La douceur de vivre

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Après la perte de son enfant et le départ de son mari, Cécile
sombre peu à peu.



Après la perte de son enfant et le départ de son mari, Cécile
sombre peu à peu. La folie la guette et l’envie d’en finir est
tenace. Pourtant, Sauveur est présent sur le lieu du drame
et pourrait être un espoir pour cette jeune femme. Mais
Cécile n’est pas prête pour une nouvelle vie. Elle s’apprête
à la vengeance.


Ira-t-elle jusqu’au bout de ce projet ? Le pardon est-il possible ? Elle y répondra à sa manière car une minute, une
heure, une journée peuvent tout changer dans la destinée
d’un être.

Publié le : jeudi 1 janvier 2009
Lecture(s) : 9
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782951446779
Nombre de pages : non-communiqué
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Extrait :

Le tocsin retentissait dans tout le bourg. Cécile et Antoine, éperdus de douleur, l’un à côté de l’autre, mais si loin déjà l’un de l’autre, suivaient ainsi que la famille le corbillard qui s’acheminait lentement vers le cimetière. Les passants se découvraient à leur passage, car c’était une famille de notables depuis des générations. Beaucoup avaient travaillé pour eux par le passé. Un immense respect se lisait sur le visage des habitants. La mairie avait mis le drapeau en berne. Arrivés au cimetière, le prêtre fit un court sermon. Quand le cercueil fut prêt à être enterré, Cécile poussa un cri et s’élança. Un des fossoyeurs la retint. Elle hurlait et offusqua la famille de son mari qui, elle aussi, déjà en sourdine, la rendait responsable de ce désastre. Cette détresse sincère spontanée émut en revanche le petit peuple amassé un peu plus loin et plus d’une mère de famille se mit à pleurer. Cécile ne tenait plus debout. Elle voyait les regards courroucés de la famille, mais elle s’en fichait. Elle n’avait plus aucune dignité ; elle avait besoin de hurler pour faire sortir cette douleur de sa poitrine, en vain. Un médecin appelé en toute hâte fit boire à Cécile une solution calmante. Peu à peu, elle arrêta de gesticuler et resta tel un pantin dans les bras du médecin. Elle ne voyait plus rien, elle ne sentait plus rien. Les gens devenaient flous, ses pensées étaient en train de chavirer comme son âme.
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