L'Ame-Coeur

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Un jour, dans le métro, une apparition décisive. Puis une longue hésitation : cinq ans. Mais c'était le temps nécessaire pour abandonner son ancienne vie. Gilles doit changer de vie. La ville l'étouffe, menace de l'engloutir. Il aspire au changement, à la franchise innocente de la forêt ardennaise. Du jour au lendemain, il décide de tout plaquer, pour aller vivre à Blanchemaison, y faire oeuvre de forestier, auprès de Gérard, Jean-Jacques, Roger... et une mystérieuse Adèle, fée des bois, âme-coeur inconnue d'un homme en quête de vie. Ce roman, entre candeur bucolique et mélancolie, trace les chemins d'un homme qui part pour vivre, mais revient pour mieux repartir. Jeanne, Luc et Henri le décideront à regagner Blanchemaison, retrouver Adèle, sa liberté et tous ses rêves.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 131
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EAN13 : 9782748184020
Nombre de pages : 149
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2 Titre
L’Ame-Coeur

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Titre
Philippe Van Hauwaert
L’Ame-Coeur

Roman
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-8402-5 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748184020 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-8403-3 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748184037 (livre numérique)
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collective. Toute représentation ou reproduction intégrale
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intellectuelle. »
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A mon essentielle sans qui jamais ces mots
n’auraient pris vie, sans qui jamais je n’aurais pris vie.
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CHAPITRE 1
Huit heures un soir d’automne…

Comme tous les soirs, je marche d’un pas vif
vers l’arrêt du bus. Comme tous les soirs, je vais
rencontrer les mêmes visages harassés de ces
travailleurs rentrant chez eux ; usés
prématurément par des jours et des jours de
labeur, le visage terne, les yeux vides de ceux
qui n’attendent plus rien. Ces visages, je le sais,
je le sens, sont comme un lointain miroir qui
me renvoie en permanence ma propre fatigue,
ma propre usure, mon corps vidé de toute
substance.

8 heures, voilà le bus qui arrive. « Tiens !
Pour une fois il est à l’heure ». Je monte en me
frayant tant bien que mal un chemin pour
essayer de prendre ma place préférée, juste là
sur le passage de roue, derrière la cabine du
chauffeur. C’est une position stratégique où il
est loisible de ne pas faire attention à l’autre.
Personne devant moi que je risque de dévisager
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avec trop d’insistance, et surtout pas de regard
inquisiteur posé sur ma propre fatigue.
L’endroit idéal pour rester seul dans mon
univers sans rien devoir rendre à quiconque,
sauf peut-être à moi-même.
8 heures 15, me voilà arrivé devant la bouche
de métro. Toujours la même depuis 10 ans. Du
lundi au vendredi, toujours la même bouffée de
chaleur que la ville semble exhaler de ses
entrailles. Chaleur nauséabonde qui véhicule les
peurs et les angoisses de tout un peuple
industrieux. Là encore, à coup d’épaule et de
grognements, je me fraye un passage jusqu’au
quai, je me faufile dans l’espoir de pouvoir
atteindre ma place habituelle. C’est fou ce que
l’on peut s’attacher à des broutilles, juste pour
ne pas perdre pied, juste pour ne pas sombrer,
aspiré par la vie. C’est insensé ce besoin
permanent de se raccrocher à des détails, à des
gestes mille fois répétés, juste pour se sentir
vivant.

8 heures 17, comme un mouvement d’une
précision suisse, le métro entre en station. La
foule l’attendait, c’est sûr. On peut s’en rendre
compte au sursaut qu’elle a eu en entendant la
machine approcher. Le machiniste arrête son
long serpent de ferraille tandis que la foule,
moutonnière, attend patiemment l’ouverture
automatique des portes. J’attends, mouton
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