Juste au cas où...

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Lisa habite une petite commune de la banlieue parisienne où elle enseigne, et mène une existence en apparence tranquille. Mais des évènements impromptus vont venir bouleverser le cours de son existence et l'obliger à s'extraire de sa léthargie. Alors qu'elle s'apprête à fêter ses quarante ans, sa rencontre fortuite avec Greg va lui ouvrir des horizons insoupçonnés et merveilleux. C'est un chant d'amour que lance Lisa face à un monde désespérément rationnel où tout est affaire de rendement, d'intérêts et de profits, mais dans lequel le commun des mortels ne se reconnait pas. C'est un chant d'amour pour rêver ce bonheur, partir à sa rencontre et le conquérir. Pour rester obstinément humain quels que soient les courants qui nous malmènent...
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 60
EAN13 : 9782748163803
Nombre de pages : 177
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Juste au cas où…
Natacha Siadous
Juste au cas où…
ROMAN
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2005 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6381-8 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-6380-X (livre imprimé)
NA T A C H ASI A D O U S
Chapitre 1 HORS DE PRIX On roulait depuis déjà trois quarts d’heure. Enfin, on roulait…C’est un bien grand mot ! Je devrais dire plutôt on piétinait depuis trois quarts d’heure, et Paris était encore loin. La A4 quand c’est bouché, c’est bouché ! Je n’aime pas ce snobisme des parisiens (pardon pour le pléonasme !) qui considère d’un oeil éteint la banlieue comme la province, voire même les mauvais jours comme la Chine, mais là j’avoue que je n’étais pas loin de leur donner secrètement raison ! Encore motivée, j’aurais mis la radio et j’aurais chanté sur les tubs du moment qu’on nous assénait au moins quarante mille fois par jour des fois qu’on n’aie pas compris que c’était des tubs, par conséquent incontournables. J’aurais même été jusqu’à me déhancher sur mon siège en claquant des doigts pour marquer le rythme. Mais l’humeur n’y était pas. Un silence pesant régnait dans la voiture. Jacques tirait une gueule de vingt pieds de long.
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JO UC A S A U U S T E
La mienne l’égalait à peu de chose près. Il boudait évidemment à cause de moi. Il faut dire qu’on allait dîner chez des "amis", ses amis (d’où les guillemets) Alexandre et Françoise. Ils habitaient le Vème arrondissement. Lui était architecte. Elle, travaillait dans la finance. Je ne saurais en dire plus la concernant car à chaque fois qu’elle avait tenté de m’expliquer son job, sujet qui malheureusement pour moi la passionnait, mon esprit indocile aussitôt s’était échappé s’égarant comme toujours entre Aubenas et Joyeuse, mon petit coin d’Ardèche tant aimé, mon paradis ! Vous l’aurez compris je ne partageais pas le même enthousiasme que Jacques à l’idée de me tartiner une soirée chiante à mourir avec des gens que je n’appréciais pas plus que ça. De leur côté ils nous recevaient à raison d’une fois par trimestre étant "over bookés" le reste du temps. Ça leur laissait ainsi une marge de manoeuvre appréciable pour voyager aux quatre coins du monde et nous ramener pour leur plus grand plaisir (et rien que le leur) des centaines de photos-cartes postales toutes identiques à peu de chose près, pour l’une; d’interminables vidéos où il ne se passait jamais rien, pour l’autre, et que nous étions invités aimablement mais sans échappatoire possible à visionner pour le dessert. Pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre le supplice à endurer.
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