Honni soit qui manigance

De
Publié par

Sur les hauteurs de Nice vit un couple (Chantal et Roger) sans problèmes avec leur fille Béatrice. Roger est contremaître dans une menuiserie ; Chantal et Béatrice sont bijoutières. Mais tout bascule le jour où Roger quitte sa famille pour une certaine Myriam. Quelques années passent et un matin un télégramme arrive chez Chantal disant que Roger a eu un accident, qu’il vient de sortir du coma et qu’il réclame son ex à son chevet, à l’hôpital de Lyon. Chantal ne voulant plus revoir Roger, même s’il est entre la vie et la mort, c’est sa fille Béatrice qui se propose d’aller voir son père. Voici donc Béatrice qui prend le premier train pour Lyon. Elle est accueillie à la gare de Lyon Perrache par un homme brandissant une pancarte où est écrit « Chantal ». Cet homme, c’est Jean, le chauffeur de la limousine dans laquelle Béatrice est poussée par un grand coup de pied dans le postérieur. Quand Béatrice arrive à l’intérieur de la limousine, on lui applique un tampon de chloroforme sur le visage et elle tombe dans un profond sommeil durant quelques heures. À son réveil, elle reprend lentement ses esprits et, dans un halo blanchâtre, elle croit reconnaître son père...

Clément Escher


Publié le : jeudi 9 avril 2015
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332910585
Nombre de pages : 50
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-91056-1

 

© Edilivre, 2016

Chapitre 1

« Maman, on a sonné, tu n’as pas entendu ? ».

« Non, j’étais au jardin ! »

Chantal Fournier et sa fille Béatrice habitent une villa cossue sur les hauteurs de Nice, à Saint-Jeannet, à la campagne, comme on dit au pays de Marcel Pagnol.

Il est 8 h 15 en ce vendredi 22 mai. Derrière la vitre translucide de la porte d’entrée, Chantal aperçoit un grand homme coiffé d’une casquette.

« Une lettre recommandée, m’dame !, veuillez signer ici » dit l’homme du haut de ses 1,90 m, vêtu de l’uniforme de la Poste.

Chantal, 50 ans, blonde aux yeux bleus et cheveux mi-longs, 1,65 m, de corpulence moyenne a une bijouterie à Nice, elle est divorcée depuis 5 ans. Sa fille Béatrice a 23 ans, brune aux yeux bruns, 1,70 m comme son père, mince et bijoutière comme sa maman.

Chantal a tout de suite une appréhension, une anxiété, une de celles que l’on ressent lorsqu’on reçoit une lettre de ce genre ou comme autrefois un télégramme. Après avoir signé le papier que lui tendait le facteur, le “Porteur de mauvaises nouvelles” et lui glissant une pièce de monnaie qu’elle avait cherchée au fond de son sac à main qui était juste à côté d’elle, nous vîmes celui-ci retourner ses talons après avoir jeté un coup d’œil furtif dans sa main, hausser discrètement ses épaules en pensant au pourboire ridicule par rapport à la richesse de la propriété.

Chantal ouvre fiévreusement la lettre :

« Chère Béatrice, ton père est gravement blessé dans un accident de voiture. Il est sorti du coma dans lequel il était plongé pendant huit jours, il est encore convalescent et vous réclame à son chevet !. Si ta maman veut t’accompagner, elle sera la bienvenue. Signé : Myriam ».

Chantal, d’une main tremblante tend la lettre recommandée à sa fille qui voit dans les yeux de sa maman une grande inquiétude. Après avoir lu elle aussi cette mauvaise nouvelle, elle prend sa maman dans ses bras en disant :

« Maman, nous devons aller voir papa ! ».

Chantal réfléchit un instant puis dit à sa chère Béatrice :

« Vas-y, moi je n’y vais pas, ton père m’a déjà fait assez de mal il y a quelques années ! Il n’a que ce qu’il mérite ! D’ailleurs la lettre est adressée à toi et je ne tiens pas à voir cette Myriam qui a brisé ma vie ! ».

Soudain Chantal voit défiler devant ses yeux toutes les années de bonheur qu’elle avait eu avec son ex-mari Roger, qui a 5 ans de plus qu’elle, contremaître dans une menuiserie et leur fille unique Béatrice qui grandissait et s’épanouissait dans une famille unie jusqu’au jour où tout bascula.

Ce jour-là, un dimanche comme les autres, au retour de l’église où nous allions souvent, Roger, sans que maman ne se soit douté de rien, pris son sac de sport en y jetant quelques vêtements et ses affaires de toilette en lançant qu’il reviendrait chercher le reste plus tard, en ma présence, alors que je n’avais que 14 ans, qu’il quittait maman car il en avait assez de faire semblant d’aimer encore maman, qu’il la trompait depuis un certain temps déjà avec une certaine Myriam et qu’il demandait le divorce ! Il ne nous a même pas embrassées avant de partir ! « Quel mufle ! » avais-je pensé à l’époque.

« Bon, ben… alors j’y vais toute seule, comme une grande ! » disais-je à ma maman.

Le lendemain matin après avoir commandé un taxi, j’embrasse longuement ma maman et je prends le train pour Lyon, ville dans laquelle vit mon père depuis qu’il a divorcé d’avec maman.

Après quelques heures de train, me voilà à la gare de Lyon Perrache. Je prends la direction de la sortie pour prendre un taxi, vu que c’est la première fois que je viens à Lyon et que je ne connais pas l’adresse qui m’avait été indiquée sur la lettre recommandée.

A peine avais-je fais quelques pas, un homme, en costume sombre et casquette, parmi les gens qui attendent les voyageurs, brandissait une pancarte où est écrit « Chantal-Béatrice ». Je me dirige vers lui en disant que je suis Béatrice. Il me dit de le suivre.

On arrive vers une limousine noire avec des vitres opaques noires...

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Or noir

de gallimard-jeunesse

Rhésus

de pol-editeur

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant