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L'espoir de belles aurores

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304 pages
«  Émilienne, j’espère que tu tiendras ta promesse…  »
 
Janvier 1960. Gatien, dix-huit ans, n’a jamais quitté son hameau du Cantal. Il mène une vie heureuse auprès de son père, modeste employé dans une quincaillerie, de sa soeur Angélise, apprentie couturière, de sa mère Gervaise et de sa grand-mère Léonie. Ayant obtenu un CAP de maçon, il a un avenir tout tracé dans le bâtiment. Il épousera Émilienne Martille, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés d’un village voisin, qui partage ses sentiments.
Quand Gatien est appelé pour rejoindre son régiment en Algérie, Émilienne lui jure qu’elle lui sera fidèle. Elle n’a encore rien dit de son amoureux à ses parents mais, très vite, les nombreuses lettres qu’elle échange avec lui provoquent la curiosité de sa mère.
Et puis, soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles...

Par l’auteur de Marie des Adrets, de La Promesse des lilas, de La Cascade des loups, sur cette terre auvergnate belle et généreuse qui l’inspire depuis toujours, un drame de l’amour et du secret où la force des racines et la sagesse des êtres chers permettront de ressaisir le bonheur que l’on croyait perdu...


 
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Couverture : Malroux Antonin, L’Espoir de Belles Aurores, Calmann-Lévy
Page de titre : Malroux Antonin, L’Espoir de Belles Aurores, Calmann-Lévy

« La vie finit toujours par remettre chacun à sa juste place. »

Proverbe chilien

1

– Émilienne, j’espère que tu tiendras ta promesse…

Ce furent les derniers mots que prononça Gatien Travaillac avant de rejoindre son régiment en Algérie.

Janvier 1960

Émilienne et Gatien, secrètement amoureux comme des adolescents, imaginaient un avenir à leur guise, conforme à leurs souhaits, à la hauteur de leur espérance. Ils allaient construire un futur plein de bonheur, celui qu’ils avaient dessiné en rêve, avec une audace insoupçonnée derrière leur comportement très sage.

Émilienne Martille, dix-sept ans, habitait chez ses parents, fermiers d’une propriété modeste dans une commune voisine de celle de Gatien.

Quant à Gatien, dix-huit ans, ayant obtenu un CAP de maçon, il travaillait dans une entreprise de construction réunissant divers corps de métier du bâtiment.

 

La famille Travaillac, une famille tranquille et sans histoire, vivait honnêtement. Seul le travail comptait. Ils habitaient tous dans la même modeste maison. La grande pièce principale les réunissait pour les repas. À la suite d’un accident lui ayant laissé quelques séquelles dont un léger boitillement, le père, Frédéric, travaillait désormais chez le quincaillier du bourg de Saint-Gracieux après avoir été domestique dans une ferme.

La fille, Angélise, apprentie couturière, et la mère, Gervaise, cultivaient un immense jardin dont elles tiraient un solide revenu sur les marchés, parfois aussi en fournissant des légumes à des restaurants. Il semblait n’y avoir aucun souci chez les Travaillac si ce n’était de voir Gatien partir pour l’Algérie.

 

La belle histoire entre Gatien et Émilienne avait commencé à peine huit mois auparavant. Si Gatien avait tenté à plusieurs reprises d’aller plus loin que les baisers débordants de passion, Émilienne s’y était refusée. Les deux amoureux avaient caché leur histoire. Ce n’est que quelques jours avant son départ pour l’armée que Gatien en avait parlé à ses parents, sans trop révéler la vérité amoureuse.

Gervaise Travaillac n’avait manifesté aucun jugement quant à cette confidence de dernière heure, tandis que le père n’avait pas prêté une oreille attentive à la chose. Pourtant, une fois seul avec sa femme, il lui avait dit que ces histoires de gamins ne tiendraient pas longtemps : des enfantillages que le temps de l’armée se chargerait de gommer, comme d’autres…

– On dirait que tu es bien sûr de toi, mon cher mari.

– Nous verrons. Laisse faire le temps !

Dans ce hameau dépendant de Saint-Gracieux et portant le joli nom de « Fontaine », les Travaillac menaient une vie simple et tranquille en compagnie de Léonie Demontiel, la mère de Gervaise.

– Connais-tu bien les Martille, la famille d’Émilienne, l’amie de Gatien, par hasard ? demanda Gervaise à son homme.

– Ce sont des agriculteurs avec une belle propriété. Ça m’est arrivé d’aller leur donner la main lors des battages autrefois, lorsqu’on avait davantage de temps pour aider dans les fermes. Aujourd’hui, je ne pourrais plus…

– Je crois que je l’ai aperçue, cette petite, au marché, un samedi matin.

– C’est certainement sa première amourette. On sait combien cela dure… Notre fils ne semble guère en avance en la matière, d’ailleurs. Le petit va s’éloigner dans deux jours, et ça, ça me tracasse davantage. Le voir partir en Algérie, avec tout ce qui s’y passe, nom de Dieu !

– Il faut toujours que les hommes partent à la guerre ! s’exclama la grand-mère Léonie.

– On parle d’« événements », mais c’est une guerre, dit Frédéric.

– Il y a toujours de bonnes excuses, d’un côté comme de l’autre. En fin de compte, ce sont nos enfants qui se font tuer, ce ne sont pas ceux qui décident. Ceux-là survivent, bien au chaud !

Les mots du cœur avaient été dits, tout simplement, dans toute leur vérité, leur émotion.

Gatien ne resta pas chez lui les après-midi restants. Il était bien facile de comprendre où son cœur le conduisait. Frédéric l’imaginait, il n’en disait cependant rien. Juste s’il lâcha un soir :

– Gatien est bien jeune encore. Quand il reviendra, ce sera un autre homme.

Il parlait comme tous les pères qui avaient vu partir leur fils. Il se gardait de citer ceux qui n’étaient pas revenus, dont quelques-uns étaient nés sur cette terre cantalienne. La guerre d’Algérie avait tué beaucoup de soldats français et elle n’était pas terminée.

– Moi, je prierai tous les jours pour Gatien car je n’ai que ce frère et je tiens à lui par-dessus tout.

– Et pourtant tu te chamailles avec lui, tu l’agaces bien souvent, dit sa mère.

– Mais il m’aime comme je l’aime, même si on ne sait pas en parler, si je n’ose pas lui dire ces mots. Il est trop grand maintenant et ce n’est pas facile.

– L’essentiel est que tu penses à lui !

– C’est pendant l’hiver qu’il va me manquer le plus. Nous aimions courir dans les chemins glacés, nous rouler dans la neige, et surtout admirer le pays quand celui-ci se laisse prendre entièrement par le givre et quand l’étang se fige sous la glace. Il me disait qu’il n’y avait rien de plus beau que cette merveille blanche, scintillante et fragile en même temps. Je suis sûr qu’il y pensera dans ce lointain pays où ça n’existe pas…

– Tu me fais tant plaisir de parler ainsi de ton frère, tu me surprends, dit Léonie. On parlera souvent de lui, je te le promets. Le temps sera moins long. L’étang aussi s’ennuiera, mais nous irons le voir toutes les deux de temps à autre, n’est-ce pas ma très chère petite couturière ?

– Oui, grand-mère. J’espère que je vais obtenir mon CAP. Je serai heureuse de le lui faire savoir dans une lettre. Lui aussi l’a obtenu, nous serons à égalité !

– Vous êtes des petits extraordinaires ! Vous faites mon bonheur. Car je suis égoïste, moi, votre grand-mère.

 

Les premiers jours de janvier 1960 virent le départ de Gatien pour l’armée. Il devait rejoindre Lyon puis Marseille via Valence pour prendre enfin le bateau pour Alger. Les adieux furent difficiles pour les deux amoureux. Émilienne lui rappela sa promesse pour son retour. Les Travaillac virent ce départ comme un arrachement à la famille, surtout pour les trois femmes. Sans oser se le dire, elles prièrent avant de s’endormir.

Quinze jours plus tard, Émilienne reçut la première lettre d’Algérie. Gatien lui donnait comme adresse un numéro de « secteur postal armée1 », comme pour tous les militaires.

« C’est une drôle d’adresse qu’il me donne, pensa Émilienne, j’espère que c’est la bonne… » Et, après avoir lu et relu le contenu de cette missive tant attendue, tant espérée, elle lui répondit. Le premier courrier qu’ils échangèrent contenait les jolis mots qu’ils avaient envie de se dire.

