J'ai toujours ton cœur avec moi

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Phénix excentrique tant de fois ressurgi de ses cendres, Siggý n’est plus. Elle qui n’a jamais été là pour personne a légué à sa fille Hildur son mal étrange et une petite maison jaune sur l’île de Flatey.
Une lettre de sa mère pour seul viatique, Hildur s’embarque vers ce point minuscule perdu dans l’océan. Avec pour ange tutélaire l’homme aux yeux vairons. Et une foule de souvenirs sans pareils – les extravagances de Siggý et de son voisin Kafka, les mantras de grand-mère Láretta contre les idées noires, l’appel des phoques sacrés ou les fantômes de la rue Klapparstígur... Qui tous portent la promesse d'une singulière renaissance.
Comme une consolation venue d’ailleurs, J’ai toujours ton cœur avec moi est la belle chronique de ces quelques jours sans boussole – mélancolique, insolite et décalée. Soffía Bjarnadóttir a grandi à Reykjavík. J’ai toujours ton cœur avec moi est son premier roman – délicieusement décentré et miraculeusement juste.
Publié le : jeudi 7 janvier 2016
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782843047671
Nombre de pages : 144
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couverture

PRÉSENTATION

DE J’AI TOUJOURS

TON COEUR AVEC MOI


 

Phénix excentrique tant de fois ressurgi de ses cendres, Siggý n’est plus. Elle qui n’a jamais été là pour personne a légué à sa fille Hildur son mal étrange et une petite maison jaune sur l’île de Flatey.

 

Une lettre de sa mère pour seul viatique, Hildur s’embarque vers ce point minuscule perdu dans l’océan. Avec pour ange tutélaire l’homme aux yeux vairons. Et une foule de souvenirs sans pareils – les extravagances de Siggý et de son voisin Kafka, les mantras de grand-mère Láretta contre les idées noires, l’appel des phoques sacrés ou les fantômes de la rue Klapparstígur… Qui tous portent la promesse d’une singulière renaissance.

 

Comme une consolation venue d’ailleurs, J’ai toujours ton cœur avec moi est la belle chronique de ces quelques jours sans boussole – mélancolique, insolite et décalée.

 

Pour en savoir plus sur Soffía Bjarnadóttir ou J’ai toujours ton cœur avec moi, n’hésitez pas à vous rendre sur notre site www.zulma.fr.

PRÉSENTATION

DE L’AUTEUR


 

Soffía Bjarnadóttir a grandi à Reykjavík. J’ai toujours ton cœur avec moi est son premier roman – délicieusement décentré et miraculeusement juste.

 

Pour en savoir plus sur Soffía Bjarnadóttir ou J’ai toujours ton cœur avec moi, n’hésitez pas à vous rendre sur notre site www.zulma.fr.

PRÉSENTATION

DES ÉDITIONS ZULMA


 

Être éditeur, c’est avant tout accueillir des auteurs inspirés et sans concessions — avec une porte grand ouverte sur les littératures vivantes du monde entier. Au rythme de douze nouveautés par an, Zulma s’impose le seul critère valable : être amoureux du texte qu’il faudra défendre. Car il s’agit de s’émouvoir, comprendre, s’interroger — bref, se passionner, toujours.

 

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COPYRIGHT

 
 

La couverture de J’ai toujours ton cœur avec moi,

de Soffía Bjarnadóttir, a été créée par David Pearson.

 

Titre original : Segulskekkja

 

© Soffía Bjarnadóttir, 2014.

© Zulma, 2016, pour la présente traduction.

Published by agreement with Forlagið, www.forlagid.is

 

ISBN : 978-2-84304-767-1

 

Ce livre numérique, destiné à un usage personnel, est pourvu d’un tatouage numérique. Il ne peut être diffusé, reproduit ou dupliqué d’aucune manière que ce soit, à l’exception d’extraits à destination d’articles ou de comptes rendus.

 

 

Le format ePub a été préparé par Isako www.isako.com à partir de l’édition papier du même ouvrage.

 

 

SOFFÍA BJARNADÓTTIR

 

 

JAI TOUJOURS TON

CŒUR AVEC MOI

 

 

roman traduit de l’islandais

par Jean-Christophe Salaün

 

 

ÉDITIONS ZULMA

 

 

 
 

« La Mère de la Création est aussi la Mère de la Mort et vice versa. À cause de cette nature duale, ou de cette tâche double, nous avons devant nous un labeur d’importance : apprendre à déterminer ce qui, autour de nous, en nous et à notre propos doit vivre ou mourir. Il nous faut permettre de mourir à ce qui doit mourir, permettre de vivre à ce qui doit vivre. »

 

CLARISSA PINKOLA ESTÉS,

Femmes qui courent avec les loups, Histoires et mythes de la femme sauvage.

