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La confession mexicaine

De
260 pages
À trente-cinq ans, Bernard Léry ne trouve plus de sens à sa vie facile de peintre de second ordre. En art, la tradition l'ennuie et l'abstraction lui paraît peu durable. Aime-t-il encore sa femme, Sabine ? Être un Occidental miné par la conscience : voilà son drame profond. Un jour, sans raison précise, il prend l'avion pour le Mexique. Ébloui par une nature exubérante, une humanité cruelle et surtout le commerce des dieux précolombiens, il se dissout dans ce mélange de passivité et d'éblouissements sans cesse renouvelés. Quand il en émerge, rien n'est résolu. Peut-être lui faut-il, intérieurement, tuer Sabine pour se retrouver. De son côté, la jeune femme, petite bourgeoise normale, est arrivée à la même conclusion : si Bernard mourait, elle qui a connu tous les dégo-ts et toutes les médiocrités, pourrait refaire sa vie. Ils se revoient au Mexique. Une certaine splendeur tellurique et mystérieuse les rassure-t-elle ? Ils réapprennent, humblement, à s'accepter : ils seront ce qu'ils ont toujours été, deux êtres parmi d'autres, à moins que le destin tragique...

Ce roman de l'insatisfaction - et aussi de foi dans l'image - Alain Bosquet l'a écrit de façon classique, concrète, harmonieuse et claire. Mais il a voulu que son unité s'accommode de ruptures de ton : à chaque chapitre son indépendance. Il réhabilite aussi, face aux innovations du roman, le droit à la légende et à la cosmogonie. La Confession mexicaine ajoute à toutes les préoccupations actuelles une conviction poétique qui prône peut-être un renversement des valeurs. C'est au lecteur d'inventer son Mexique.
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À trente-cinq ans, Bernard Léry ne trouve plus de sens à sa vie facile de peintre de second ordre. En art, la tradition l'ennuie et l'abstraction lui paraît peu durable. Aime-t-il encore sa femme, Sabine ? Être un Occidental miné par la conscience : voilà son drame profond. Un jour, sans raison précise, il prend l'avion pour le Mexique. Ébloui par une nature exubérante, une humanité cruelle et surtout le commerce des dieux précolombiens, il se dissout dans ce mélange de passivité et d'éblouissements sans cesse renouvelés. Quand il en émerge, rien n'est résolu. Peut-être lui faut-il, intérieurement, tuer Sabine pour se retrouver. De son côté, la jeune femme, petite bourgeoise normale, est arrivée à la même conclusion : si Bernard mourait, elle qui a connu tous les dégo-ts et toutes les médiocrités, pourrait refaire sa vie. Ils se revoient au Mexique. Une certaine splendeur tellurique et mystérieuse les rassure-t-elle ? Ils réapprennent, humblement, à s'accepter : ils seront ce qu'ils ont toujours été, deux êtres parmi d'autres, à moins que le destin tragique...


Ce roman de l'insatisfaction - et aussi de foi dans l'image - Alain Bosquet l'a écrit de façon classique, concrète, harmonieuse et claire. Mais il a voulu que son unité s'accommode de ruptures de ton : à chaque chapitre son indépendance. Il réhabilite aussi, face aux innovations du roman, le droit à la légende et à la cosmogonie. La Confession mexicaine ajoute à toutes les préoccupations actuelles une conviction poétique qui prône peut-être un renversement des valeurs. C'est au lecteur d'inventer son Mexique.