Kelonia

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Mick Quetzal. Auteur de science fiction en perte de vitesse, en l'an 2255. Le meurtre de son éditeur, qui lui annonce que les créatures imaginaires de son dernier roman sont bien réelles, et envisagent de l'assassiner.Un flic tenace qui croit dur comme fer que Quetzal est l'assassin.Les aliens imaginaires qui débarquent, en effet, et détruisent une station orbitale, pour montrer leurs intentions hostiles.Mick Quetzal qui est enlevé par eux, car il est leur Prophète. Toutes les âneries qu'il a pondu dans ses 50 romans sont vraies !Le gouvernement en déroute, où un jeune général ambitieux tente par tous les moyens de profiter de la situation.Mick Quetzal se retrouvant dans l'obligation d'écrire la Prophétie qui conduira les aliens à la victoire totale. De quoi devenir fou, non ?
Publié le : mardi 3 décembre 2002
Lecture(s) : 66
EAN13 : 9782748116564
Nombre de pages : 313
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Kelonia
Michel Quetzal
Kelonia
ROMAN
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748116577 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748116569 (pour le livre imprimé)
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PREAMBULE
«... Le seigneur Goshein se tenait au sommet de la colline. Il regardait ses troupes, armées de leurs kryptolasers dernière génération prendre leurs places, face aux armées apparemment désordonnées des terriens. Ils étaient un contre dix mille, mais cela était encore trop. Il ricana en pensant qu’il ne ferait de tous ces sol dats qu’une seule bouchée, et que cela servirait de leçon à tous les autres peuples de cette fichue pla nète Terre, une bonne leçon pour tous ceux qui ose raient s’opposer à lui. La conquête commençait en fin, après mille années de voyage et d’attente. Go shein sentait sa puissance déferler en lui, comme une vague d’énergie pure et blanche. Soudain, une grande gerbe de flammes s’éleva des rangs des ter riens. Ils tiraient une salve de leurs armes rudimen taires, leurs « missiles », des sortes de gros tubes de fer remplis d’un matériau explosif à la puissance discutable. Goshein avait de nombreux espions sur Terre, et il était parfaitement renseigné. Leurs armes n’avaient pas dépassé le stade de la préhistoire des kéloniens, tout juste bonnes à tuer quelques biolo giques sans défense. La salve était dirigée vers le Seigneur Goshein. Cela prouvait au moins que les terriens avaient un
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brin de jugeotte. Il écarta ses bras en grand, et dé ploya en une zinoseconde son écran magnétique pro tecteur, un mur d’énergie pure qui prenait dans l’at mosphère de la terre une couleur étrangement bleu tée. Les missiles arrivèrent de longues secondes plus tard, et se brisèrent sur cette muraille impé nétrable comme des allumettes écrasées dans une poigne puissante, sans même exploser. Ils se répan dirent au sol en tristes fragments dont certains fu maient encore. Goshein le Sublime baissa les bras. Quelles pauvres créatures, pensatil. Mais elles ne manquent pas de courage. Les plus vaillantes d’entre elles feraient certainement d’honorables esclaves du dernier niveau, et aussi de bons spécimens d’expé rimentation. Goshein aimait bien l’expérimentation. Une seconde salve fusa des rangs ennemis. Décidé ment, ces primitifs avaient la tête dure. Goshein ju gea opportun de ne plus bouger lui même, et envoya un psychordre à sa ligne de défense personnelle. Une dizaine de kéloniens générèrent leur bouclier énergé tique, sur lequel les missiles  plus nombreux cette fois  se brisèrent de la même façon. Ces primitifs ne connaissaient ni la psychommu nication, ni l’énergie polarisée, ni même le contrôle rudimentaire de la matière, mais ils osaient tout de même affronter Goshein le Grand. Cela relevait d’un courage immense, ou de la dernière bêtise. Goshein pencha pour la première solution, une sorte de cou rage mêlé d’inconscience, et il décida que le moment était venu de donner « la bonne » leçon à cette bande d’humains inférieurs. Il lança un autre psychordre, et un petit bataillon de ses guerriers se mit en branle. Ils armèrent leurs kryptolasers, et polarisèrent leurs faisceaux ensemble. Cela ressemblait à un million de fils d’une toile d’araignée géante, soudain concen trés en un seul point. Mais ce point avait un kilo mètre de diamètre. Lorsque l’énergie immense se
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libéra, elle avala tout ce qui se trouvait dans ce pé rimètre, et y laissa un grand trou noir, net et propre comme un trou de serrure. Tout ce qui se trouvait dans le cercle d’action des armes avait été polarisé, et était retourné à l’état de molécules de matière pri maire, du carbone et un peu d’hydrogène. Avec une petite pointe d’oxyde de tritium. Ce que les terriens nomment d’ordinaire : des cendres. Goshein constata avec plaisir qu’une grande confusion s’était emparée des troupes terriennes, qui faisaient d’un coup mouvement en tous sens. Cela ne l’étonna point, car il connaissait leurs tactiques guerrières éculées. Ces pauvres humains se dispersaient, pour échapper au rayon mortel des kryptolasers. Goshein sourit, car il savait qu’ils signaient là leur perte définitive. Il envoya un nouveau psychordre à ses troupes, qui paraissaient si dispersées au début. Il avait prévu cette réaction instinctive des humains : si on vous attaque en bloc, dispersezvous. Si on vous attaque séparément, regroupezvous. Il pouvait utiliser l’une ou l’autre des tactiques, et il avait donc l’avantage. Un avantage total. Ses troupes attaquèrent. Il fallut moins de dix minutes pour que soit tota lement anéanti ce que Goshein avait estimé comme l’essentiel des troupes de cette faction géographique de l’humanité qui se nommait ellemême USA. Et le reste allait suivre, de la même façon… »
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