Gatien n’avait donné que quelques détails quant au lieu exact où il avait été envoyé – à l’est d’Alger était la seule précision. Il disait aussi que tout était bien calme, contrairement à ce que rapportait la presse. Il ajoutait :

La plupart des maisons sont blanches, c’est beau, avec de la belle verdure soulignant les paysages. Il y a beaucoup de militaires dans les rues, des patrouilles, ce qui est assez rassurant. De loin, on aperçoit la mer, cette Méditerranée si étrange dans ses bleutés, et ses soleils couchants qui font rêver comme dans les contes lorsque l’astre se saborde à l’horizon.

« Il ne me parle pas de la guerre, c’est pour me rassurer sans doute. » Émilienne lui répondit rapidement, comme pour se l’approprier davantage, pour diminuer l’ennui de l’éloignement. « Ma première lettre… Je ne sais pas trop comment m’y prendre, mais je suis sûre qu’elle lui plaira. »

Les phrases emplies de mots d’amour s’alignèrent, parfois maladroites, certes, mais laissant voir le cœur débordant des sentiments qu’ils partageaient tous deux. Elle posta la lettre avec les lettres « SP », suivies de cinq chiffres.

« Pourvu qu’elle ne se perde pas ! »

Ainsi commença la longue séparation, la très longue attente, comme pour des milliers de soldats français sur cette terre inconnue : l’Algérie.

On écoutait les informations à la radio, ces informations que l’on espérait bonnes mais qui étaient ce qu’elles étaient, hélas, sans doute rectifiées à bon escient !

Angélise eut son CAP de couturière à la chambre des métiers d’Aurillac et s’empressa d’envoyer la bonne nouvelle à Gatien. Ils possédaient maintenant tous deux un CAP, un métier pour assurer leur avenir. Un maçon et une couturière : de quoi imaginer et rêver aux beaux lendemains qui finiraient bien par arriver ! Peut-être s’établiraient-ils au pays ? Les Travaillac en seraient très fiers.

À Frontan, le bourg de la famille Martille, on avait remarqué l’arrivée de nombreuses lettres pour Émilienne. Sa mère questionna sa fille :

– Ce n’est donc qu’une belle amitié ?

– Oui, maman. Nous nous connaissons un peu mieux depuis presque une année. Nous avons même dansé ensemble, mais seulement l’après-midi. Je ne suis jamais sortie la nuit et tu le sais bien.

Mme Martille fit mine d’être satisfaite de cette réponse, prise qu’elle était par son travail dans la cuisine. Émilienne avait suspendu la conversation, sachant qu’il ne faudrait pas attendre longtemps avant que sa mère ne revienne sur le sujet. Des lettres arrivaient, des lettres partaient…

 

Un jour, Émilienne laissa traîner une lettre ouverte sur le coin de la table dans sa hâte de rejoindre son travail. Jeanne Martille prit l’enveloppe et se dirigea vers une petite étagère sur laquelle, comme dans presque toutes les maisons, on déposait lettres et papiers divers. Alors qu’elle regardait cette enveloppe, une mauvaise idée naquit dans sa tête, une curiosité insoutenable l’aiguillonnait, la poussant à lire son contenu.

– Je ne lui dirai rien. Entre mère et fille, on peut garder un secret.

Il ne devait y avoir rien d’original, une lettre de jeunes, tout simplement. Elle ne put se retenir et retira la lettre de l’enveloppe. Que pouvait bien dire Gatien à sa camarade Émilienne ?

Après une première lecture rapide, elle eut comme un malaise, tira vers elle une chaise et s’y affala.

Elle tremblait, lisant et relisant cette lettre.

– Mon Dieu, ce n’est pas possible ! Non, ce n’est pas possible ! Je ne sais comment réagir, mais pourquoi ai-je laissé faire ? Je n’ai rien vu venir et voilà que je suis devant une situation difficile. Ce mariage, cette alliance ne convient pas à ma fille. Mais comment faire ? Mon Dieu, venez à mon aide ! Je suis ridicule de vous demander de m’aider dans de telles circonstances, mais je ne puis en parler à personne d’autre !

Jeanne Martille se demanda pourquoi sa fille n’avait pas dit qu’elle était amoureuse de Gatien avant son départ.

