l'archer du pont de l'alma

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Un homme quitte sa femme, son fils, son travail, Paris… Pourquoi ? Il ne le sait pas lui-même, il suit son corps, saisi par des pulsions buissonnières, vagabondes. Commence une drôle de cavale qu’il n’a pas programmée et qui va l’entraîner sur les routes du Sud, jusqu’à Gibraltar, avant qu’il revienne à Paris pour devenir « l’archer du pont de l’Alma » : le héros d’un fait divers à peine croyable qui va bouleverser tout un pays. Que lui est-il arrivé ? Comment en est-il arrivé à ne plus maîtriser sa vie, son destin ? Comment a-t-il pu se retrouver ainsi propulsé à la une des journaux ? L’homme enquête sur sa propre histoire, sur les motivations de son corps, sur les raisons profondes de son comportement, sur son goût très inattendu pour le tir à l’arc – où il excelle soudain. Mais sait-on jamais ce qui vous porte ? L’homme veut le savoir à tout prix, pour se réconcilier avec lui-même. Pour cela, il n’hésite pas à s’appuyer sur l’enquête de la police, se lançant dans un étonnant pas de deux avec le commissaire chargé de le confondre… L’archer du Pont de l’Alma, second roman d’Hervé Algalarrondo, fait entrer le lecteur dans un univers décalé. On songe au Camus, de L’Etranger, au Kafka de La Métamorphose, au Pérec de L’homme qui dort : à chaque page, l’anormal grignote la norme, l’atypique chasse le stéréotype, le fantastique se mêle au quotidien. Est-ce un rêve que fait le héros, ou est-il plongé dans une mécanique implaquable, qui le révélera à lui-même ? Il y a au moins deux lectures à ce roman : l’une policière, qui s’attache strictement aux pas du héros, lancé dans une course effrénée, dont il ne perçoit pas l’issue ; l’autre onirique, qui fait apparaître le héros comme un somnambule, jouet de ses névroses : son corps se venge, parce qu’il a trop longtemps été bridé, son corps vit sa vie, parce qu’il a trop longtemps été placé sous l’éteignoir. La scène finale – que l’on ne dévoilera pas - ne tranche pas sur la nature du récit : il apparaît simplement que le corps est un compagnon indocile…
Publié le : mercredi 14 mai 2008
Lecture(s) : 206
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246791034
Nombre de pages : 240
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Un homme quitte sa femme, son fils, son travail, Paris… Pourquoi ? Il ne le sait pas lui-même, il suit son corps, saisi par des pulsions buissonnières, vagabondes. Commence une drôle de cavale qu’il n’a pas programmée et qui va l’entraîner sur les routes du Sud, jusqu’à Gibraltar, avant qu’il revienne à Paris pour devenir « l’archer du pont de l’Alma » : le héros d’un fait divers à peine croyable qui va bouleverser tout un pays. Que lui est-il arrivé ? Comment en est-il arrivé à ne plus maîtriser sa vie, son destin ? Comment a-t-il pu se retrouver ainsi propulsé à la une des journaux ? L’homme enquête sur sa propre histoire, sur les motivations de son corps, sur les raisons profondes de son comportement, sur son goût très inattendu pour le tir à l’arc – où il excelle soudain. Mais sait-on jamais ce qui vous porte ? L’homme veut le savoir à tout prix, pour se réconcilier avec lui-même. Pour cela, il n’hésite pas à s’appuyer sur l’enquête de la police, se lançant dans un étonnant pas de deux avec le commissaire chargé de le confondre… L’archer du Pont de l’Alma, second roman d’Hervé Algalarrondo, fait entrer le lecteur dans un univers décalé. On songe au Camus, de L’Etranger, au Kafka de La Métamorphose, au Pérec de L’homme qui dort : à chaque page, l’anormal grignote la norme, l’atypique chasse le stéréotype, le fantastique se mêle au quotidien. Est-ce un rêve que fait le héros, ou est-il plongé dans une mécanique implaquable, qui le révélera à lui-même ? Il y a au moins deux lectures à ce roman : l’une policière, qui s’attache strictement aux pas du héros, lancé dans une course effrénée, dont il ne perçoit pas l’issue ; l’autre onirique, qui fait apparaître le héros comme un somnambule, jouet de ses névroses : son corps se venge, parce qu’il a trop longtemps été bridé, son corps vit sa vie, parce qu’il a trop longtemps été placé sous l’éteignoir. La scène finale – que l’on ne dévoilera pas - ne tranche pas sur la nature du récit : il apparaît simplement que le corps est un compagnon indocile…
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