Koimêsis

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Gabriel DANTE, célèbre universitaire spécialisé dans l'histoire des religions, a choisi l'exil pour oublier les récents évênements qui ont bouleversé sa vie (voir "Crépuscules d'une Métanoïa"). Mais lorsque le Vatican le charge de ramener d'Amérique du Sud un étrange manuscrit - qui décrit les visions d'une jeune extatique allemande, morte en 1941 dans les camps de concentration, les ennuis recommencent. En effet, le manuscrit donnerait des clefs pour la découverte de la tombe de la Marie, dans les montagnes de Meryem Ana, en Turquie, et cela attise bien des convoitises...
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748170900
Nombre de pages : 201
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Koimêsis
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Pascal E TCHE VE RRY
Koimêsis
Le sépulcre de Meryem Ana
ROMAN
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© É ditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2748170911(livre numérique) ISBN 13 : 9782748170917 (livre numérique) ISBN : 2748170903(livre imprimé) ISBN 13 : 9782748170900 (livre imprimé)
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« L a Rose est la reine des fleurs ; le Rosaire est la reine de toutes les dévotions ».  (L ouisMarie Grignion de Montfort) « L ’invisible n’est pas la disparition, mais la délivrance du visible ».  (Yves Bonnefoy) A mes Parents, A Marie (ma Dame de Cœur) et à l’enfant qui va naître, A Marie, Médiatrice de toutes Grâces. er L e 1 novembre 2005.
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PROLOGUE
Ils ne sont pas légion à marcher ainsi, le regard droit et solaire, vers le grand Mystère. Ils sont encore plus rares ceux qui consentent sans conditions à cet aveuglement. Aveuglement source de lumière et d’espérance dans le cœur d’hommes et de femmes « embrasés de flammes sacrées ». Ce sont des purs et des justes que ces fous d’Absolu ; ils n’hésitent pas à pardonner vos plus immondes bassesses et nos plus innommables traîtrises alors qu’ils se reprochent chaque instant les plus futiles peccadilles, les plus infimes écarts d’humeur et les plus insignifiantes tentations. Ils prennent leurs semblables pour des soleils et sont incapables de se voir euxmême autrement que comme des astres noirs et moribonds. Leur seule monnaie d’échange c’est l’Amour. Ils croient tellement à ce principe vital, s’y cramponnent si ardemment, y succombent avec une telle humilité et un tel feu intérieur, qu’ils finissent par ne plus manger, par ne plus boire, par ne plus vieillir et, au final, en oublient de mourir. Alors que nos vies médiocres ressemblent à des toiles inachevées, à des brouillons qu’on chiffonne au milieu d’une phrase, l’Amour les transforme en phénix et en archanges ; leur vie devient un chefd’œuvre absolu et la Vie, en retour, leur en est éternellementreconnaissante : subjuguée par laradicalitédu DON et du sourire qu’ils ont su mettre dans chacune de leurs
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actions et chacune de leurs paroles, cette grande Alchimiste des êtres accède à leur désir le plus fou … qui est de marcher droit et solaire, par delà le masque terrifiant de la mort, vers un jenesaisquoi monstrueusement beau et aimant. Ils ne sont pas légion, mais ils existent bel et bien. « Ils sont parmi nous ! » suggérait un vieux feuilleton de série Z, à propos de prétendus envahisseurs venus de Mars. Les êtres dont il est question ici n’ont pas une tête d’obus, des yeux cyclopéens ou une peau de saurien. Ils sont comme vous et moi mais traînent dans leur carcasse d’adulte une âme d’enfant si merveilleuse, un esprit d’enfance si parfait que, si elle était possible, la mesure clinique des âmes pousserait au suicide trois bons quarts d’une humanité que l’évidente brutalité de la comparaison laisserait désemparés. Certains philosophes contemporains qui ont lu – beaucoup– Bergson et Aristote et parcouru – d’un œil plus distant– quelques romans d’anticipation, appellenthomomysticuscette trempe d’hommes et de femmes en avance sur l’évolution humaine. Mais, au fait, comment en sommes nous venus là ? Quelle est la genèse de cette comédie humaine ? Il était une fois… une Multitude d’anges. A chacun était attribué un vase céleste, aussi grand et majestueux que les anges euxmêmes. Les vases célestes ne manquaient ni de place ni de confort et chaque exemplaire était unique, comme les anges dont aucun n’est semblable à l’autre, aussi irremplaçable et précieux qu’une étoile du Cosmos. Les anges logeaient dans ces vases et adoraient d’une seule voix le Dieu unique sous
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