Gatien lui parlait de mariage dès son retour d’Algérie, avec des intentions si belles et certainement louables comme le sont les promesses des amoureux, promesses auxquelles Émilienne avait adhéré au regard des mots échangés. Elle lui manquait autant que le soleil qui éclairait le ciel chaque jour. « Si je te perdais, ce serait la nuit pour toujours ! » Et bien d’autres formules toutes aussi tendres et passionnées.

– Nous voilà bien ! dit Jeanne en posant la lettre à l’endroit choisi quelques instants plus tôt.

Elle se rassit et tira sa chaise vers la table, de façon à poser ses coudes et soutenir sa tête entre ses deux mains. Un bruit à l’extérieur l’arracha à ses pensées. Sa belle-mère, qui vivait avec eux, revenait du jardin, portant un panier chargé de légumes.

– Je trouve ces paniers de plus en plus lourds, dit-elle.

– Vous devriez les remplir davantage !

Dans ces deux familles comme dans bien d’autres dans les campagnes, une vieille grand-mère, l’aïeule, toujours vêtue de noir, veillait sans bruit sur les membres de la famille et s’occupait, afin de ne pas se sentir trop à charge des jeunes. Ici c’était grand-mère Bertrande, la mère de Léon Martille, toute menue, le visage maigre comme son éternel chignon gris retenu par des épingles à cheveux qu’elle savait bien disposer.

Émilienne avait un frère, Jean, plus âgé de cinq années, qui travaillait à la ferme familiale avec son père, Léon. Un jeune homme courageux au travail qui fréquentait depuis au moins deux ans une fiancée, laquelle prêtait main-forte pour les travaux d’été. Cette dernière s’appelait Monique et avait vingt-deux ans, comme Jean.

 

Depuis la découverte des intentions de sa fille avec Gatien, Jeanne paraissait perdue par moments. Sa belle-mère lui disait parfois :

– Ça ne va pas, Jeanne ? Vous semblez ailleurs. Avez-vous des nouvelles du soldat d’Émilienne ?

– Oui, mère, tout va bien, mais nous avons du travail ces temps-ci, et même plus que d’habitude, me semble-t-il, en cette saison où nous devrions être plus tranquilles.

– Je peux vous aider peut-être davantage, je pourrais…

– Merci beaucoup, mère. Vous en faites assez pour votre âge. Nous allons bien y arriver. D’autant plus qu’Émilienne est jeune et solide comme nous l’étions à son âge.

Bertrande connaissait assez sa belle-fille pour deviner qu’il se passait quelque chose dans sa tête mais, comme à son habitude, elle n’insista pas.

 

À Fontaine, lieu-dit des Travaillac où le travail saisonnier n’avait guère d’influence sur le moral, tout allait pour le mieux. Gatien donnait de temps à autre des nouvelles, bonnes dans l’ensemble, sans évoquer néanmoins ce qui se passait dans la région où il était stationné ni détailler les activités de son régiment. À quoi bon ? Après le temps des classes, trois mois environ, les Travaillac devaient se contenter de le savoir en bonne santé, sachant qu’il n’avait pas souhaité participer au peloton des sous-officiers comme il est proposé habituellement à la fin des classes. Gatien savait tout au plus qu’il serait nommé première classe dans quelque temps, ce qui n’était pas un grade mais une distinction, qui s’arrosait cependant de la même manière.

– Il n’a pas le caractère pour devenir sergent, celui-là, dit son père en souriant. Commander les autres, ce n’est pas son fort. Pourtant, dans la vie, il faudra qu’il prenne des décisions, et s’il a un jour des ouvriers sous ses ordres, un peu d’autorité ne lui fera pas de mal. Mais il est trop complaisant, ça se voit rien qu’à le regarder…

 

– Moi, je l’aime comme il est, dit Gervaise, sa mère.

– Et moi aussi, ajouta Angélise, sa chère sœur, qui ajouta avec un petit sourire en coin frisant le secret : et il n’y a pas que moi qui l’aime…

Pensant avoir commis une gaffe, elle rectifia :

– Tous ses copains du village l’aiment aussi.

– Et toi, tu n’as pas un petit copain, par hasard ? Jolie comme tu es ? osa Léonie.

– Une grand-mère, ça doit garder les secrets, répondit Angélise en embrassant bruyamment les joues de Léonie.

