Il reviendra...

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Elle n'aimait pas le silence. Il avait un côté inquiétant et oppressant. Allongée sur son lit, elle aimait s'y lover les jours de vacances et week-ends pour les grasses matinées. De plus, les baldaquins rendaient les choses beaucoup plus féeriques. Telle une princesse déchue, elle aimait particulièrement s'y blottir afin de s'isoler, se faire la plus petite possible pour que le reste du monde puisse l'oublier. Pourtant devenir invisible lui était impossible. Mais aujourd'hui,c'était décidé, elle répondait à Raphaël! Raphaël...
Publié le : jeudi 21 juin 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748386721
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748386721
Nombre de pages : 356
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Margaux Taccoen
IL REVIENDRA…
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117540.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
Chapitre 1 À Amiens Le 31 juillet Victor, Je técris car je nai plus de nouvelle de toi. Alors ça y est ? Tu déménages et tu oublies tout ce quon a vécu ? Cest ça ton excuse. As-tu pensé aux conséquen-ces que cela aurait pour moi ? Malheureusement, je ne pense pas, tu es tellement égoïste quand tu veux Écrivit une jeune fille délaissée, à son petit ami qui venait de la quitter. Nayant plus de nouvelles depuis deux mois, cette jeune ado-lescente de dix-sept ans suppliait un jeune homme de dix-neuf ans.Je tai presque tout donné, et que fais-tu en échange ? Tu te sauves dès que loccasion se présente. Quas-tu dans ton cur ? Une pierre ! Par ta faute, je suis anéantie, mais comme tout, tu ten moques. Il ny a que ton petit bonheur indivi-dualiste qui compte. Alors, tu as obtenu ce que tu voulais ? Tu me répugnes Victor. Dire que je taimais et que je taime sans doute encore. Que les filles peuvent être naïves ! Javais placé tous mes espoirs en toi. Je te croyais différent des autres, que tu valais plus que nimporte quel garçon. Je me rends compte à présent que ce nest pas le cas et que tu es peut-être le pire de tous. Tu tes moqué de moi, et ensuite tu es parti. Je pensais tellement que notre relation était la meilleure, la plus belle et quelle pourrait être ainsi indéfiniment, mais tu as tout gâché. Je te hais Victor ! Maintenant que tout est clair, je souhaite ne plus jamais te revoir. Jai trop souffert par ta faute. Pourtant, si tu as un minimum destime ou de respect pour moi, jaimerais une réponse.
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Continua-t-elle naïve en espérant pouvoir toucher la conscience de Victor. Pourtant, elle-même doutait de son efficacité. Il était égo-centrique et peu importait lorsquil ne sagissait pas de lui. Alors, tenter de le faire culpabiliser nétait pas chose aisée. Pourtant, elle avait besoin de lui avouer ce quelle ressentait. Cétait une nécessité, un espoir, une envie de toucher ce cur si dur. Elle posa son crayon et relut la lettre, puis satisfaite, elle sécha ses larmes et descendit chercher un timbre et une enveloppe. Quand elle arriva dans la cuisine, elle vit sa mère occupée dans la cuisine. Cette femme, grande et encore belle malgré ses quarante-huit ans eut un regard désolé pour sa fille. La voir dans cet état lui était insupporta-ble. Elle avait été surprise en apprenant ce que Victor avait fait. Elle avait pourtant cru quil était sincère. Jusquici, ce don que toutes les mères possèdent ne lavait jamais trompé. Mais comme tout, il avait ses limites. Catherine ne savait plus quoi faire pour son enfant qui regardait dans le vide avec des yeux humides et gonflés par les larmes. Instantanément, elle savança et prit dans ses bras ce petit ange aux ailes coupées. Ce qui neut pour conséquence que de la faire pleurer de plus belle. Alors desserrant son étreinte, Catherine lui dit simple-ment :  Au malheur trop fort, il faut toujours un réconfort. Tu connais mon dicton, alors mon poussin mange un cookie. Je sais très bien ce que tu ressens et je sais à quel point cest dur, mais oublie ce garçon, ce nétait pas le bon.  Oui maman, mais cest dur à avaler. Je narrive pas à passer à autre chose. En y pensant, elle eut un hoquet et se remit à pleurer. Alors sa mère la reprit dans ses bras et lui dit :  Ça va aller poussin. Tu es mignonne. Tu trouveras quelquun qui te conviendra et qui te méritera. Mais avant tout, noublie pas que tu nas que dix-sept ans et toute la vie devant toi. Jaccepte le rôle de rabat-joie mais noublies pas tes études pour autant. Daccord ?  Oui maman, je le sais.  Allez, embrasse-moi chérie, ajouta Catherine en serrant davan-tage sa fille unique Un peu réconfortée, la jeune fille remonta dans sa chambre, relut une dernière fois la lettre, la mit dans lenveloppe, écrivit ladresse et
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au dos ajouta, « à ouvrir coûte que coûte ! » En laissant son adresse. Puis, elle descendit de nouveau, prit son vélo et alla à la poste la plus proche. Plutôt il la recevrait, et mieux ce serait. Ce quelle désirait le plus, cétait être enfin sûre que Victor et elle, cétait fini ! En moins de cinq minutes, elle était devant la poste et eut le mal-heur de voir le reflet de son visage dans la fenêtre. Ses yeux étaient énormes, et sa fine couche de mascara nétait plus quune longue trace sur son visage. Choquée, elle se moqua delle-même, puis cher-cha un mouchoir dans son manteau. Ayant arrangé sa figure comme elle put, elle entra dans le bâtiment et se dirigea vers le guichet le plus proche. Une grande femme, maigre et disproportionnée la regarda arriver à travers ses lunettes « années soixante ». Dun ton aigre qui se voulait accueillant, elle demanda :  Cest pour quoi ?  Jaimerais poster une lettre.  Cest dehors. Ah euh Merci, répondit-elle plutôt déboussolée par tant de rudesse. La jeune fille se dirigea dehors et vit en effet une boîte aux lettres. Mission accomplie, son cur se faisait plus léger et puis les cookies de sa mère lappelaient. Elle parvint à sourire.
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