L'Amour inconditionnel

De
« Elle scrute les visages des passants, se disant que son père est peut-être parmi ces papas, pourquoi pas celui qui joue au ballon de l'autre côté de la rue ? Ou encore celui qui propulse vers le ciel la balançoire d'une petite fille qui rit aux éclats là-bas ? Il l'a trompée, et elle a bêtement attendu son retour, le croyant reparti vers sa famille ou s'attardant quelque part à reprendre son souffle. Tous lui rebattent les oreilles :
— Tu es la seule à y croire, ça ne sert plus à rien d'espérer, jamais il ne reviendra. »
Hantée par l'absence de son père, Marie-Denise a du mal à vivre sa vie normalement comme le font les jeunes filles de son âge. Ses recherches sont truffées d'énigmes, d'écueils et d'errances. Malgré tout, déterminée à le retrouver coûte que coûte, elle progresse dans sa quête avec toujours cet espoir d'arriver à ses fins.
Reprenant là où se terminait L'Abandon, L'Amour inconditionnel est un roman sensible et sincère sur la persévérance face aux épreuves et le désir d'émancipation.
Originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Denise Riendeau est diplômée de l'Université Laval. Après L'Abandon (finaliste au prix Robert-Cliche) et Trois femmes de passion, tous deux parus au Septentrion, L'Amour inconditionnel vient clore son cycle sur le thème de l'abandon.
Publié le : jeudi 16 avril 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782896649273
Nombre de pages : 246
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DENISE RIENDEAU
L’AMOUR INCONDITIONNEL r o m a n
classique
L’Amour inconditionnel
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Trois femmes de passion, roman, Septentrion, 2003
L’Abandon, roman, Septentrion, 1999
Denise Riendeau
L’Amour inconditionnel Survivre à l’abandon
classique
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Prologue
ans le premier tome,L’Abandon, nous est présentée D une fillette de neuf ans. Après une enfance choyée, un matin d’août, sans avoir été mise au courant, on l’invite à une randonnée douteuse. À côté d’elle, son cadet de cinq ans est aussi du voyage, mais il n’y a pas trace de sa sœur ni du plus jeune de ses frères. Elle comprend enfin la supercherie. Elle a beau se rebeller, hurler, rien n’y fait, on les laisse tous les deux entre les murs d’un orphelinat. Hantée par le souvenir d’un père qui lui avait promis de revenir, cette petite fille lutte pendant trois dures années, sans jamais perdre espoir. Pas une minute, malgré sa rési gnation apparente, elle ne cessera de se rappeler cette promesse, refusant de croire qu’elle a été trahie. Ainsi, une obsession l’habite : quitter l’orphelinat ! Se sauver de cet enfer ! Plusieurs évasions, deux avortées, trois autres ratées ; c’est toujours le retour à la case départ. Les punitions s’ensuivent, évidemment de plus en plus sévères, de plus en plus dissuasives, mais elles ne servent qu’à la convaincre de récidiver. Tant et aussi longtemps qu’elle restera dans cet endroit infect, elle se devra de le faire, pour ne pas sombrer dans le désespoir, pour ne pas épouser la folie qui la guette. Lors de sa première tentative de fugue, elle n’a que dix ans. Novice, elle s’est vantée à hue et à dia de son projet. Elle n’aurait pas dû, elle se fait dénoncer. Avant même de franchir la porte de la cour arrière, sœur SaintÉphrem la cueille. Elle en est quitte pour une solide correction sur
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les fesses. La seule leçon qu’elle en tire – outre celle de se fermer la trappe – est de recommencer à la première occasion. La deuxième tentative tourne elle aussi au vinaigre. La complice, à la toute dernière minute, la veille, a la chienne. En quittant le réfectoire ce soirlà, elle lui annonce avec gêne qu’elle ne se lèvera pas la nuit suivante, qu’elle ne part plus. C’est trop risqué, on a eu vent de leur complot. Toute l’année, MarieDenise avait planifié cette fugue avec son amie. Dépitée, elle reporte son évasion, ne trouvant pas l’audace ce jourlà de déguerpir toute seule. Sa troisième tentative la mène tout de go au cachot. La nouvelle complice, pas plus fidèle, rapporte leurs intentions. Une façon de racheter sa faute devant les sœurs. Le projet d’escapade prenait de l’ampleur et commençait à s’ébruiter joliment. Elle est à nouveau épinglée et cette vacherie la conduit, cette foisci, à la cave en compagnie des rats. À tout bien réfléchir, elle prend la ferme résolution d’échafauder seule ses futures escapades, sans les confier à qui que ce soit. Une autre et une autre, échouées elles aussi. Elle attend donc d’être l’objet d’aucune suspicion. En tout premier lieu, comme entendu, elle opte pour une grande retenue : se faire discrète, garder le profil bas, raser les murs, jusqu’à ce qu’on l’oublie, qu’on ne se souvienne plus de ses délits. Résultat ? La surveillance négligée, elle peut ainsi recommencer, déterminée à ne jamais lâcher prise tant et aussi longtemps qu’on n’en aura pas soupé de ses cavales intempestives. Enfin la dernière fugue réussit ! Les sœurs ont beau user de toutes les mesures dissuasives possibles, la volée, la réclusion, le mépris, rien n’y fait. Elles en ont assez. Elles en ont plein les bras ! Elles ne savent plus quoi faire « de cette tête dure » qui dérange. C’est bien ce que MarieDenise souhaitait : sortir de l’orphelinat ! La liberté se présente enfin, la liberté pour elle seule, la plus vieille de la famille.
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