La cuisse de Kafka

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Au lendemain d'un tremblement de terre, Mina Baïlar quitte son pays et débarque à Paris avec un manuscrit pour tout bagage. Sans ressources, et parce qu'il faut bien «gagner sa tombe», elle accepte un emploi dans un centre d'accueil pour jeunes en détresse.
La survie assurée, l'esprit renaît chez Mina, des bribes d'enfance ressurgissent : sa sélection dans l'équipe des célèbres gymnastes roumaines ; les lectures de Mme Tobias, une Parisienne échouée aux portes de l'Orient ; l'amour d'un étrange Tzigane ; le harcèlement des censeurs omniprésents qui la poussaient vers la folie ; les moments d'extrême solitude où ne lui restait plus qu'un seul mot - un mot qui n'était ni malade mentale, ni tortionnaire, ni traître, ni fonctionnaire, un mot qui faisait battre mon coeur et remplissait mes poumons : liberté.
Et voilà qu'en exil, la jeune fille qui rêvait en français, se voulait poète et se croyait sortie de la cuisse de Kafka, intéresse un éditeur. Cette fois, Mina découvre le monde littéraire, rend visite à Ionesco, croise Cioran. Reste à l'estampiller «romancière dissidente» et sa carrière est lancée. Mais la révolte court dans les veines de Mina ; elle se joue des limites et des rôles imposés, et file vers son destin : écrivain.

Poignantes ou cocasses les aventures de Mina Baïlar racontent le désir et la vie prodigués par l'écriture, mais aussi par les mots d'une langue étrangère - ce français que l'auteur a fait sien depuis toujours.


Née en Transylvanie dans une famille pluriculturelle, anthropologue, poète et romancière francophone, Maria Maïlat vit à Paris depuis 1986. Quitte-moi, son dernier roman, est paru chez Fayard en 2000.
Publié le : mercredi 19 février 2003
Lecture(s) : 11
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213683089
Nombre de pages : 286
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Au lendemain d'un tremblement de terre, Mina Baïlar quitte son pays et débarque à Paris avec un manuscrit pour tout bagage. Sans ressources, et parce qu'il faut bien «gagner sa tombe», elle accepte un emploi dans un centre d'accueil pour jeunes en détresse.
La survie assurée, l'esprit renaît chez Mina, des bribes d'enfance ressurgissent : sa sélection dans l'équipe des célèbres gymnastes roumaines ; les lectures de Mme Tobias, une Parisienne échouée aux portes de l'Orient ; l'amour d'un étrange Tzigane ; le harcèlement des censeurs omniprésents qui la poussaient vers la folie ; les moments d'extrême solitude où ne lui restait plus qu'un seul mot - un mot qui n'était ni malade mentale, ni tortionnaire, ni traître, ni fonctionnaire, un mot qui faisait battre mon coeur et remplissait mes poumons : liberté.
Et voilà qu'en exil, la jeune fille qui rêvait en français, se voulait poète et se croyait sortie de la cuisse de Kafka, intéresse un éditeur. Cette fois, Mina découvre le monde littéraire, rend visite à Ionesco, croise Cioran. Reste à l'estampiller «romancière dissidente» et sa carrière est lancée. Mais la révolte court dans les veines de Mina ; elle se joue des limites et des rôles imposés, et file vers son destin : écrivain.

Poignantes ou cocasses les aventures de Mina Baïlar racontent le désir et la vie prodigués par l'écriture, mais aussi par les mots d'une langue étrangère - ce français que l'auteur a fait sien depuis toujours.

Née en Transylvanie dans une famille pluriculturelle, anthropologue, poète et romancière francophone, Maria Maïlat vit à Paris depuis 1986.
Quitte-moi, son dernier roman, est paru chez Fayard en 2000.
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