La disparue du bain turc

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Une des figurantes du BainTurc fait des siennes, tant au Louvre que lors des incarnations reproduisant le célèbre tableau au" Regard Mis à Nu". Bon, mais qu'est-ce, le "Regard" etc. ? Un établissement mi-plaisir mi-recherche fondamentale créé par Lyane de Blancseing, pulpeuse sexologue. Alerté par son ancien condisciple de l'École pour Autocrates Nantis (ÉNA), Constantin des Saussaies, patron du DID (Défense et Illustration des Distraits, en réalité : département des "Dossiers d'Intérêt Douteux"), Cyrille Fontdeverge, justicier somatiquement intuitif entre en lice… Sévissent aussi les atypiques A.T. (Anti-Terrestres), tels Antélope Nejknoï et Aïkido !… Ah, n'allons pas oublier Wanda Matâri, secrétaire mûrissante de Constantin, ni surtout (c'était l'impasse !)...
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748114522
Nombre de pages : 265
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La disparue du bain turc
Georges Richardot
La disparue du bain turc
ROMAN
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748114531 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748114523 (pour le livre imprimé)
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PERSONNAGES
CYRILLE FONTDEVERGE (C.F.) : Énarque, manager lointain mais diaboliquement efficace du holding "THE INTERNATIONAL STUD", ex "LE CLOU GAULOIS", et, surtout, comme nul ne sau rait l’ignorer, du moins sans goût prononcé de la pro vocation, investigateur et justicier légendaire. CONSTANTIN DES SAUSSAIES (C.D.S.), alias 1 DOC LE DISTRAIT (D.L. ) : ancien condisciple de Cyrille, agent tellement secret qu’il ne cesse de s’y prendre les pieds luimême. Anime le DID : officiel lement "DÉFENSE ET ILLUSTRATION DES DIS TRAITS", dans la réalité : département des "DOS SIERS D’INTÉRÊT DOUTEUX". LYANE DE BLANCSEING (avec un Get point équivalent) : jeune sexologue, belle comme un le ver de soleil par temps clair et léger vent d’est domi nant. A ouvert, pour ses expérimentations, un éta blissement d’un genre particulièrement spécial : LE REGARD MIS À NU, qu’elle anime d’une main ex perte derrière l’indolence de façade. ADRIEN CEDIK : jeune chômeur désinvolte, suspect d’office, et de tout ce qui peut donner matière à suspicion.
1. Aux lieu et place de D.D., déjà pris et de D.L.D., ressemblant trop à TNT
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AÏKIDO, alias LE NIPPON : A.T. (AntiTer restre), en mission (antiterrestre). ANTÉLOPE NEJKNOÏ : congénère du précé dent. Se présente comme une journaliste esthète (et exotique à s’en lécher impatiemment le bout des doigtsavant de tourner la page). AGLAË, alias "LA SERVANTE DE HAREM", d’après l’inoubliable chefd’œuvre du sieur PAUL DESIRÉ TROUILLEBERT. HELOÏSE : jeune et méritante étudiante et figu rante (ça se chanterait comme rien !) du "BAIN TURC", second chefd’œuvre, celuilà d’une autre célébrité, d’envergure presque comparable à la précédente : le non moins sieur DOMINIQUE INGRES. WANDA MATÂRI (W.M.), redoutable Directrice du secrétariat privé, voire spécialement particulier, de CONSTANTIN DES SAUSSAIES.
Plus un lot de comparses, généralement, et non sans une complaisance sénile, choisis dans le beau sexe, tels les personnages du "BAIN TURC" et de "L’ODALISQUE À L’ESCLAVE" (du non moins précité), quelques affriolantes et fort coopératives secrétaires et soubrettes, une bibliothécaire, par une exception confirmant la règle assez dénuée d’intérêt, d’obscurs et fugitifs (qui s’en plaindra ?) Antiter restres, dont un barman, etc.
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Quiconque n’a eu le privilège de contempler Cy rille Fontdeverge en phase de repos peut difficile ment imaginer la charge émotionnelle du spectacle ! Mais estce la peine d’en finaliser la description ? Certes : ne nous fautil pas songer aux nouvelles couches de nos lecteurs, adolescents enfin libérés des affres aliénantes de l’acné, étrangers des rares natio nalités où nous ne sommes pas encore traduits ac cédant enfin à une possession de notre langue suf fisante pour en apprécier les fleurons les plus fruc tifères ?Quant aux autres, nos fidèles et loyaux habitués, ils auront latitude de survoler ce passage, au demeurant aérien à souhait, à moins, bien sûr, qu’en esthètes insatiables, ils ne préfèrent se repaître du plaisir de vérifier combien, à chaque publication, nous savons renouveler la forme de ce qui est devenu pour nous un exercice de style à la mesure de notre virtuosité !
Cette fois, comment allonsnous formuler l’évi dence ? Tenez, nous énoncerons que Cyrille Font deverge est beau comme une pub, ou, mieux, le gré de ses caprices aidant, comme un florilège de ces images idéalisées dont nous abreuve un écran télé visuel jaloux de créer sa propre mythologie : pour
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ne parler que de ses dominantes les plus spécifique 2 ment connotées : une ligne de Cardin , un zeste de 3 Matra ! À l’orée de cette nouvelle aventure, nous le re trouvons en état de nature  certaines nudités sont elles rien d’autre que pure harmonie, à contempler les yeux miclos, sans troubles de conscience, sinon de l’inconscient ? Un de ses bras musclés gît au flanc de son flanc imberbe, l’autre amène la main manucurée sur le torse coulé quasiment (et méta phoriquement) dans le bronze. Les cheveux soyeux s’attardent sur un magnifique front de penseur à la limite instable de la saturation. Pour l’instant, les yeux vifs se contentent d’entretenir en leur sein viril la veilleuse d’une flamme incandescente bien qu’en sommeil. Le nez aquilin domine sans morgue (ni morve) une bouche sensuelle, attendant sereinement on ne sait quelle suprême initiation gustative, dans les teintes douces, tel le coucher de soleil juste as souvi des résonances, allant s’estompant, d’un long et fertile jour d’été. Le menton est ourlé à la perfec tion. Les épaules sont larges, les hanches étroites, les cuisses puissantes mais fermes, les genoux galbés à l’ancienne, les mollets robustes polis à la grecque (et à l’huile de santal), les pieds agiles, se résignant avec une grâce bénévolente à l’immobilité où pour les besoins de la cause nous les maintenons momen tanément. Nous aurons gardé pour la fin (in cauda, etc., d’ailleurs l’expression est tout à fait de circons tance !) le sexe, joliment blotti au creux d’une toison fleurant bon le propre et le vétiver. Mais, l’ayant ainsi pudiquement évoqué, nous éviterons de nous y étendre, n’étant pas sans craindre que les accents purement esthétiques que cette audace ne
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