Indépendance Cha Cha

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Indépendance Cha Cha, la chanson d’espoir des Congolais de 1960, le tube des Afriques indépendantes. Pour nous les blancs, cette joie signifiait, mais nous ne le savions pas encore, notre fuite vers l’Europe. J’avais neuf ans.

Toute ma vie, par la suite, j’ai voulu écarter de mes pensées ce Congo rebaptisé Zaïre par Mobutu, le dictateur, puis République Démocratique du Congo par Laurent-Désiré Kabila, le libérateur. Mais je savais que je retrouverais ma terre natale. Un jour, Médecins Sans Frontière me suggéra de réaliser un reportage à propos de l’ouverture d’un poste médical d’urgence au Kivu, à l’est du pays. J’ai sauté le pas.

J’ai parcouru deux mille kilomètres à travers les brousses et les montagnes, les rues dévastées des grandes villes. A la recherche de mes souvenirs, des odeurs, des couleurs de mon enfance. J’ai trouvé plus fort, finalement : le Congo d’aujourd’hui, où mon passé, celui des miens, s’est fondu dans l’extraordinaire énergie d’un peuple debout. Si différent des images convenues, des vains débats entre responsabilité coloniale et culpabilité. Je vivais mes retrouvailles avec un pays inconnu, le Congo qui est mien aussi.
A.V.
Publié le : mercredi 28 février 2007
Lecture(s) : 45
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213658452
Nombre de pages : 306
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Indépendance Cha Cha, la chanson d’espoir des Congolais de 1960, le tube des Afriques indépendantes. Pour nous les blancs, cette joie signifiait, mais nous ne le savions pas encore, notre fuite vers l’Europe. J’avais neuf ans.

Toute ma vie, par la suite, j’ai voulu écarter de mes pensées ce Congo rebaptisé Zaïre par Mobutu, le dictateur, puis République Démocratique du Congo par Laurent-Désiré Kabila, le libérateur. Mais je savais que je retrouverais ma terre natale. Un jour, Médecins Sans Frontière me suggéra de réaliser un reportage à propos de l’ouverture d’un poste médical d’urgence au Kivu, à l’est du pays. J’ai sauté le pas.

J’ai parcouru deux mille kilomètres à travers les brousses et les montagnes, les rues dévastées des grandes villes. A la recherche de mes souvenirs, des odeurs, des couleurs de mon enfance. J’ai trouvé plus fort, finalement : le Congo d’aujourd’hui, où mon passé, celui des miens, s’est fondu dans l’extraordinaire énergie d’un peuple debout. Si différent des images convenues, des vains débats entre responsabilité coloniale et culpabilité. Je vivais mes retrouvailles avec un pays inconnu, le Congo qui est mien aussi.
A.V.
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