Cette maisonnée rayonnait d’un bonheur tout simple et on ne pouvait imaginer une seconde qu’elle puisse dissimuler des secrets bien enfouis.

 

À partir d’octobre, Gatien ne reçut plus les lettres habituelles. Émilienne ne s’exprimait plus de la même manière. Son cœur semblait muet et celui de Gatien perdit pied à ne plus comprendre.

Perdant patience, il lui demanda clairement ce qui arrivait, lui rappelant qu’il devait venir en permission au début de l’année suivante. Il la supplia de parler et de le rassurer avant son arrivée.

La réponse tardant à venir, il demanda à Angélise si elle n’avait pas aperçu Émilienne quelque part. Elle lui répondit qu’elle ne s’en souvenait pas, mais qu’elle tenterait de la rencontrer dès qu’elle le pourrait, un samedi peut-être, au marché. Angélise avait perçu l’inquiétude de son frère. Quelque chose n’allait plus, elle l’avait deviné !

Antonin Malroux

Né en 1942 dans le Cantal, Antonin Malroux suit un apprentissage de tailleur d’habits, puis s’oriente vers le commerce. Parallèlement, il commence à écrire des romans. Il est aujourd’hui membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand.

DU MÊME AUTEUR

Le Soleil de Monédière, De Borée, 1994, prix du roman d’Auvergne

La Dernière Estive, Antonin Malroux, 1997

La Noisetière, Albin Michel, 1998, prix Lucien-Gachon 2000, prix du terroir 2002 du salon de Cosne-sur-Loire

Le Moulin des rêves, Albin Michel, 2000, prix du terroir Rosine-Perrier, 2002, du salon de Hermillon

