Journal d'un sein

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Ce journal raconte avec chaleur, au jour le jour, la relation entretenue avec un nouveau partenaire qui s’est introduit dans la vie de l’auteur, en l’occurrence un cancer.

Le lecteur dévorera ces pages où l’humour sans détour de Béatrice Maillard-Chaulin devient un indispensable adjuvant à la chimiothérapie. Au fil des jours, cette lutte contre l’intrus se transformera en un combat collectif. Ils gagneront, ils seront les champions, Béatrice et l’équipe de l’Institut Curie, François, Garrus le chien et tous leurs copains. Cette histoire est une histoire d’amour. Et l’amour ne chipote pas sur la part qui revient à chacun. Chimio ou alchimie de nos petits plaisirs ? On ne détaille pas le triomphe d’une équipe. Il n’y a pas de miracle, mais un secret que Béatrice Maillard-Chaulin nous fait partager dans ce livre tonique comme un éclat de rire : face à la maladie, la plus infime occasion de bonheur est la plus ferme des planches de salut. Un texte exemplaire.

En France, une femme sur neuf est ou sera atteinte d’un cancer du sein. Le moral est, on le sait maintenant, un élément important dans le processus de la guérison. Un tel témoignage pourra se révéler une grande aide pour toutes les personnes confrontées à cette maladie, qu’il s’agisse de la malade elle-même ou de son entourage. Il raconte avec des mots simples comment l’angoisse a dû laisser sa place à la joie de vivre, comment la malade, avec un peu d’aide, a pu reprendre le contrôle de l’embarcation. Ce récit permettra à celui ou à celle qui pourrait, un jour, être touché par cette maladie de l’aborder avec moins d’appréhension et certainement plus de sérénité.
Publié le : lundi 1 mars 1999
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782368000250
Nombre de pages : 200
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Extrait



PRÉFACE

« Il y a quand même une chose qui compte dans la vie, c'est de ne pas être battu. »
André Malraux

Il faut lire ce livre.

En 1981, Michel Barnier et moi-même décidons d'obtenir la venue des Jeux Olympiques en Savoie, et en 1992, neuf ans plus tard, avec vingt-quatre mille autres, nous organisons effectivement les Jeux Olympiques en Savoie.
Parmi ces vingt-quatre mille personnes, il y a Béatrice Maillard !
Être reconnue parmi un si grand nombre, ce n'est déjà pas si facile à faire !
Béatrice est une belle personne, mais surtout « inimpressionnable ». Ce mot n'est pas dans le dictionnaire et, donc, je me permets de le lui offrir, car il lui va bien. Elle l'a été pendant ce travail d'Hercule. Aujourd'hui, elle écrit le livre de la lutte contre un adversaire invisible, en le traitant avec des armes bien à elle, qu'il ne connaît pas vraiment, il sera surpris.

Ce qui la contrarie en ce moment est beaucoup plus délicat que de réussir des Jeux Olympiques et, là, elle devrait me reconnaître « dans le texte », j'ai envie de lui dire, pas à elle, Béatrice, mais au cancer qui l'occupe aujourd'hui : « Fais gaffe, toi, car c'est une coriace. Elle possède des armes que tu ne connais pas bien ».
L'humour, bien sûr, qui sait faire beaucoup, voire presque tout (je l'ai vu déplacer des montagnes), la générosité, l'écoute et l'aide aux autres, la féminité et puis l'Amour. L'amour de la vie (pas de raison que ça s'arrête). L'amour du combat, « il existe ce combat, je m'en occupe » (du Maillard dans le texte).

J'écris cette préface avec le sentiment de faire partie du commando qui, de près ou de loin, forme sa garde rapprochée et qui lui permet, à cette Béatrice que nous aimons jours après jours, que ceux-ci soient bons ou moins bons, de construire l'avenir.
Tout cela est dans ce drôle de livre drôle, où les larmes, lorsqu'elles coulent, sèchent toujours sur des lèvres rieuses. Vraiment, je vous demande de le lire. C'est une leçon parfaitement inhabituelle pour un somptueux combat.
Béatrice, il ne faut rien faire comme les autres, n'est-ce pas ?

Je vous embrasse,
Jean-Claude
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