Il était une fois à... Bains-les-Bains

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Il était une fois à...Bains-les-Bains est un roman qui, bien qu’il ressemble à un conte onirique, est très ancré dans la réalité contemporaine. En effet, Bains-les-Bains est une station qui fait partie de la Chaîne Thermale du Soleil mais lorsque l’on pose la question « C’est où Bains-les-Bains ? » les gens ont tendance à formuler des réponses vagues. Pourtant la région gorgée d’eau réserve bien des surprises en particulier le bouillonnement de la vie, la naissance d’un amour entre un hydrogéologue et une ex-commissaire de police et la première apparition près de la source du Bagnerot d’une héroïne qui fera bientôt parler d’elle : Nancy Bergame...
Publié le : jeudi 13 juin 2013
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EAN13 : 9782332572844
Nombre de pages : 58
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ISBN numérique : 978-2-332-57282-0

 

© Edilivre, 2013

Du même auteur

Du même auteur :

• Phiphi Brèves d’enfance, témoignage, Edilivre, 2011.

• Ticket noir pour Taxi boy, policier, Edilivre, 2012.

Dédicace

 

À Minouche, mon amour.

Citation

 

C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde.

Paul Eluard

Avant-propos

Quand vous dites à quelqu’un que vous faites une cure à Bains-les-Bains, il vous demande aussitôt… Mais c’est où Bains-les-Bains ? Vous lui répondez, au sud de Nancy ou d’Epinal, dans les Vosges. Ah oui, Contrex, Vittel, je connais… Vous n’insistez pas. Pourtant, Bains-les-Bains fait partie de la Chaîne Thermale du soleil et des faits étranges s’y produisent… En fait, si Bains-les-Bains est l’un des lieux de cure en France où la santé s’améliore pour tout le monde, seulement quelques individus rajeunissent à vue d’œil. Quelques uns ? Pas tous ? Personne ne vous dira pourquoi. Il paraît qu’il faut être initié mais le secret serait bien gardé.

*
*       *

Taisen, curiste et maître Zen a une silhouette de jeune homme à quatre vingt ans passés. Depuis de nombreuses années, il vient faire une cure à Bains-les Bains tous les ans au mois de juin. Un soir, il aurait rencontré quelqu’un à l’hôtel du Parc qui lui aurait confié le fameux secret de cette magie blanche insolite. À partir de ce moment là il se serait mis à rajeunir beaucoup plus vite. Rassurez-vous il n’est pas retombé en enfance ni n’a remonté le temps. A-t-il plongé dans une eau chaude particulière où l’aurait conduit un être hors du commun ? A-t-il découvert un endroit magique où coule une source de jouvence ?

Des Balnéennes, des Balnéens et des curistes privilégiés ont-ils été initiés comme Taisen ? Ainsi, ils auraient oublié la crise, la folie du monde, les rivalités politiques, financières, sociales, sociétales, religieuses, ethniques, territoriales, la gauche et la droite, la gauche et la gauche, la droite et la droite, le centre et les extrêmes, le singulier et le pluriel, le féminin et le masculin, le plaisir et la douleur, le bien et le mal, l’amour et la haine, le commencement et la fin, la source et l’océan, la vie et le néant, le rêve et l’immortalité, l’ici bas et l’au delà, les rhumatismes, le cardio-vasculaire, l’infarctus… ? Non, ils n’ont rien oublié. Ils continuent de discuter, de se mesurer, de se disputer, de s’affronter, de se haïr, de réaliser, de se dépasser, de s’aimer, de réussir ou d’échouer, de vivre intensément quoi ! Ils vivent de l’air, du feu, de la terre, du bois, du métal mais surtout de l’eau de Bains-les-Bains qui les fait rajeunir pour la plupart… Lors des visites de contrôle, le corps médical, en particulier le Professeur, ne constate-t-il pas une métamorphose réelle chez certains patients épanouis et débordants de vitalité ?

