout mon être. Je l’imagine parfaitement dans le studio de la radio, debout devant son public, la main sur le micro, lâchant ce qu’il a au fond des tripes.
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Si seulement tu pouvais deviner à quel point je t’aime, gueule d’ange. Je ferme les yeux, oubliant tout ce qui m’entoure. À cet instant précis, n’existe plus rien d’autre pour moi que cette voix grave, un peu cassée, appartenant au seul homme qui a jamais réussi à me faire chavirer. J’suis d’ceux qui n’savent pas oublier Pourtant, j’suis d’ceux qui n’peuvent plus parler Dans mon silence enragé, j’suis hargneux et acharné Mes parts d’ombres, j’veux m’les arracher Les envoyer en Enfer, les voir succomber J’suis d’ceux qui font partie des voyous, des rebelles J’suis plus un ange, j’ai perdu mes ailes On m’a dit que j’suis d’ceux qui se f’ront un jour la belle Qui tombent, s’relèvent et crient leur haine au ciel Un ange pour toujours déchu, perdu, irrationnel Un ange qui a perdu ses ailes. Il me l’a déjà sortie, celle-là. Qu’as-tu réellement perdu un jour, Fred ? À quoi correspondent ces ailes ? Quand accepteras-tu de me parler ? Plus j’écoute les chansons de Dark Moon et plus je réalise à quel point la plupart sont sombres, gardiennes d’un étrange secret dont seul leur auteur détient la clé : Frédéric Pelletier. Combien de fois ai-je tenté d’aborder le sujet avec lui ? Je ne compte plus. De temps à autre, il m’a avoué deux ou trois choses, mais ces mi-nuscules pièces de puzzle ne suffisent pas pour s’emboîter entre elles et donner une image du secret si bien enfoui au fond de lui. Cet homme a subi des violences dans son enfance. J’en suis persuadée. Mais je suis bien incapable de pouvoir expliquer ce qu’il s’est passé. Je m’imagine des coups, de la violence physique. Et comme chaque fois que j’y pense, j’ai mal pour lui. Je frissonne et tente de chasser les images de Fred, enfant, à la merci d’un adulte abusant de son autorité pour le frapper. Je secoue la tête et me reconnecte à la réalité. Si je continue à me faire submerger par mes pensées, je vais finir par être en retard. Je trace mon chemin jusqu’au palais de Rumine, vieux bâtiment abri-tant la bibliothèque, et gravis les marches deux par deux. Cela fait plu-sieurs jours qu’en pénétrant sur mon lieu de travail, je sens des regards étranges se poser sur moi. Depuis que Fred et moi sommes apparus enlacés dans les journaux et sur internet, j’ai l’impression que certaines personnes me reconnaissent et viennent à la bibliothèque uniquement pour m’observer, ou dans l’espoir que Fred apparaisse à son tour. En
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début de semaine, un homme a même eu le culot de venir me demander un autographe ! J’étais purement hallucinée. Mais dans quel monde ai-je atterri le jour où je suis tombée amoureuse de ma gueule d’ange ? Tout cela me dépasse complètement. Je ne par-viens toujours pas à réaliser à quel point mon homme et son groupe sont célèbres. Je crois qu’en fait je n’en prendrai conscience que le jour où je les verrai véritablement sur scène. Dans deux mois peut-être, si Fred me propose de les accompagner lors de leur concert à l’Arena de Genève, à la mi-janvier. Je l’espère de tout cœur, mais pour l’instant, il ne m’en a pas encore parlé. À regret, j’enlève mes écouteurs et rejoins mes collègues derrière le guichet de prêt. Une nouvelle journée de travail m’attend.
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Je tente désespérément de ranger le livreLes Misérables à sa place. L’étagère est haute ; moi, je suis petite et j’ai la flemme d’aller chercher l’échelle à l’autre bout de la bibliothèque. Je me hisse sur la pointe des pieds et tends le bras au maximum. Mais qui a eu l’idée de faire des armoires de rangement aussi élevées ? Un joueur de basket ? J’y suis presque, il ne me manque plus que quelques malheureux centimètres. Je m’allonge le plus possible en pestant à voix haute : — Foutu livre ! Tu vas rentrer à ta place, oui ! Deux bras s’enroulent alors autour de mes hanches, me soulevant brusquement du sol. Je tourne aussitôt la tête et pousse un hoquet de surprise. — La colère est rarement bonne conseillère, demoiselle, me glisse Fred dans un doux sourire. — Qu’est-ce que tu fais là ? — Ben, là je te porte pour que tu puisses ranger ton satané bouquin, et après j’espère qu’on pourra prendre cinq minutes pour se dire bonjour. Je souris comme une débile, dites-moi que je ne rêve pas ! Je m’empresse de remettre le livre de Victor Hugo en place, puis en-toure le cou de Fred qui me dépose délicatement par terre. Il jette un œil autour de lui pour vérifier que nous sommes bien seuls dans le rayon avant de m’embrasser. C’est doux, il sent bon. Je suis aux anges. Je resserre mon étreinte et me colle contre lui, ouvrant mes lèvres pour laisser ma langue venir titiller la sienne. À mon grand bonheur, il ne résiste pas. Il se met à respirer plus fort, me pousse contre l’étagère et son baiser devient sauvage. Et voilà ! Je sens mon string bleu marine s’humi-difier puissamment. J’ai envie de Fred, là, maintenant, tout de suite.
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