Héritage mortel

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Cécile a vingt ans et vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Rejetée par ses parents, trahie par son petit ami, elle part rejoindre sa grand-mère, la seule personne capable de la comprendre. Un périple solitaire commence, au cours duquel les rencontres vont se multiplier. Elle fera la connaissance de Rahan, camionneur, d’Isidore, « médium détective », du Légionnaire, violeur récidiviste. Une épopée qui se terminera au sommet du viaduc de Millau. Au bout du voyage, Cécile comprendra que sa grand-mère perpétue depuis longtemps une malédiction familiale. Il s'agira pour la jeune fille d'y mettre fin une fois pour toutes.
Publié le : samedi 7 février 2009
Lecture(s) : 154
EAN13 : 9782304028522
Nombre de pages : 229
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Titre
Héritage mortel
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Titre Pascal Lesur
Héritage mortel
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02852-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304028522 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02853-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304028539 (livre numérique)
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Cécile ouvrit les yeux. Depuis les interstices du volet, un rai de lumière lui taquinait le vi-sage. Ainsi donc, le sommeil avait eu raison de son excitation. Bien joué, mais un peu court : le réveil marquait à peine huit heures ! Autant dire l’aube, pour un dimanche… Pourtant, elle bon-dit hors du lit. Et se mordit les lèvres ! Il ne fallait surtout pas attirer l’attention ; sur-tout pas. Ni celle des parents, probablement dé-jà levés, ni celle de Zapata. Le Labrador vieillis-sant conservait une ouïe tout à fait honorable. Le moindre craquement du plancher lui ferait dresser l’oreille. Après, il tournerait en rond, la truffe en l’air, guettant impatiemment sa petite maîtresse. Non, non, il valait mieux marcher sur la pointe des pieds. La demoiselle mit le bout du nez hors de sa chambre. L’étage était désert. Ouf ! Du rez-de-chaussée montaient des cliquetis de couverts et de vaisselle… Les parents prenaient leur petit-déjeuner. Ils n’avaient rien entendu, ou alors ils
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s’en fichaient. Tant mieux. Pour une fois, leur indifférence avait du bon. Silence… Rien de suspect. Le verrou des toilettes claqua sèchement, comme d’habitude. On avait beau appuyer sur la porte, rien n’y faisait. Il avait été monté de travers une fois pour toutes. D’un geste, Cécile noua autour de sa taille le grand tee-shirtSnoopy qui lui servait de pyjama. Le frottement du tissu sur la peau s’entendait à des kilomètres. Pour ne rien arranger, l’abattant de chiottes fit un énorme « clang ! » quand elle posa ses fesses dessus. Bref, pour la discrétion, c’était raté. Mais elle pouvait – enfin – ouvrir la petite boîte en carton blanc qu’elle serrait dans sa main. C’était un emballage de la taille d’un tube de dentifrice, qui contenait deux longs sachets en aluminium, plus un mode d’emploi. D’ailleurs, ce carré de papier plié en six faisait un bruit insupportable. Il fallait le défroisser sans arrêt. Pour ne pas risquer de croiser une connais-sance, Mlle Cécile Poissard avait pris le bus 171 jusqu’au terminus, à Versailles ; marché une bonne demi-heure avant d’entrer dans une pharmacie discrète ; surveillé les clients du coin de l’œil, dans l’officine ; puis, quand ce fut son tour, elle avait chuchoté « Bonjour, je voudrais
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