1

 

Lorsque Siggý est morte, j’ai eu envie de réclamer ses yeux à l’entrepreneur des pompes funèbres. Je me demandais si l’on pouvait hériter d’une paire d’yeux. S’il était courant que les proches du défunt réclament leurs organes favoris. J’imagine ses pupilles qui me fixent effrontément depuis l’au-delà. Je n’ai toutefois jamais formulé cette requête et, avant que j’aie eu le temps de dire ouf, Siggý était redevenue poussière. Ses yeux, des étoiles dans un ciel de ténèbres.

 

C’est ici, au cœur du Breidafjördur, que me revient l’hiver des lombrics. J’ignore s’il s’agit de mon histoire ou de celle de Siggý. Aucune importance, chaque vague de sel aspergeant le pont me rapproche d’elle. J’ai un jour vécu au 16 de la rue Klapparstígur, seule avec des canaris qui me tapaient allègrement sur le système. C’était en 1999, et Siggý avait perdu le nord. Quant à moi, je baignais dans une dépression profonde, le monde devenait flou et les jours se délitaient. Je partageais une cuisine avec une famille du rez-de-chaussée, les toilettes avec un jeune musicien qui se nourrissait exclusivement de joints et un officier SS qui vivait en face de chez moi. Ce dernier ne disait jamais bonjour, préférant serrer les dents et claquer des talons lorsqu’on le saluait. Ce fut l’un des pires hivers de mon existence. Mes voisins tombaient comme des mouches, victimes de maux divers. On en avait retrouvé dans des caves du quartier, dans leur baignoire, dans leur jardin – l’un mourut même sans cause apparente, assis sur un banc entre la statue de Jónas Hallgrímsson et un parterre de fleurs, dans le parc du kiosque à musique. Les nouveaux arrivants emménageaient sans crainte dans l’immeuble de la rue Klapparstígur, mais la faucheuse se manifestait aussitôt, les emplissant d’un profond désir de mort. Ce désir vit en chacun de nous, nul besoin de s’en effrayer – pas plus que de le laisser gouverner notre quotidien. Or voilà que des individus n’ayant jamais, ne fût-ce qu’un instant, songé à leur propre mortalité, se mettaient à rêver à la mort comme si c’était la seule source d’amour au monde. Nous étions en novembre, il faisait froid et sale dehors, presque tous les étages de l’immeuble étaient peuplés de fantômes. En particulier les combles, où je traînais mes guêtres. On ne pouvait faire un pas sans se cogner à un mort, et pas vraiment du genre joyeux – rien d’étonnant vu l’état de leur dernière demeure. Je ne les voyais pas, mais je sentais leur présence et leur incessant va-et-vient. C’était insupportable. Quand les canaris se taisaient, c’était cette bande d’ectoplasmes qui, comme dans un cauchemar, hantait mon appartement. Aucun moyen d’avoir la paix avec ces exigeantes créatures invisibles, pas même aux toilettes que je partageais avec l’officier SS. J’avais donc à cette époque bien des sources de tourment. Il y avait le monde des lombrics, et aussi la désillusion. Cet hiver-là, la réalité se mua en désillusion.

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Dernières parutions

 

ANJANA APPACHANA

L’Année des secrets

traduit de l’anglais (Inde)

par Catherine Richard

 

Le fantôme de la barsati

traduit de l’anglais (Inde)

par Alain Porte

 

VANESSA BARBARA

Les Nuits de laitue

traduit du portugais (Brésil)

par Dominique Nédellec

 

BENNY BARBASH

Little Big Bang

Monsieur Sapiro

My First Sony

traduits de l’hébreu

par Dominique Rotermund

 

VAIKOM MUHAMMAD BASHEER

Grand-père avait un éléphant

La Lettre d’amour

traduits du malayalam (Inde)

par Dominique Vitalyos

 

BERGSVEINN BIRGISSON

La Lettre à Helga

traduit de l’islandais

par Catherine Eyjólfsson

 

SOFFÍA BJARNADÓTTIR

J’ai toujours ton cœur avec moi

traduit de l’islandais

par Jean-Christophe Salaün

 

JEAN-MARIE BLAS DE ROBLÈS

Là où les tigres sont chez eux

L’Échiquier de Saint-Louis

L’Île du Point Némo

 

GEORGES-OLIVIER CHÂTEAUREYNAUD

Zinzolins et nacarats

 

CHANTAL CREUSOT

Mai en automne

 

BOUBACAR BORIS DIOP

Murambi, le livre des ossements

 

EUN HEE-KYUNG

Les Beaux Amants

traduit du coréen

par Lee Hye-young et Pierrick Micottis

 

PASCAL GARNIER

Cartons

Comment va la douleur ?