L’Enfance inachevée, Albin Michel, 2001

La Vallée d’émeraude, Albin Michel, 2003

Un fils pour mes terres, Albin Michel, 2004

Les Trois Marches, Albin Michel, 2005

La Fille des eaux vives, Archipel, 2007

Les Chemins de la communale, Albin Michel, 2007, prix www.salondulivre.net 2008

Le Jardin de Louise, Albin Michel, 2008

Une poignée de blé, Albin Michel, 2009

La Grange au foin, Albin Michel, 2010, prix Arverne 2011

La Promesse des lilas, Calmann-Lévy, 2011

La Cascade des loups, Calmann-Lévy, 2012

La Pierre marquée, Calmann-Lévy, 2013

Ode au Cantal, Éditions de la Flandonnière, 2013

L’Homme aux ciseaux d’argent, Calmann-Lévy, 2014

Les Prés refleuriront, Calmann-Lévy, 2015

Fenêtre sur village, Calmann-Lévy, 2016

Marie des Adrets, Calmann-Lévy, 2016

Collection

FRANCE DE TOUJOURS ET D’AUJOURD’HUI

Jean ANGLADE

Une vie en rouge et bleu

Le Dernier de la paroisse

Le Choix d’Auguste

Le Sculpteur de nuages

Les Cousins Belloc

Le Grand Dérangement

Sylvie ANNE

Le Gantier de Jourgnac

La Maison du feuillardier

Sylvie BARON

Un été à Rochegonde

Les Ruchers de la colère

L’Auberge du pont de Tréboul

L’Héritière des Fajoux

Jean-François BAZIN

Les Raisins bleus

Le Clos des Monts-Luisants

Le Vin de Bonne-Espérance

Les Compagnons du grand flot

Henriette BERNIER

Le Baron des champs

Jean-Baptiste BESTER

L’Homme de la Clarée

Plus près des anges

Les Amants de Sainte-Catherine

Françoise BOURDON

Le Moulin des Sources

Le Mas des Tilleuls

La Grange de Rochebrune

Retour au pays bleu

Le Fils maudit

Les Sentiers de l’exil

Les roses sont éternelles

Le Maître du Castellar

Édouard BRASEY

Les Lavandières de Brocéliande

Les Pardons de Locronan

La Sirène d’Ouessant

Le Domaine des oliviers

Patrick BREUZÉ

Les Remèdes de nos campagnes

La Valse des nuages

L’Étoile immobile

Mon fils va venir me chercher

Michel CAFFIER

Corne de brume

La Paille et l’Osier

Les Étincelles de l’espoir

Anne COURTILLÉ

La Tentation d’Isabeau

Le Gaucher du diable

Les Damoiselles de Clermont

Annie DEGROOTE

Les Racines du temps

D’infinies promesses

Jérôme DELIRY

Une rivière trop tranquille

L’Héritage de Terrefondrée

La Maraude

Raphaël DELPARD

L’Enfant sans étoile

Pour l’amour de ma terre

L’Enfant qui parlait avec les nuages

Le Courage de Louise

Alain DUBOS

La Mémoire du vent

La Corne de Dieu

Le Dernier Combat du Dr Cassagne

Marie-Bernadette DUPUY

Les Fiancés du Rhin

Angélina. Les mains de la vie

Le Temps des délivrances

La Force de l’aurore

Élise FISCHER

Les Noces de Marie-Victoire

Je jouerai encore pour nous

Villa Sourire

L’Étrange Destin de Marie

Le Jardin de Pétronille

Emmanuelle FRIEDMANN

Le Rêveur des Halles

La Dynastie des Chevallier

L’Orphelinat

La Faute des autres

Alain GANDY

Les Cousins de Saintonge

Gérard GEORGES

Une terre pour demain

Le Destin des Renardias

Le Bal des conscrits

Mademoiselle Clarisse

Anatole, fils de personne

La Mésangère

Georges-Patrick GLEIZE

La Fille de la fabrique

Pas plus tard que l’aurore

Le Serment des oliviers

Le Vent de la jeunesse

Yves JACOB

Sous l’ombre des pommiers

Hélène LEGRAIS

L’Ermitage du soleil

Les Héros perdus de Gabrielle

Les Ailes de la tramontane

La Guerre des cousins Buscail

Les montagnes chantaient la liberté

Ceux du Château, ceux du Moulin

Trois Gouttes de sang grenat

Philippe LEMAIRE

Rue de la Côte-Chaude

L’Enfant des silences

L’Oiseau de passage

La Mélancolie du renard

Éric LE NABOUR

Retour à Tinténiac

La Louve de Lorient

À l’ombre de nos larmes

La Frondeuse

Jean-Paul MALAVAL

L’Or des Borderies

Soleil d’octobre

Les Noces de soie

La Villa des térébinthes

Rendez-vous à Fontbelair

La Folie des Bassompierre

Chronique des Strenquel

La Bastide aux chagrins

Les Sœurs Querelle

Les Larmes de la pinède

La Belle Étrangère

Antonin MALROUX

La Promesse des lilas

La Cascade des loups

La Pierre marquée

L’Homme aux ciseaux d’argent

Les prés refleuriront

Fenêtre sur village

Marie des Adrets

Jean-Luc MOUSSET

L’Enfant des labours

Le Secret de Neige

Joël RAGUÉNÈS

La Maîtresse de Ker-Huella

La Dame de Roz Avel

La Sirène du port

Les Trois Saisons de la vie

L’Or du lin

Florence ROCHE

La Terre des Falgères

L’École du lac

La Réfugiée du domaine

Geneviève SENGER

La Maison Vogel

L’Enfant de la Cerisaie

La Dynastie des Weber

Les Jumeaux du val d’amour

Jean SICCARDI

La Source de saint Germain

Le Maître du diamant noir

L’Ivresse des anges

Bernard SIMONAY

L’Or du Solognot

Jean-Michel THIBAUX

L’Olivier du Diable

Le Maître des Bastides

Le Rappel du tambour

Katia VALÈRE

Après la nuit vient l’aube

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Le Secret des pierres

Louis-Olivier VITTÉ

La Guérisseuse de Peyreforte

Là où coule une rivière

Le Secret de Tire-Lune

La Statue engloutie

Colette VLÉRICK

L’Enfant sur le pont

Un air de liberté

Collection

FRANCE DE TOUJOURS ET D’AUJOURD’HUI
POLICIERS

Jean-Baptiste BESTER

Meurtre au pont du Diable

Édouard BRASEY

L’Affaire Cabre d’or

Alfred LENGLET

Du poison dans les veines

Jeux mortels en hiver

Temps de haine

Bernard SIMONAY

Le Marais des ombres

Meurtres d’outre-tombe

Collection

ROMAN D’AILLEURS

Jean-Jacques ANTIER

La Fiancée du kamikaze

Jean BERTOLINO