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La clé du passé

De
228 pages
Ce roman s'adresse à un public-lecteur amateur de romance. Se voulant une peinture d'une banlieue nord-américaine typique, il offre tout de même l'évasion et l'exotisme par le biais des voyages de l'héroïne. La narration travaille sur le mode de l'émotion, de préférence à l'analyse. On y retrouve cependant une intrigue qui, sans qu'il y ait systématiquement enquête, est tout de même de forme policière, car il y a meurtre, mobile et recherche de l'identité coupable - recherche qui ne trouve son aboutissement qu'au dénouement. Mais la peinture " tordue " du roman policier est évacuée au profit des tourments du cœur. L'objectif du roman est d'émouvoir.
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La clé du passé
Claude Belcourt
La clé du passé
ROMAN
© manuscrit.com, 2002 ISBN: 2-7481-2313-1 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-2312-3 (pour le livre imprimé)
Avertissement de léditeur
Découvert par notre réseau de Grands Lecteurs (libraires, revues, critiques littéraires et de chercheurs), ce manuscrit est imprimé tel un livre. Déventuelles fautes demeurent possibles ; manuscrit.com, respectueuse de la mise en forme adoptée par chacun de ses auteurs, conserve, à ce stade du traitement de louvrage, le texte en létat. Nous remercions le lecteur de tenir compte de ce contexte.
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PREMIÈRE PARTIE
CHAPITRE1
Elle roulait paisiblement, joyeuse, tranquille. Le soleil étincelait. Sa lumière limpide de la mi-août donnait vie à tout ce que le regard accrochait. Mé-lissa ne se privait pas de ressentir ce bonheur qui irradiait en elle. Dix-huit ans, amoureuse et nou-velle mariée : elle resplendissait. Elle souriait, dun sourire aux dents éclatantes, imprimé dans lécrin de ses lèvres appétissantes comme des fruits gor-gés de jus sucré. Le moteur pétaradait paisible-ment. Au gré de son ronronnement, toute une série de scènes lui revenaient en mémoire. Ses copains de lécole, par exemple, qui lui avaient signifié quelle était trop jeune pour se marier, quelle devrait pour-suivre ses études, sinscrire en médecine, suivre les traces de son père qui était un chirurgien reconnu. Aujourdhui, en 1970, une femme pleine davenir comme elle aurait presque dû se faire un devoir de ne pas être une femme au foyer. Ils étaient sympas les copains, mais elle les trouvait tellementsiterre-à-terre. Dave, quant à lui, lamour de ses douze ans, avec qui elle était restée amie, la taquinait sou-vent. Il soutenait, mi-figue mi-raisin, quune belle fille comme elle, blonde, élancée, bien roulée, avec des yeux bleus et un regard intelligent qui ne laissait personne indifférent, aurait à tout le moins pu, si les études ne lintéressaient pas, gagner sa vie comme mannequin.
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La clé du passé
Ses parents avaient un peu mieux compris la si-tuation. Il faut dire quils connaissaient bien leur fille. Mélissa, toute jeune, demandait des poupées vêtues de robes de mariée. Elle passait de longues heures à faire sépouser différents personnages, in-ventant des vies de famille dans lespace de son im-mense maison de poupée. Son mariage sinscri-vait parfaitement dans ce quelle avait toujours été. Lamour, pour elle, trouvait son aboutissement dans la famille. Dailleurs, ils auraient été malvenus de sopposer à sa démarche. Navaient-ils pas prêché par lexemple ? Leur grande maison en surplomb de la rivière, où la vue portait jusquà lhorizon loin-tain, où le rêve pouvait se projeter dans linfini, res-pirait lharmonie. Sa mère avait toujours été pré-sente pour les midis décole, pour les devoirs en fin daprès-midi, pour les larmes et les bobos. Cette vie assourdissante parfois, remplie de cris denfants heureux, avait été pleine de jours comblés. Mélissa sétait chamaillé avec ses deux frères et sa soeur, avait couru et inventé des mondes avec les nom-breux compagnons de leur âge, sétait ébrouée avec un papa tout sourire quand il était disponible. Ils avaient réussi leur vie. Même sils ne le montraient pas trop, ils éprouvaient une certaine fierté quelle veuille suivre leurs traces, pensa-t-elle.
Comme cadeau de mariage, ils avaient visé juste. Ils lui avaient offert une merveilleuse Coccinelle. Volkswagen la nommaitBeetleelle, Mélissa,. Et, disait rouler en Porsche. Bien entendu, sa merveille navait pas la vitesse ni la cherté de ces célèbres soeurs dadoption. Cependant, ce que Mélissa savait, cest que cétait Frédéric Porsche qui avait conçu cette automobile en 1934. Sa coccinelle figurait donc, pour Mélissa, dans la constellation Porsche, et elle sen tenait obstinément à cette
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