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IrisIsabelle Deschouwer
Iris
ROMAN' manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-1181-8 (pourle fichiernumØrique)
ISBN: 2-7481-1180-X (pourlelivreimprimØ)Avertissement de l Øditeur
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sont indissociables de la primeur dune telle dØcouverte.
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’ à àIPar une nuit d’ØtØ chaude, Iris partit à cheval le
long des sentiers de la forŒt. Elle aimait chevaucher
à vive allure, les cheveux noirs comme la nuit allØ-
gØeparlevent. Lesgensdormaientetilyfaisaitas-
sez tranquilles à part quelques oiseaux qui papillon-
naient. Le ciel Øtait rempli d Øtoiles.
Elle aper ut un cavalier au loin.
« Adrien ! Cria-t elledu hautdeson cheval. »
Il nel entendit pas. Elleserapprocha etlui fit un
signedelamain. Enfin,illavit. ElleaimaitAdrien,
il Øtait comique et la faisait souvent rire.
Il la vit et descendit de son cheval, l embrassant
tendrement. Si son frŁre les voyait, il serait fou de
rage : Il faut rester chaste pour le mariage et ne pas
frØquenter avant les fian ailles
Elle fait bien entendu ce qu elle veut.
« Tu as ramenØ beaucoup de faisans ? » Lui de-
manda t elle.
« Non, rien. J ai fait une reconnaissance pour
la course de demain. Tu viendras m admirer ? »
Interrogea t il.
«HØlas,non. MonfrŁreJeanvarentrercettenuit
et je ne pourrai donc pas me libØrer pour demain.
Nousdevonspara t-ill Øcouter. Ilnousraconterason
voyage enGrŁce. Je n enai vraimentpasenvie.»
« Je comprends, et je penserai à toi de tout mon
c ur. »
Ils se regardaient dans les yeux langoureusement
mais sans oser se toucher.
« Je ne tiendrai pas trŁs longtemps, Iris. » Dit-il
en faisant une mine contrite.
9Iris
«Parled’abord monpŁreou monfrŁreet
on verra aprŁs. Mais il faut qu ils soient au moins
avertis de notre relation. »
«Ets’ils neveulent pas ? Tusaisque ma famille
n a pas beaucoup d argent ! Tu viens d une grande
famille. » Observa Adrien, septique.
« Et bien, je te verrai tout de mŒme, et l’argent
compte moins que l’amour pour moi. Dit-elle d un
ton sans rØplique.
Promenons-nous un peu ensemble jusque chez
toi. »
Ils se promenŁrent l un prŁs de l autre. Ils ai-
maientŒtreensemble,ilsn avaientpasbesoindepar-
ler pour se comprendre l un et l autre. Il Øtait temps
qu Adrien se dØclare, car cela faisait dØj trois mois
qu ils se frØquentaient.
ArrivØs à l Øcurie du Manoir, ils descendirent de
chevalet donnŁrentles rennesau gar on d Øcurie.
Elle entendait une voix dØsagrØable d homme au
loin, sßrement son frŁre.
« Vite, il faut que je parte avant qu il nous voie.
Reviens demain au coucher du soleil… »
Et elle partit avant d avoir entendu la rØponse de
sonbienaimØ. Ellecourutdanslademeurerejoindre
sa chambre. Elle sonna sa domestique pour qu elle
l aideàsedØshabilleretàenfilersachemisedenuit.
«Lisbeth,prendmonpeigneetmabrossepourme
coiffer. »
« Mademoiselle a encore trop galopØ, sa coiffure
est tout ØbouriffØe. Je vais encore avoir un mal de
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