Il était une fois à… Bains-les-Bains.

1

Maria Mazza et Antonio Bagneri sont nés en 1923, à Bagneri, petit bourg de montagne à neuf cent mètres d’altitude dans la province de Biella, au milieu de la vallée du torrent Elvo qui descend du mont Mars, dans le Piémont à l’extrême nord-ouest de l’Italie.

Leurs parents mènent la vie rude des montagnards. Les mamas s’occupent des animaux de la ferme, des taches ménagères, les pères charpentier et menuisier sont de solides gaillards qui ne ressemblent en rien à ces petits bourgeois de la ville séduits par la prise de pouvoir de Mussolini. La vie communautaire isolée dans la vallée a permis à ces deux familles solidaires dans l’adversité mais opposées politiquement d’élever leurs nombreux enfants avec amour et rigueur dans une ruralité joyeuse où le travail manuel bien fait permet de se forger un caractère passionné et bien trempé !

Durant leur petite enfance Maria et Antonio sont préservés de la violence de la prise de pouvoir du dictateur, des remous de l’affaire Matteotti, ignorent la majorité absolue au parlement obtenue frauduleusement et les « lois fascistisssimes » du ministre de la justice Rocco en 1925-1926 fondant un régime totalitaire.

Le noyau familial continue de vivre simplement en autarcie, leur descendance perpétue la même vie ou s’éloigne : études, travail, disparition, changement, engagement, déchirement, disputes, rivalité, mort. Certains reviendront, repartiront, s’installeront, adhéreront au régime, d’autres s’expatrieront…

Maria et Antonio se sont toujours connus. Jeux : au papa et à la maman, à la luge et au traîneau. Etudes : sur les bancs de l’école primaire. Sports : Ils ont parcouru la montagne, l’été parmi les fleurs, l’hiver en raquettes ou à ski. Après des années d’apprentissage honnêtes sans grande ambition Antonio devient menuisier avec son père, Maria étudie dans une école de commerce. Antonio refuse de devenir « un fils de la louve », puis « Balillas » et n’adhérera pas aux jeunesses fascistes. En fait, il est attiré par la résistance au régime dictatorial. La famille de Maria est nombreuse, et souscrit à certaines idées de Mussolini sur le travail, la famille, le nationalisme tout en se méfiant de l’Allemagne nazie. Bien que leurs familles respectives se divisent politiquement, Antonio et Maria ne sont pas dans la situation de Roméo et Juliette ! Un jour de juillet 1940, au bord du torrent, ils s’embrassent, s’allongent sur l’herbe à l’ombre d’un arbre, s’enlacent et jurent qu’ils s’aimeront toute la vie. Un amour intense est né dans ce pays où en surface, l’eau est partout et où dans les profondeurs deux plaques tectoniques se chevauchent et font quelquefois trembler la terre. Les parents les trouvent très jeunes et ils devront être patients et vieillir un peu !

En 1941, l’armée italienne est repoussée par les Grecs, défaite par les britanniques en Lybie. L’Italie de Mussolini est sauvée par l’Allemagne mais devient son vassal. Le régime fasciste s’affaiblit.

En 1942, les deux familles acceptent de fiancer Maria et Antonio. Ils sont heureux et travaillent avec courage pour assurer un enrichissement de leur propre famille…

L’année 1943 va être importante pour les deux amoureux. Le 24 juin, ils se marient avec le consentement de leurs parents et vont profiter de l’italianisation du Val d’Aoste pour disent-ils y faire leur voyage de noces ! Ils n’ont pas l’intention de revenir tout de suite à Bagneri… Ils quittent leur belle région de Biella avec quelques bagages et toutes leurs économies. Le frère ainé d’Antonio les conduit en voiture jusqu’à Ivrée où la Doire baltée s’étrangle dans un goulet et traverse cet amphithéâtre que forme l’amas des plus grandes moraines...

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