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L'homme vêtu de blanc

De
199 pages
Sans la rencontre de Priscilla, une jeune femme qui l’attend sur le bord d’une route, à la sortie de Zagreb, Jeff, le narrateur, aurait rencontré sa correspondante, sur le net, Nadia Issirova, à Timisoara, la ville des parcs et des jardins, quatrième ville de Roumanie... Les deux amants, clandestins de leur amour, suivront le cours du Danube, pour atteindre Vama Veche, station balnéaire roumaine de la Mer Noire, puis Kardam, à la frontière bulgare, dont Priscilla est originaire. Dans un mouvement tournant, l’auteur brosse le portrait de Priscilla. Il l’accouche d’un moment de sa vie, et lui propose de le suivre. En route pour la France, ils ont un accident de voiture, où Priscilla perd la vie...
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Bernard Tellez
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Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9782-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748197822 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9783-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748197839 (livre numérique)
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Je n’atteindrai jamais Timisoara, en Roumanie, j’ai beau rouler sur la route, depuis des heures, la révélation que j’en ai, se traduit par une réaction quasi épidermique, un simple rejet… Pourquoi, dans ce cas, suis-je parti ? Les véhicules circulent sur la chaussée, le paysage défile, les voitures se doublent, les camions se suivent, se rapprochent… J’ai l’intention d’atteindre Zagreb, en Croatie. Ensuite, je ferai demi-tour. Ljubljana, en Slovénie, est derrière moi, depuis plus d’une heure, ce n’est plus qu’un souvenir… Je suis obligé d’attendre, au poste frontière croate, qu’ils vérifient mes papiers… Tout commence, soudain, il me semble que je viens d’avaler une gorgée de travers… J’ai du mal à déglutir, c‘est tout, je me sens douter… Les douaniers vont et viennent, avec un malin plaisir, à me faire patienter. Quand se décideront-ils à lever la barrière, pour me laisser passer, à me rendre mes papiers ? À la vue de certains individus, qui se donnent de l’importance, dans la mesure où il portent un uniforme, il est parfois malaisé de garder son contrôle, c’est déroutant, quand leur mauvaise
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volonté est manifeste, à moins de supposer qu’ils obéissent à des ordres. Je ne bouge pas… S’ils doivent-ils se renseigner sur le type seul, dans la voiture, qui veux passer en territoire croate, je n’en suis pas sorti encore ! Ils m’ordonnent de descendre de voiture, et filtrent le véhicule, avec des appareils sophistiqués. Des chiens dressés viennent le renifler, aussi bien les portières, la malle, que les roues… Le check-up ne donne rien… D’ailleurs la voiture est nette, c’est une Opel Astra de location, flambant neuve… Je ne peux leur en vouloir, même si, a leur place, il peut paraitre plausible de se méfier des loueurs de voitures de tourisme, lorsque leurs clients occasionnels se rendent à l’étranger. Mais pourquoi ce doute, ce point d’interrogation qu’ils font planer, sur ma personne ? Finalement, les douaniers me laissent passer, ils lèvent la barrière. Mais je peux voir, à leur drôle d’air, qu’ils ne paraissent pas convaincus. J’ai toujours, selon eux, quelque chose, à me reprocher… Ils sont là, dans le rétroviseur, et continuent de me suivre des yeux, jusqu’à ce que la voiture disparaisse, à l’amorce d’une courbe… J’essaie de les rejeter, dans l’oubli, en fonçant sur la route, en songeant encore au désagrément de l’attente, à leur va et vient intempestif, à leur arrogance voulue… Drôle de manège ! Ils ont relevé le numéro de la plaque minéralogique du
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