Le Grand Loin

Les Hauts du Bas

Lune captive dans un œil mort

La Place du mort

La Solution Esquimau

La Théorie du panda

Trop près du bord

 

HUBERT HADDAD

La Cène

Géométrie d’un rêve

Opium Poppy

Palestine

Le Peintre d’éventail

Théorie de la vilaine petite fille

L’Univers

Meurtre sur l’île des marins fidèles

Un rêve de glace

Corps désirable

 

HAN KANG

Les Chiens au soleil couchant

traduit du coréen sous la direction

de Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

 

HWANG SOK-YONG

Shim Chong, fille vendue

traduit du coréen

par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

 

KOFFI KWAHULÉ

Nouvel an chinois

 

GERT LEDIG

Sous les bombes

traduit de l’allemand

par Cécile Wajsbrot

 

LEE SEUNG-U

La vie rêvée des plantes

traduit du coréen

par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

 

ANDRI SNÆR MAGNASON

LoveStar

traduit de l’islandais

par Eric Boury

 

MARCUS MALTE

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Musher

La Part des chiens

 

DANIEL MORVAN

Lucia Antonia, funambule

 

R. K. NARAYAN

Le Guide et la Danseuse

traduit de l’anglais (Inde)

par Anne-Cécile Padoux

 

Le Magicien de la finance

traduit de l’anglais (Inde)

par Dominique Vitalyos

 

AUÐUR AVA ÓLAFSDÓTTIR

L’Embellie

L’Exception

Rosa candida

traduits de l’islandais

par Catherine Eyjólfsson

 

MAKENZY ORCEL

L’Ombre animale

 

NII AYIKWEI PARKES

Notre quelque part

traduit de l’anglais (Ghana)

par Sika Fakambi

 

RICARDO PIGLIA

Argent brûlé

traduit de l’espagnol (Argentine)

par François-Michel Durazzo

 

ZOYÂ PIRZÂD

L’Appartement

C’est moi qui éteins les lumières

On s’y fera

Un jour avant Pâques

traduits du persan (Iran)

par Christophe Balaÿ

 

ENRIQUE SERPA

Contrebande

traduit de l’espagnol (Cuba)

par Claude Fell

 

RABINDRANATH TAGORE

Chârulatâ

Kumudini

Quatre chapitres

traduits du bengali (Inde)

par France Bhattacharya

 

INGRID THOBOIS

Sollicciano

 

DAVID TOSCANA

L’Armée illuminée

El último lector

Un train pour Tula

traduits de l’espagnol (Mexique)

par François-Michel Durazzo

 

ABDOURAHMAN A. WABERI

La Divine Chanson

 

BENJAMIN WOOD

Le Complexe d’Eden Bellwether

traduit de l’anglais (Royaume-Uni)

par Renaud Morin

 

Les Kâma-sûtra

suivis de l’Anangaranga

traduit du sanskrit par Jean Papin

 

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BARZOU ABDOURAZZOQOV

Huit monologues de femmes

traduit du russe (Tadjikistan)

par Stéphane A. Dudoignon

 

AMBAI

De haute lutte

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PIERRE ALBERT-BIROT

Mon ami Kronos

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ANJANA APPACHANA

L’Année des secrets

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Mes seuls dieux

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VANESSA BARBARA

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BENNY BARBASH

Little Big Bang

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VAIKOM MUHAMMAD BASHEER

Grand-père avait un éléphant

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DOMINIQUE BATRAVILLE

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Cargo mélancolie

 

BERGSVEINN BIRGISSON

La Lettre à Helga

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J’ai toujours ton cœur avec moi

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JEAN-MARIE BLAS DE ROBLÈS

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La Mémoire de riz

La Montagne de minuit

 

EILEEN CHANG

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GEORGES-OLIVIER CHÂTEAUREYNAUD

Le Jardin dans l’île

Singe savant tabassé par deux clowns

 

ANNIE COHEN

L’Alfa Romeo

 

CHANTAL CREUSOT

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MAURICE DEKOBRA

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RENÉ DEPESTRE

Popa Singer

 

BOUBACAR BORIS DIOP

Murambi, le livre des ossements

 

EUN HEE-KYUNG

Les Boîtes de ma femme

traduit du coréen

par Lee Hye-young et Pierrick Micottis

 

PASCAL GARNIER

Comment va la douleur ?

L’A26

La Solution Esquimau

La Théorie du panda

Lune captive dans un œil mort

Cartons

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Nul n’est à l’abri du succès

 

GUO SONGFEN

Récit de lune

traduit du chinois (Taiwan)

par Marie Laureillard

 

HUBERT HADDAD

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