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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-13075-2

 

© Edilivre, 2016

L'Homme à l’œil

 

 

Si nous voyons de plus en plus mal,

« Ses yeux sont revenus d’un pays arbitraire où nul n’a jamais su ce que c’est qu’un regard »

Mourir de ne pas mourir (1924)

Paul Eluard.

 

Il est sa propre connaissance. Entière. Le temps sans savoir comment, à passé. Il a trébuché sur son âme. Il l’a ramassée. Il la cultive. Il en a fait une âme monstrueuse. Est-elle encore de 21 grammes ?

Rimbaud pouvait écrire cette lettre pour lui ;

« Il faut être voyant, se faire voyant. Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il les cherche en lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous : le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, – et le suprême Savant ! Car il arrive à l’inconnu ! Puisqu’il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu’aucun ! Il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu’il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innommables : viendront d’autres horribles travailleurs ; ils commenceront par les horizons où l’autre s’est affaissé ! «

 

J’aime son écriture, ma préférence. Parce qu’en elle, comme en amont de ses gestes, je retrouve l’étreinte espérée.

J’aime cette part intacte en lui qui ne change pas alors qu’en lui tout change.

A son contact, j’éprouve le vertige des explorateurs devant une terre inconnue, enchevêtrée. Devenant limpide, en traçant avec mes doigts les contours de sa nudité.

Il est l’homme à l’œil.

Capable de glisser le...