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L’Idiot volume 3 (roman préparatoire)

De
157 pages
L'un des chefs-d'oeuvre de Dostoïevski dans une nouvelle traduction qui rend au grand écrivain russe la voix violente, passionnée, illumlinée qui été réellement la sienne.
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]> Le plus émouvant, le plus fragile aussi de ce qu'offrent ces brouillons, c'est le surgissement du personnage – cette impression d'assister à une naissance, ou, plutôt, à ce qu'on pourrait appeler une tentative d'exister – puis sa dissolution, et ses transformations jusqu'à l'évanescence ou la manière de prendre corps. L'Idiot, tel qu'il apparaît dans ces pages, est une incarnation de l'orgueil, de la passion et de l'humiliation. Le lecteur verra à quel point sa figure est décisive pour rattacher un texte commel'Idiot auxCarnets du sous-sol et, surtout, auxDémons, un roman que Dostoïevski entreprend dès l'achèvement del'Idiot(...). Le 4 décembre 1867, au moment où Dostoïevski inscrit dans son carnet : “Dresser le plan détaillé et, dès ce soir,commencer”, il semble avoir une illumination. L'Idiot-Stavroguine éclate soudain en deux figures – naissent, d'un seul coup, Mychkine et Rogojine, deux frères, Caïn et Abel – qui portent, enfin, après une recherche frénétique, “une vérité vécue”.
ANDRÉ MARKOWICZ (extrait de l'avertissement du traducteur)
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COÉDITION ACTES SUD – LABOR – L'AIRE Editorial : Sabine Wespieser
Ouvrage traduit avec le concours du Centre national du Livre
Titre original : Idiot
© ACTES SUD, 1993 pour la traduction française et la présentation ISBN 978-2-330-09033-3
Illustration de couverture : Vassili Perov,Portrait de Fédor Dostoïevski(détail), 1872 Galerie Tretiakov, Moscou
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FÉDOR DOSTOÏEVSKI
L'IDIOT
VOLUME 3
roman préparatoire et fragments annexes traduits du russe par André Markowicz
Avertissement du traducteur
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AVERTISSEMENT
On trouvera sans doute étrange de présenter brut ce livre qui n'est pas un livre, ces brouillons qui ne sont pas même les brouillons del'Idiotes, au : pourquoi donner à lire des notes hâtives, obscur risque de troubler le lecteur qui, espérant au moins voir émerger un livre aux contours discernables, ne trouverait ici que des lignes de fuite ? Si nous avons pris la décision de tenter cette édition, c'est qu'il nous a semblé qu'il y avait là quelque chose de nouveau à découvrir : au prix, il est vrai, d'un renversement de perspective qui amenait à prendre ce roman du roman comme un livre, un livre jamais publié, même si ces textes l'avaient été en grande partie, on accédait à l'œuvre de Dostoïevski par une voie jusqu'alors non frayée. La plupart de ces pages étaient déjà disponibles en français. Boris de Schlœzer avait, en effet, traduit pour l'édition de la Pléiade, parue en 1953 , les trois cahiers de brouillons et d'études préparatoires correspondant aux cotes 212.1.5., 212 .1.6. et 212.1.7. des archives. Le premier problème est que, si la cote 212.1.7. correspond bien aux brouillons et aux recherches du roman tel que nous le connaissons, les deux autres cahiers n'ont en commun avec le roman définitif que le surnom du personnage principal, “l'Idiot”, et quelques traits de détail. Le second problème, tout aussi important, est que, ce faisant, Boris de Schlœzer partait d'une édition qui présentait les brouillons sous la forme d'un texte suivi et qui visait à restituer ou instituer une certaine cohérence. Or, loin de tendre à la cohérence, les cahiers de Dostoïevski sont les reflets de sa vie, du travail immédiat de sa pensée. Il y notait non seulement ses recherches sur le roman qu'il écrivait, mais aussi toutes sortes de projets – abandonnés ou repris par la suite – qui lui venaient au moment où il travaillait. Prenant pour unité le feuillet et se guidant d'aussi près que possible sur le manuscrit conservé à la Maison-Pouc hkine de Petersbourg, la récente Edition académique (1974) dont le volume IX contient ces cahiers permet de suivre l'évolution du projet page après page, au jour le jour ; cette édition mo ntre comment Dostoïevski pouvait laisser des pages en blanc, retourner son cahier, commencer à écrire à partir de la fin, et laisse à chaque geste sa signification : le fait de retourner le cahier, comme on peut le voir, par exemple, à la page 60 de ce livre, correspond ainsi à une volonté de changer de point de vue et entraîne une refonte radicale du plan. L'important étant de respecter le mouvement de la pensée, comme le fait l'Edition académique, je me suis contenté d'en calquer la progression, en prenant soin toutefois de marquer visuellement le passage d'un feuillet à l'autre (indiquant donc pou r commencer le numéro de chaque feuillet et marquant par un blanc la séparation). On s'étonnera peut-être de la disproportion existant entre les différents feuillets : certains ne comportent que quelques lignes, d'autres occupent plusieurs pages d'une édition de poche. C'est que, si, de toute évidence, Dostoïevski considérait qu'une idée ou un mouvement de pensée devaient tenir sur un seul feuillet de cahier, lorsqu'il se sentait emporté par son élan, il écrivait de plus en plus petit, dans tous les sens. Il va de soi qu'une édition ordinaire, si scrupuleuse soit-elle, ne peut donner qu'une idée i mparfaite du travail de sa pensée. La seule solution serait une édition en trois étapes : la reproduction photographique de la page (qui aurait aussi l'intérêt de montrer les dessins dont Dostoïe vski parsemait ses cahiers), le texte russe déchiffré (car il est souvent illisible) et une tra duction française. On peut toujours rêver qu'un mécène, un jour, se prenne de passion pour ces manuscrits et finance une telle publication. En attendant, le lecteur peut garder en mémoire que le texte qu'il a sous les yeux n'était pas destiné à être lu mais à suivre une pensée et une imagination toujours plus rapides que la plume de l'écrivain : non pas un texte immobile, donc, mais un texte en action. Cette exigence de rapidité explique le style incohérent, télégraphique. Il m'a semblé capital de ne pas essayer d'arranger sa langue, de ne rien corriger, car c'est aussi un moy en de saisir la façon dont Dostoïevski court à l'essentiel, commence toujours par l'idée centrale, sans prendre le temps d'enrober, de faire, disons, de la littérature. Cette exigence pourra choquer, bien sûr, mais j'ai cru devoir m'y soumettre d'abord et avant tout, sous peine de trahir ce qui me parai ssait décisif – cette énergie, l'élan de cette recherche, l'emportement de cette passion qui transcende toutes les incohérences.
C'est pour être fidèle à cette exigence aussi que, chaque fois que possible, et allant en cela à l'encontre du principe adopté par l'Edition académique russe, j'ai rétabli les pages manquantes, occupées par des projets annexes (pages souvent traduites en français pour la première fois) ou des notes personnelles (ainsi, cette mention d'une cris e d'épilepsie en octobre 1867, sur une page commencée par un “Deuxième plan du roman”). Il s'agissait en cela encore de montrer le monde de Dostoïevski comme un tout, même si ce tout était une nébuleuse. Que le lecteur se perde dans les dédales des plans et contre-plans, des “idées capitales”, “essentielles”, des “NB définitifs”, des “NB nota bene”(sic).Tant pis s'il ne comprend pas qui est le Fils, le Beau, le Fiancé, l'Ingénieur, le Général, l'Oncle, qui sont Héro, Prygountchik, Liovenka, ou Mignon – on peut ne pas savoir qu'Olga Oumetskaïa, une des héroïnes principales de ces pages, était une jeune fille de seize ans, martyrisée par ses parents, qui, après avoir incendié sa maison, avait subi un procès, largement répercuté par la presse, et avait été acquittée, et se prendre malgré tout de passion pour ces figures d'une même recherc he. Comment traduire en images ces deux visages du même que sont l'orgueil et l'humilité, la révolte contre Dieu et la paix intérieure ? Le plus émouvant, le plus fragile aussi de ce qu'offrent ces brouillons, c'est le surgissement du personnage – cette impression d'assister à une naissance, ou, plutôt, à ce qu'on pourrait appeler une tentative d'exister – puis sa dissolution, et ses transformations jusqu'à l'évanescence ou la manière de prendre corps. L'Idiot, tel qu'il apparaît dans ces pages, est une incarnation de l'orgueil, de la passion et de l'humiliation. Le lecteur verra à que l point sa figure est décisive pour rattacher un texte commel'Idiot auxCarnets du sous-sol et, surtout, auxDémons, un roman que Dostoïevski entreprend dès l'achèvement del'Idiot,et sur le carnet de brouillons suivant. Bizarrement, il semble que Dostoïevski tâtonne ici, non autour de Mychkine, mais de Stavroguine. Peu à peu, il s'embrouille, puis se perd définitivement, et s'arrête. Et recommence. Les brouillons suivants correspondent au début du livre II de la r édaction définitive. – Et ce sont eux que j'ai décidé de ne pas traduire, pour mettre en évidence, avec les deux premiers cahiers de brouillons, le livre abandonné. Que s'est-il passé ? Dostoïevski l 'écrit à son ami Apollon Maïkov, le 31 décembre 1867 : “... Pendant tout l'été et to ut l'automne, j'ai essayé de mettre ensemble différentes idées (et j'en avais qui étaient particulièrement attirantes), mais une certaine expérience me donnait toujours à pressentir, soit de la fausseté, soit des difficultés, soit le manque de vérité vécue de telle ou telle idée. J'ai fini par m'arrêt er sur l'une d'elles, j'en ai écrit beaucoup, mais, le 4 décembre, j'ai tout envoyé au diable. Je vous assure que le roman aurait pu être médiocre ; or, s'il m'a dégoûté jusqu'à l'invraisemblable, c'est j ustement parce qu'il était médiocre et non pas positivement bon.Je n'avais pas besoin de cela !...” Le 4 décembre 1867, au moment où Dostoïevski inscri t dans son carnet : “Dresser le plan détaillé et, dès ce soir,commencer”, il semble avoir une illumination. L'Idiot-Stavroguine éclate soudain en deux figures – naissent, d'un seul coup, Mychkine et Rogojine, deux frères, Caïn et Abel – qui portent, enfin, après une recherche frénétique, “une vérité vécue”. Cette apparition est si forte que Dostoïevski éprouve le besoin de changer de cahier. Or, bizarrement, ce cahier a disparu. Dostoïevski, qui devait écrire ensuite, en deux semaines, les six premiers chapitres de son roman, aussitôt confiés auCourrier russeet publiés dans le numéro de janvier 1868, a dit l'avoir brûlé au moment de rentrer en Russie, par peur d'une fouille de police. Pourquoi avoir brûlé précisément ce cahier-là, et pas le précédent, ou le suivant ? Personne n'a jamais pu répondre à cette question. Quoi qu'il en soit,l'Idiotest issu de cette division et de cette fulgurance. Quant aux brouillons abandonnés, ils sont aussi le lieu de ce mystère : au lecteur de s'arrêter au seuil, ou de s'orienter et de frayer sa propre voie , comme dans ces forêts des incursions de l'enfance, grandes ouvertes et fermées sur des foisonnements sans fin. A.M.
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CAHIER 212.1.5.
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14 septembre 67. Genève. 14 septembre 22 octobre Une famille de propriétaires terriens ruinés (bonne famille) se retrouve à Petersbourg. Malgré la pauvreté – ils crânent. Crânerie principale – la Mère – dame noble et digne de respect, mais fofolle. La famille est composée du Fils (un jeune homme, gâté par la Mère, adoré, beau, mais capable de comprendre sa situation). Cherche une place, honnête, de ces natures les plus bourgeoises, mais prétendant à de l'indépendance, même de la poésie. Il a un style. De haut – l'air ironique. 1 Complexion tendre.Amoureux d'une jeune personne, parente lointaine, et son fi ancé. Celle-ci fréquente la famille. Violente et ironique. Sa sœur (M[acha]) s'est trouvé un fiancé toute seule, donne des leçons de piano, ce que le Fiancé supporte. Bête, cruelle, bourgeoise. La Mère a pris en main. Le Fiancé – un officier prêtant
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de l'argent sur gages. Ecrit des lettres. S'est sép aré de la famille (poires et raisins) (“Servez-moi mon café”). Enfin, le Père de famille, l'abandonnant, voyage à l'étranger, où, n'empêche, il se fait pincer pour dettes. Rentre dans la famille avec ses derniers calculs – stupidité sans bornes – pour trouver de l'argent, d'abord crânerie, puis, rapidement, chute. NB. Ces gens-là, tant qu'ils ont de l'argent, s'ils ne sont pasde grands esprits, au moins, ils en imposent – figurent au nombre des 2 humains. Sans argent, ils chutent vite . Cette famille comprend la cousine du Fiancé (l'Héroïne), extrêmement belle, hautaine. (La famille du Fiancé : 2 vieilles femmes, l'une, type de propriétaire 3 foncière, l'autre, type de femme de fonctionnaire p etersbourgeois . Le vieux père – coureur de jupons, ami de l'autre petit vieux, camarades d'école. 2 petits vieux, traînent ensemble. La sœur du Fiancé – vieille fille, cousine, etc.) Dans la famille principale, en plus, une pupille – filleule de la 4 sœur de la Mère de famille –, Mignon haineuse et Cléopâtre. Et, enfin,l'Idiot. Passe pour idiot à cause de sa Mère, qui le hait. Nourrit la famille – on pense quand même qu'il ne fait rien. Souffre d'épilepsie et de crises nerveuses. Pas fini son un iversité. Vit dans la famille. Amoureux de la cousine du Fiancé – en secret.
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Celle-ci le hait et le méprise plus qu'un idiot et un laquais.(L'embrasse dans la rue, le raccompagnant.)(Voyant qu'il est amoureux d'elle, s'amuse de lui par désœuvrement, le pousse à 5 6 la furie .Une de ces fois,viole Mignon. il Incendie la maison. Se brûle un doigt sur son ordre .) Les passions del'Idiot sont puissantes, son besoin d'amour – brûlant, org ueil incommensurable, c'est par orgueil qu'il veut se dompter, se vaincre. Trouve un plaisir dans les humiliations. Qui ne le connaît pas – se moque de lui ; qui le connaît – commence à avoir peur. Sa mère le hait, se plaint toujours de lui. Le Fiancé et la Sœur ont offensé la Mère. Le fils bien-aimé, sa fiancée, etc. se réunissent en conseil de famille pour instaurer une certaine bienséance 7 dans les relations . La cousine et la mère du Fiancé les soutiennent. (Mignon terriblement opprimée, traitée pire qu'une servante – un trait de méchanceté de la Mère.) Mignon est amoureuse du Beau,
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8 du frère, et hait sa fiancée . (NB. Quand l'autre la viole, elle ne dit rien, pas un mot, pas un reproche, mais quand le Père de famille veut le faire aussi – elle le cogne.) Au conseil de famille (où l'on parle beaucoup,et encore avant, del'Oncle) une décision vient juste d'être prise quand l'Idiot a fixé les étiquettes. Histoire énorme. Le Fiancé écrit des lettres, exige que l'Idiot soit chassé, sans quoi il cesse d'entretenir : il donne 15 roubles par mois. Or le Fiancé vient juste de trouver une place de bureau à l'Idiot ; celui-ci y est allé tro is jours, s'est fâché, est parti. (Description de 9 comment il s'est fâché, longtemps resté à son burea u, à recopier –une belle écrituresa – tentation : tout le monde craint le directeur : et si je lui crachais à la gueule ?) Dans la famille, on dit : Ça lui arrive – tantôt, il est gentil, obéiss ant, tantôt c'est la tempête. NB. : Toute son idiotie n'est au fond qu'une invention de la Maman (caractère de la Maman), de sorte qu'en essayant de voir, aux questions de l'Oncle, s'il est vraiment u n idiot – à leur surprise, ils n'arrivent pas à comprendre d'où ça vient, et qui l'a dit. Le frère aîné, par ex. (le Beau), est tout à fait d'avis qu'il est 10 idiot : “Oui, il est un peu bizarre . ” ) NB. NB. (Mignon, horriblement humiliée, horriblement timide, et terriblement sarcastique à part soi, téméraire, vindicative : elle hait la fiancée du Beau.) L'histoire de Mignon, c'est la même histoire qu'Olga Oumetskaïa.
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Le retour du Père de famille, ils ne l'attendent en core pas du tout. Mais, à Petersbourg, ils finissent par obtenir des informations (d'anciens avoués, voisins ou hommes d'affaires) – tout leur domaine est perdu, dilapidé et non seulement le Père de famille a tout dilapidé à l'étranger, mais bon nombre de ses dettes extraordinaires sont mises en recouvrement en Russie depuis l'étranger. (A la question du Beau : “Alors, ça se fait aussi d epuis l'étranger ?” – l'Oncle répond : “Et comment !...”) 11 Décident enfin de s'adresser à l'Oncle . Invitent son intendant (ancien serf de la famille ; maintenant, un marchand aisé ; d'abord, la Mère refuse de le faire asseoir, il prend son thé debout ; mais arrive le Beau, horrifié, lui offre un siège). Conversation et informations sur l'Idiot et Mignon. Finalement l'Oncle fait savoir qu'il arrive, et fix e un soir. Confusion générale. Thé. Mignon a même une crise. Elle fait orgueilleusement savoir au Fiancé
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que l'Oncle arrive, et que donc, n'est-ce pas, ils ont eux-mêmes une aide et une protection et qu'ils 12 vont définitivement régler le problème de l'Idiot . Le Fiancé répond froidement qu'avec cet Oncle il est même en affaires et qu'ils sont amis (ce qui, d'ailleurs, est du baratin). L'Oncle est le personnage capital de tout le roman. Hypocondriaque, vanité qu'il a lui-même ensevelie au fond de lui, orgueil. Soupçonne tout l e monde. Instruit. Avec même des élans de générosité, mais tout est dépravé, gâté. Trop de bl essures qui l'oppressent. Usurier reclus, mais usurier avec de la poésie. Dans son enfance, mal éduqué, mal développé. Enfant mal-aimé. Sacrifié à son frère aîné. La Mère de famille a d'abord été sa fiancée ; mais livrée à l'aîné. Se retrouve dans les rues de Petersbourg, gagne sou à sou par un tra vail journalier. Un million 1/2, au moins. Ne donne à personne. (Le comte et lui.) Distrait, inattentif ; original ; a fait une tentative de suicide. Parfois, le spleen. Personne à aimer. Peur d'être avec les gens – de se transformer et de s'attacher