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L’autre rive de l’Équateur
Bernard Fansaka Biniama
L’autre rive de l’Équateur
Roman
Éditions Le Manuscrit
Les maquettes de l’ouvrage et de la couverture sont la propriété exclusive des éditions Le Manuscrit. Toute reproduction est strictement interdite. © Éditions Le Manuscrit -www.manuscrit.com-2007 ISBN : 2-7481-8468-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748184686 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8469-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748184693(livre numérique)
À Madame Tshibilondi, À Monsieur l’Abbé Paulin Ki, À Monsieur Uwe Dipping, À Mlle Ulrika Engler, À toute la diaspora Luba du Cameroun.
Le roman traite des us et coutumes du Cameroun, tels que vus par un autre Africain. La Mère Conscience envoie l’une de ses filles auprès d’un peuple de l’autre rive de l’Équateur. Elle l’envoie explorer le Cameroun non plus en exploratrice occidentale, mais en exploratrice noire. Celle-ci devra le faire avec un regard sans mépris, mais critique, franc et objectif. La mission viserait à pousser les deux peuples à quitter un comportement pour un autre. Le comportement à bannir est celui d’être tout tourné vers l’Occident. En effet, le Cameroun est plus proche de la France que du Gabon ou, pire encore, de la République Démocratique du Congo. Selon ce comportement, les membres des pays de l’Afrique réunis au sein d’une communauté économique sont plus un amas d’individus les uns à côté des autres, regardant tous vers l’Occident (ce qui n’est pas nécessairement mauvais) qu’une réelle communauté d’États visant l’unité de leurs composants. Le comportement à adopter est une attitude de salut : il consiste en une volonté réelle de chercher à se connaître, de se critiquer pour
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mieux s’orienter vers un objectif plus utile à tous, de s’observer pour trouver ce qu’on peut mettre en commun. Voilà la nécessité des romanciers (poètes, dramaturges) explorateurs qui feraient connaître le peuple africain à lui-même ou qui aideraient les frères africains à se découvrir mutuellement. Tout en maintenant un œil sur l’Occident, l’Africain doit placer ses yeux sur ses voisins, sur ses frères de peau, sur les autres enfants de la Mère noire ou Mère Conscience qui a déclenché le mouvement littéraire d’exploration du Noir par le Noir. Ce mouvement continental s’inscrit, au départ, dansl’héritage universel du courage des peuples de la terre de se prononcer les uns sur les autres. Cet héritage universel remonte à la mythologie grecque avec l’Odyssée décrivant Ulysse, le voyageur intrépide. Ce nouveau mouvement littéraire se réfère aussi à l’histoire grecque où Hérodote, Thucydide, Platon, Aristote voyagent pour se prononcer sur d’autres peuples de la terre et puiser ce qui était profitable au progrès de leurs propres peuples. Cet héritage sera poursuivi par les explorateurs. Il a permis à d’autres peuples de se prononcer sur l’Africain et d’en prélever un « complexe de supériorité » et même une « épistémologie supérieure » sur lui. C’est donc un droit naturel, universel et philosophique (référence faite à Hegel, Levy-Brühl, Lévi Strauss et d’autres éthno-socio-anthropologues qui se sont prononcés sur
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