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L’enfant dans la cage

De
130 pages
À travers l’écriture valsante de Sixpé Clandres, un enfant forcé à écrire par son père, le côté déstabilisant de l’acte d’écrire nous paraît soudain plus nuisible que salvateur. À la suite d’un double deuil, celui de son frère puis de sa mère, Sixpé nous parle comme un vrai enfant obligé à devenir un vrai écrivain. Après avoir réalisé que les choses qu’il aimerait voir lui seront toujours cachées, c’est par son imagination éclatée qu’il atteindra ce qu’il ne voit pas et qu’il se défendra de la réalité oppressante que lui fait subir son entourage. Mais l’imagination, comme l’écriture, a ses limites. À la vue d’un simple pissenlit, la réalité nous rattrape. Et qui sait si nous ne flancherons pas pour presque rien, quand on en aura assez du soleil, quand on espérera la pluie mais qu’elle ne viendra pas?
La déconstruction lente de la syntaxe du narrateur; l’écriture qui change selon ses émotions; l’écriture évoquée comme une maladie plutôt qu’un remède; les comparaisons qui conjuguent parfois deux images ou deux mots inattendus; une narration au présent qui s’éloigne des codes habituels; bref, tout cela sert admirablement l’univers de l’auteur, un monde où il suffit de mettre en cage un enfant en l’obligeant à écrire pour qu’il ressorte de là avec un roman!
Quand on sait que demain on écrira encore sous le soleil et qu’on continuera de griller comme une caille, les crépuscules perdent de leur féerie, et la magie des premiers temps, quand papa nous laissait bondir entre chien et loup, tout ça se change en une sorte de brûlure dans le dos. Je me suis aperçu que mon dos avait commencé à cloquer à la hauteur de mes épaules, vestige du soleil on dira, ma peau s’exfolie comme la mue des serpents et je m’endors, en même temps que le soleil, au rythme du ciel, […] j’ai tant rêvé de cet oiseau en peluche, tant rêvé que j’étais lui, tant rêvé que la mort ne m’atteignait pas le bout de l’aile et que le crocodile bleu du frère faisait chapeau bas sous mes ailes de majesté, je volais et me déployais d’un bout à l’autre des horizons, planais au-dessus des chaumes et rien de vrai n’existait, rien de vrai ne m’arrêtait de voltiger comme un parachute fou…
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