Images, mes catins

De
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retouche à l'abandon
le fil de l'horizon
sur les rails qui s'écartent
en diabolo lance la terre vide

à quel temps revenir
l'heure n'a plus de porte

le ciel aux couleurs de tes robes
paraît se souvenir

Publié le : mercredi 10 novembre 1999
Lecture(s) : 20
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246567493
Nombre de pages : 158
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retouche à l’abattement
sable mer horizon
trois bandes d’un seul gris
le vent tisse le son
filé par les ennuis
la vie le temps l’éponge
devant le ciel assis
retouche à l’âge
mémoire au jardin fou
tes statues dorment sous les feuilles
la ronce au cou
retouche à l’aïeule
armoire où d’une odeur s’ouvre l’œil blanc
sous tant de nuits tremble une feuille
lettre d’amour où la mer bat
le roc entre les rocs
le nom entre les noms
retouche à l’allegro
élégie que lamente une amour indolente
toge levée l’arpège se présente
invente
retouche à l’amour
lèvres au bruit de la mer sous les barques
la nuit dormait auprès de moi
sa main sur le diadème des siècles
le rêve allait venait
telle l’idée de Dieu dans les bons jours
2
e retouche à l’amour
beauté qu’accompagnent les flûtes
au travers de mes villes
fille du haut désir
le jour s’oublie dans les bassins de marbre
au croisement de routes en fusain
le blanc d’une fenêtre est le pardon d’un meurtre
retouche à l’armistice
la paix à l’abreuvoir du ciel
a mené sa monture
les forêts à genoux
serrées dans un murmure
retouche à l’attente
unique fleur de la terre promise
retouche à l’aube
demi-levée sur le panorama
la lumière en éveil
un coude au creux des draps
boit le lait de la nue dans sa coupe de terre
une alouette dans sa tache aveugle
retouche à l’automne
bourré de son le ciel est sa poupée
manque une jambe et n’a qu’un œil
en sort un fil
où l’hirondelle une à l’autre s’assemble
pour un collier de deuil
retouche à l’avenir
sur sa croupe en attente
passé plus cabré qu’étalon
l’aveugle instant dirige ta saillie
retouche à la beauté
des rocs au fil de la mémoire
retiennent un instant de fragiles noyées
au lavoir de l’oubli le ciel est à genoux
retouche à la bienfaisance
renvoyée par la flaque
au carreau du droguiste
la fleur coupée du ciel
dans les grès de la ville haute
reste la reine des remèdes
heureuse l’on dirait
la pluie se sauve
tirant à longs plis clairs sa robe facétieuse
retouche au bonheur
fleur sèche entre les pages
le soleil glisse
l’été lit grand ouvert son livre à la peau souple
près de la mer fermée
retouche au bout de la langue
intempérie de la mémoire
averse au bruit de char funèbre
nous tenons le cordon
sans retrouver le nom
du mort en bout de laisse
retouche au cap
soleil à l’orgue en marbre des colonnes
le temps reprend ses vieilles noces
avec les ombres toujours jeunes
la mer n’est qu’une seule barque peinte
tirée par un oiseau
elle attend les épouses
retouche au cauchemar
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