Ici ou ailleurs

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Nasdine, jeune beur fils de harki, part en vacances en Angleterre avec un ami. Il y rencontre, entre autres, Laurène, jeune Française de bonne famille, et ils vont s'aimer en cachette l'espace de quelques jours, avant d'être brutalement séparés. Plusieurs années plus tard, ils se retrouvent dans des circonstances inattendues, dans un tourbillon dramatique et mortel. Un roman moderne, où l'actualité parfois le pas sur la vie privée,où les banlieues et le terrorisme remplacent le romantisme auprès d'une jeunesse parfois déboussolée. Un thriller dynamique qui interpelle et peut choquer, sans temps mort,mais avec tout de même quelques clins d'oeil ironiques.
Publié le : vendredi 17 juin 2011
Lecture(s) : 131
EAN13 : 9782748166040
Nombre de pages : 429
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Bernard GROUSSET
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ROMANLe Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-6605-1 (livre numérique) ISBN 13: 9782748166057 (livre numérique) ISBN : 2-7481-6604-3 (livre imprimé) ISBN 13: 9782748166040 (livre imprimé)
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CHAPITRE I
Tout d’abord il pensa que les coups de sonnette, puis le tambourinement à sa porte étaient des éléments de son rêve, une musique qui résonnait et faisait vibrer son univers onirique ! Il était plus que probable que les libations et autres excès de la soirée et de la nuit précédentes y étaient pour quelque chose ! Voire pour beaucoup ! Mais après un moment il réalisa que le vacarme était extérieur à sa propre personne. Son esprit aborda les rives du conscient, et il ouvrit un œil. Il rassembla péniblement des bribes de compréhension, mais un point d’interrogation occupait toujours son cerveau. Mêlé à présent à un sentiment de colère de plus en plus fort ! Il ouvrit la bouche pour crier et une quinte de toux le plia en deux. Enfin il fut en état de répondre aux appels. – Assez ! Ça suffit, enfin ! Vous êtes fou ou quoi ! Merde alors ! Voilà, voilà, j’arrive ! « Bande de cons », se dit-il, furieux. Il regarda dehors, vit que le soleil était déjà haut dans le ciel, et que la journée s’annonçait fort belle. Puis il se dirigea vers la
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porte, grommelant toujours. Les visiteurs devaient avoir entendu sa réponse, car le rythme changea. – Ouvrez ! Police ! Ouvrez immédiatement ou nous enfonçons la porte ! Ouvrez, Nom de Dieu ! ! Il songea à l’éventualité d’une blague de ses amis. Un peu éculée, la blague ! Mais cela ne cadrait pas avec le ton de bouledogue qui traversait la porte. Une voix pareille, cela ne s’inventait pas ! Seul un flic hargneux, gentil pléonasme, pouvait jouer d’un tel organe. Son second sentiment fut l’interrogation. Il marqua un temps d’arrêt pour réfléchir. Si d’aventure il s’agissait bien d’une intrusion de la police, à quoi pouvait-elle bien être due ? Il avait arrêté les vols de mobylettes depuis des années, et ce n’était certainement pas les quelques grammes de cannabis qu’il possédait qui lui valaient un tel honneur ! Alors quoi ? Les copains délinquants, c’était terminé de même, depuis qu’il avait quitté la banlieue. Le plus simple, si en plus il tenait à sa porte, était à présent d’ouvrir. D’autant que la serrure donnait des signes de prochain renoncement ! Il ouvrit. Il ouvrit ! Ou plutôt il déverrouilla la serrure, et la poussée extérieure fit le reste. Il fut bousculé en arrière et se prit les pieds dans quelque chose. Trébuchant, il ne tomba pas, car il était en même temps saisi par quatre bras vigoureux. Il lui sembla qu’une foule pénétrait dans son appartement. Aucun doute maintenant sur la qualité de policiers des intrus ! Il demeura la tête contre un mur, les bras ramenés en arrière pendant que son appartement faisait l’objet d’une fouille complète. Il entrebâilla la bouche pour protester, mais la referma vite devant le visage menaçant du ci-devant flic qui l’immobilisait. Il entendit des voix jurer, dire qu’il
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