J'y suis j'y reste

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Depuis le décès de sa femme Laurence, Dimitri a perdu le goût de la vie et renié tout ce qu'il avait construit : une carrière de chanteur à succès dans les années 80, son public, la scène, les médias. Désormais reclus et misanthrope, il regarde passer sa vie sans avoir jamais fait le deuil de Laurence, au grand dam de ses amis qui ne supportent plus de le voir ainsi végéter. Jusqu'au jour où, à la faveur d'un séjour de Dimitri au Pérou, ils décident d'orchestrer un canular dans son dos. Mais ce qui n'était qu'une blague potache va bientôt prendre des proportions qu'ils n'auraient jamais imaginées. Les voilà maintenant dépassés par les évènements et par un Dimitri qu'ils ne reconnaissent plus. Ont-ils été trop loin ?
Publié le : jeudi 12 février 2009
Lecture(s) : 143
EAN13 : 9782304029321
Nombre de pages : 368
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Titre
J'y suis j'y reste
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Titre Didier Pezant
J'y suis j'y reste
Roman
5 Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02932-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304029321 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02933-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304029338 (livre numérique)
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J’y suis j’y reste
Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien, Sans idéologie, discours ou baratin, On vous promettra pas les toujours du grand soir, Mais juste pour l’hiver, à manger et à boire (Les enfoirés – les Restos du Cœur – Janvier 1986) Le petit studio d’enregistrement était comble. Tout était en place. Les amis de Coluche avaient répondu favorablement à son invitation et les répétitions s’étaient bien déroulées. L’heure était venue d’effectuer la dernière prise, l’enregistrement destiné au clip vidéo qui allait être diffusé en boucle sur toutes les chaînes de télévision pour promouvoir l’opération orches-trée par Coluche. Les caméras étaient prêtes. Marc était aux manettes, à la prise de son. Il n’avait pas parti-cipé activement à la création du single, mais su-pervisait les choses de loin, assis derrière la vitre du studio, écrasant cigarette sur cigarette. Il ef-fectua les dernières balances et réglages du son. De l’autre côté, les artistes se préparaient, cer-tains buvaient du café, d’autres relisaient leur texte, ils discutaient et rigolaient. L’ambiance
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Didier Pezant
était à la fête, on sentait qu’ils étaient heureux de se retrouver ensemble. Et puis Coluche leur faisait un sketch, comme toujours, ce qui avait le don de détendre l’atmosphère. Voilà. Tout le monde était prêt. Jean-Jacques rameuta ses troupes, on pouvait lancer la musi-que. Le voyant rouge des caméras s’alluma, l’enregistrement commença. Coluche récita l’intro de la chanson. En fond sonore, la musique de l’hymne des Restos du Cœur résonna. C’était un moment clé de la scène musicale, mais également de la société française, qui allait à jamais bouleverser la donne de l’action humanitaire. Les stars qui comptaient avaient répondu présent lorsque Coluche les avait approchées. De Goldman à Drucker, d’Yves Montant à Nathalie Baye en passant par Catherine Deneuve et Platini, tous avaient accepté de prêter leur voix à ce projet, parfois en ne posant rien qu’une phrase sur un microphone portatif. Et tous désormais appa-raîtraient maintenant sur le clip pour la postéri-té. Tous sauf un… Antoine entra discrètement dans le studio et s’approcha de Marc, s’asseyant sur le siège resté vide à côté de lui. Marc, casque vissé sur les oreilles, ne l’avait pas remarqué. Silencieuse-ment, Antoine observait avec attention le dé-roulement de l’enregistrement. Il ne voulait pas manquer un seul instant de cet évènement. Il
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