Il sera une fois

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Véronique a tout perdu. Son mari l’a quittée pour toujours et sa fille est sur un lit d’hôpital sans grand espoir de guérison. Pourtant, tous les jours elle se rend au chevet de Mélissandre pour lui lire "La Princesse au petit pois". Alors qu’elle tente de retrouver un peu d’équilibre dans cette vie brisée, elle découvre dans son nouvel appartement le journal intime d’une ado révoltée, écrit douze ans plus tôt, jour pour jour. Croyant d’abord à une coïncidence, elle s’immisce dans l’univers de Déborah et réalise peu à peu qu’elle peut tout changer. Elle peut réécrire son histoire pour inventer une meilleure fin. Mais chacune de nos décisions a des conséquences irréversibles… Et vous, si vous pouviez changer une seule chose de votre passé, que feriez-vous?
Publié le : jeudi 2 février 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748376364
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748376364
Nombre de pages : 184
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Fanny Guignon
IL SERA UNE FOIS
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117272.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
À ma mère, Marie Claire, qui ma appris que lamour des personnes qui nous sont chères peut nous faire soulever des montagnes et quil faut croire en ses rêves pour les faire vivre. Je taime maman.
La mort est certaine, seul le moment nous est inconnu.
Alexandre Dumas
Un jour comme les autres Lundi 17 novembre 2008 7 h 18, cest la seconde fois que le réveil sonne, et pour la se-conde fois, je laisse tomber lourdement ma main dessus pour lui imposer silence. Je cherche linterrupteur de la lampe de chevet du bout des doigts et le trouve après quelques secondes dexploration. La lumière de la lampe diffuse une lumière douce et bleutée dans la chambre. Cette fois, il faut vraiment que je me lève, sinon je serai (en-core) en retard. Après une longue inspiration pour me donner du courage, je me lève dun bond et cherche mes pantoufles de la pointe des pieds, enfile mon gros gilet beige et me dirige vers la cuisine. Il fait frais dans la pièce et la fenêtre est couverte de buée sur laquelle je dessine un soleil. Jhabite cet appartement depuis moins de deux mois et, malgré lisolation qui laisse à désirer, le logement est plutôt agréable, dans une rue calme du centre-ville de Guéret, à dix minutes en voiture de mon travail et à cinq minutes de lhôpital, juste au-dessus de la pharmacie Jouandeau, au numéro 6 de la rue George Sand. Après un grand bol de café noir sans sucre, je me sens réveil-lée pour de bon et me hâte dans la salle deau. Vingt minutes plus tard, je suis prête et mautorise même un second bol de café. Je prends bien moins de temps quavant pour me préparer, il faut dire que je suis bien moins coquette depuis que je suis seule. Fini le brushing impeccable et les yeux maquillés comme
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une gazelle. Maintenant, à peine sortie de la douche, je brosse mes cheveux, les enroule et attache le tout avec une pince. Je prends mon écharpe, mes gants et mon manteau. Ce man-teau, cest Matthieu qui me la offert à Noël dernier. On se promenait tous les deux dans les rues de Montluçon, je métais arrêtée devant cette boutique dont jai oublié le nom pour ladmirer. Cest un caban en gabardine de coton beige, avec une ceinture à grosse boucle en métal couleur vieux bronze. Quel-ques semaines plus tard, il était dans un papier cadeau aux motifs de Noël sous le sapin artificiel qui trônait dans le salon. Jenroule mon écharpe plusieurs fois autour de mon cou et cherche mes bottes en cuir marron, achetées la veille en solde chez Eram, et les trouve après avoir fait un véritable carnage dans le petit meuble. Je les enfile promptement. Un dernier coup dil pour évaluer le chaos que je viens de mettre et je referme la porte, descends les deux étages en courant, man-quant de glisser à deux reprises. Ma voiture est stationnée à quelques mètres, dans la rue du Prat, que je parcours tout en cherchant mes clefs dans mon grand sac.  Où sont ces foutues clefs ! Je devrais me les greffer sur le front pour être sûre de ne pas les perdre. Un rapide regard à ma montre me confirme que je suis bel et bien en retard, je démarre sans attendre que le témoin de pré-chauffage de la voiture ne séteigne et mimagine Mathieu assis à mes côtés et fronçant les sourcils en disant : « Bon sang Véro, cest du diesel, laisse-la chauffer, tu vas finir par bousiller le moteur ! »
* * *
Quand je pousse la porte de lagence, il est 8 h 07  Véro, tes en retard !  Je sais !
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