L'Été et les ombres

De
Publié par

Val, vieux solitaire de treize ou quatorze ans. Vient cette fille – Chris – s'invitant par la lisière du petit bois d'Amour. Chris tombée des branches: Val rêve-t-il encore? S'il nous suffisait d'ouvrir grand, là-haut, les portes de nos prisons aériennes! *** Trésor d'être deux sous la hêtraie, Outremonde... A l'assaut des cimes des arbres: Val fou de sa Chris pour toujours. *** Nuits d'émeraude en piémont pyrénéen, Rosier nourri d'étranges lueurs. Outremonde... Odeurs de peau et de rivière. Val & Chris: nos petits frère et soeur d'âme... Tristan & Yseult à peine nés d'hier... Célébration de très gentils héros: Ric Hochet & Nadine (par Tibet et A.-P. Duchâteau). Dédiée à tous nos rêves adolescents (... à Tristan & Yseult en personne!), cette toile peinte – imperturbablement naïve – du sentiment amoureux.
Publié le : jeudi 6 mars 2014
Lecture(s) : 15
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342020236
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342020236
Nombre de pages : 112
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Du même auteur
Au Jardin,Conte fantastique – 24 illustrations d’Isaly, La compagnie des fées, auto-édition-diffusion, 2008
Fées, Rêves & Glaces, Nouvelles fantastiques, La compagnie des fées, auto-édition-diffusion, 2008
Grand Large,Roman, Mon Petit Editeur, 2013
Sous le nom de Jean-Philippe Brette Souvenirs d’Algérie Heureuse, Récit & témoignage, L’Harmattan, 1992 Un retour à l’Algérie Heureuse, Récit éthnographique en vers libre, An-nâfs, auto-édition-diffusion, 2005
Sous le nom de Mohand Aït Youssef Plantes médicinales de Kabylie, Recherche éthnographique & synthèse bibliographique, Ibis Press, 2006
Dourvac’h L’ÉTÉ ET LES OMBRES
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119095.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
J’ai rêvé dans la grotte où nage la sirène…
Gérard de Nerval, El Desdichado
Seconde ou première desQuatre Saisons? «The past is a foreign country. » L.P. Harley,The Go-BetweenHistoire qui aurait pu commencer ainsi : « Toujours l’été me paraîtra infini. » Aussi est-il bien prudent de vous l’avouer ici? L’étéet les ombresest pour nousdéjàhistoire ancienne… Ancienne ou antique parson imagerie médiévale et sa vision « à deux cœurs » d’un humble Graal accessible à tous : l’amour courtois, cher ànostroubadours desPays de langue d’oc. Récit fort sentimental – ne prétendant à rien d’autre qu’à cé-lébrer sonpur bonheurd’exister et d’aimer. Histoire s’étant cherché (et prestement trouvé) sesTristan et Yseult d’un« pas plus tard qu’hier» :gentils héros presque ordinaires, dûment congédiés de leur enfances dissemblables, mais qu’on pourra – pour un moment encore – voir s’échapper jusqu’à la cime des arbres. Oiseaux dépourvus d’ailes – jusqu’à ce jour (béni par eux) où nous les ré-entendrons, communiant d’amour physique tout près de la fraîcheur des rivières. Moments que nous rêvions exempts de toute mièvrerie.
7
L’ÉTÉ ET LES OMBRES
* Paisible décennie 1990, quelque part entre Garonne indécise et muraille bleue pyrénéenne… Été tout ombré de nostalgie d’où l’on apercevait même – curieusement – un petit pan de l’année 1968 : celle que rendit célèbre la sortie du2001de Ku-brick. Inoubliable fraîcheur des salles obscures – créant pour nos sens une saveur d’inaltérable, de si bon augure. * Mais tout regard rétrospectif s’avère impitoyable. «Quelle satanée tambouille spatio-temporelle! »,s’avouerait son auteur désemparé au Tribunal de ses goûts présents… Déplorant – au hasard – cette mise en relief «celtisante »d’une improbable Bretagne aux non moins improbablespetits cousins (detoute fa-çon, trop bien éduqués pour Chris et Val !). Or tout cela dérange-t-il, aujourd’hui ? Et l’auteur, de comp-ter secrètement sur l’indulgence «bienveillante »de son lecteur ou sa lectrice – qui lui ferait bien de la peine en recensant impi-toyablement l’étendue des «belles faiblesses» de son récit: celles-là même qui lui paraissaient les plus touchantes… Car votre intuition ne vous trompe guère (vous qui subodo-rez bien commentçanous aimons si fort ces sepasse) : personnages que nous avons mis au monde. Nésexactementtels que nous les rêvions. Nous qui ne vou-lions que demeurer «en bonne compagnie» avec notre progéniture d’encre et de papier. Car non seulement nous les aimons (Ne sont-ils pas notre chair ?)mais nous cherchons à les faire aimer par cette jolie constellation humaine dont vous êtes.
8
L’ÉTÉ ET LES OMBRES
20 ou 30 ou – qui sait ? – 50lecteurs adoptifs– bien idéalement attentifs – qui sauront facilement faire cesser leurs plaintes… leurs pleurs venus des Limbes. Personnages et histoire qui ne peuvent s’éveiller, fleurir et vivre qu’en nous et par nous : « leurs » lecteurs, à la foisnourri-ciers et éveilleurs. Voilà bien toute la beauté (cachée) de leurs existences: flambeaux inconnus qui viennent illuminer la nuit des clairières adolescentes et y révéler – peut-être – d’autres puissants mys-tères. Ces profondeurs végétales dont «nos »nuits ne sont jamais avares. Une histoire de Belle au Bois dormant, au fond… * Une Amie, que nous nommerons selon son voeuAurélia – en sœur del’âme sœurde Nerval (ou, qui sait, du jeune Aurélien deGrand Largeindemne du Royaume des, resurgi «presque » Morts) – citant le propos de l’un de ses auteurs favoris, nous redonna espoir en ceci : «Le rôle de l’écrivain n’est pas de trouver un remède à sa propre soli-tude ou de satisfaire son amour-propre, mais d’offrir aux lecteurs un moyen de se sentir moins seuls, eux, en compagnie de personnages qui valent la peine d’être connus et aimés.» (Björn Larsson) Alors, l’auteur respire : Chris et Val peuvent être tranquilles. Non seulement l’auteur les aime bien mais il les estime – encore aujourd’hui – dignes d’être aimés.
9
L’ÉTÉ ET LES OMBRES
Et puis, ne sont-ils pas petite sœur et petit frère de Rose, Charlène et Bruno, nos « adultes » duGrand Largequi s’ensuivit – ou dignes « grands cousins » de Clara et Aurélien ? * Éternel romantisme, éternel romanesque des cœurs vierges (ou presque). Julien Sorel n’est-il pas plus connu de nous, aujourd’hui, que tel ou tel grand personnage d’unEmpirequi se rêva immortel – nous touchant accidentellement par sonMémorial deSainte-Hélène ou ses charmantes abeilles sur fond vert ? La légende, le mythe… Recréer du réel, et même oser l’agrandir un peu… « Je ne veux qu’agrandir. » écrivait notre cher Ramuz (1878-1947). Derborencen’est-il aujourd’hui que le nom d’un haut pâturage valaisan ? Syrte ne restera-t-elle qu’une grande cité de Libye, fière de sonenfant du pays– fils prodigue et triste colonel bouffon (Paix à ses cendres sous les sables…) ? CertainRivage des Syrtesromantiquementdépouillé, aux che-mins « friedrichiens » sans âge, baignant dans la poésie des lieux imaginés – qui n’ont jamais senti vibrer la moindre chenille de char des sables – ne nous tiendrait-il pas plus à cœur? Lieux plus «vrais »sans doute que cent tombeaux de métal noirci, sentiers plus dépaysants qu’une odeur sans rêves mêlant ca-davres calcinés et corps d’armées en déroute; vérité de
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant