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L'utopie des hommes qui s'aiment

De
147 pages
« Mlle Edelweiss N., vous êtes accusée d’homicide involontaire envers la personne, hum, que je vois assise ici au premier rang de ces lieux, j’avoue que je suis quelque peu troublé… » Le tribunal aurait-il perdu la tête ? Quel est cet étrange procès où une prétendue meurtrière se retrouve à débattre en face de sa victime ? En l’accusant de « meurtre moral », le tribunal ne sait pas encore qu’il vient d’ouvrir une boîte de Pandore. Le procès suscite un débat acharné et un déchaînement médiatique sans précédent, qui risque de conduire l’humanité à sa perte. Distillant un humour noir et grinçant, L’utopie des hommes qui s’aiment aborde des questions graves comme savent si bien le faire les romans d’anticipation.
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Titre
L'utopie des hommes qui s'aiment
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Titre Vu Hoang Co Thuy
L'utopie des hommes qui s'aiment
Roman fantastique
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02742-6(livre imprimé) ISBN 13 : 9782304027426(livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02743-3(livre numérique) ISBN 13 : 9782304027433(livre numérique)
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A la Une de tous les médias actuellement, le nouveau sujet à la mode, leur coqueluche, il n’y en avait vraiment, mais vraiment plus que pour lui. Et encore, ce n’était que le début. L’histoire qui suit s’adresse à tous ceux qui ne croient pas que quelque chose d’aussi léger que le batte-ment d’ailes d’un papillon puisse créer un tsu-nami à l’autre bout de la planète. C’est issu de la théorie du chaos. Ils auront forcément changé d’avis à la fin. Tout partit de la rubrique « Bruits divers » d’un vulgaire papier régional, celle où l’on classe d’ordinaire les nouvelles du jour les plus cocas-ses et les plus stupides, qui consacra un espace réduit de cinq centimètres sur cinq à l’événement. Dans la foulée, l’information fut relayée à la fin de l’édition télévisée du soir, et présentée de la manière suivante : « Maintenant, pour finir sur une note plus légère, une situation qui prête à sourire, … ». La chance, la mal-chance, ou la providence voulut que le sujet captât l’attention d’un journaliste philosophe-
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Vu Hoang Co Thuy
littéraire d’un grand quotidien national, qui dé-cida derechef de s’intéresser de plus près à la question. Son enthousiasme lui fit pondre un bel article tout propre, et organiser aussi sec un salon de discussion sur le net communément appelé « chat ». Il admettra plus tard avoir alors été agréablement surpris des réactions engen-drées par un débat qu’il avait lui-même originel-lement considéré juste comme « une sympathi-que vue de l’esprit », pour reprendre ses propres mots. En effet, un véritable engouement s’était emparé des quelques cyber-philosophes habi-tués du salon (du même genre que les habitués du PMU, mais version Internet). Ceux-ci, certes déjà toujours prompts à feindre de s’emporter de façon malhabile pour tout et n’importe quoi, firent cette fois-ci preuve d’une verve littéraire encore jamais rencontrée lors de joutes écrites houleuses, passionnées, enflammées, qui ne pouvait que trahir la sincérité de leur intérêt ex-trême pour cette affaire. Comme les journalistes sont de grands en-fants, la nouvelle de cette effervescence se ré-pandit comme une traînée de poudre. Pareille-ment à des abeilles désirant toutes butiner la même fleur, ils accoururent joyeusement pour récolter leur part de pollen. L’affaire gravit un par un les échelons de l’ordre de préséance des titres du jour, pour obtenir en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire la consécration ul-
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