La fleur de la vengeance - Un coeur à l'épreuve (Harlequin Prélud')

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La fleur de la vengeance, Margaret Way

Depuis des années, Rolfe cherche le moyen de venger sa famille, ruinée quand il était enfant par les manigances des riches et cyniques Moreland. Il pense donc toucher enfin au but lorsqu’il réussit à se faire inviter, sous une fausse identité, à l’une de leurs réceptions. Là, sous les lustres brillants du bal, il sait qu’on va lui présenter Cecile, la petite-fille adorée du patriarche des Moreland, l’héritière chérie qu’il a décidé de séduire et de détruire pour atteindre, à travers elle, tout le clan. Mais les choses se compliquent à l’instant même où son regard se pose sur Cecile. Car celle-ci a tout pour rendre fou de désir n’importe quel homme et Rolfe se sent lui-même prendre feu pour elle. Soudain, sa détermination vacille. Lui qui était venu en prédateur comprend qu’il n’arrive déjà plus à haïr Cecile Moreland. Une faiblesse qui risque de lui faire perdre le contrôle de la situation...

+ 1 ROMAN REEDITE OFFERT : Un cœur à l’épreuve, Jan Freed

Secrètement amoureuse depuis des années de Cameron, son meilleur ami et associé, Elizabeth Richmond ne supporte plus de n’être à ses yeux qu’une « bonne copine ». Il est temps qu’elle prenne sa vie en main…

Publié le : samedi 1 mars 2008
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280262958
Nombre de pages : 640
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Chapitre 1

Moreland Mansion, Darwin
Territoire du Nord, Australie

Assise à sa coiffeuse, Cecile Moreland mettait une touche finale à sa tenue de demoiselle d’honneur, ajustant sur ses cheveux une couronne de fleurs et de feuilles en soie parsemées de gouttes de cristal. Sa propre fébrilité lui permettait d’imaginer l’impatience de Sandra au matin de ses noces avec Daniel.

Sandra n’aurait pu rêver meilleures conditions météorologiques pour son mariage, ni cadre plus magnifique. Au sein de l’immense parc, le ciel bleu cobalt, la chaleur agréablement tempérée par une légère brise marine, les parterres flamboyant de fleurs chamarrées composaient un décor idyllique. Des perroquets multicolores zébraient de traits lumineux la haute voûte de feuillage qui reliait les monumentales grilles en fer forgé et l’imposante demeure.

La jeune femme retint les larmes d’émotion qui menaçaient de la submerger… et de gâter son maquillage. Elle ne parvenait toujours pas, cependant, à surmonter le profond sentiment de stupeur mêlée de gratitude qui s’était emparé d’elle quelques mois plus tôt, lorsque Daniel, dont elle avait ignoré jusqu’à l’existence, s’était révélé être un Moreland ! Son cousin germain, qui plus est !

Ils avaient un grand-père en commun, Joel Moreland, que l’on surnommait dans tout le Territoire du Nord « l’homme aux doigts d’or » ou « Midas », en référence à ce héros de la mythologie dont Bacchus avait exaucé le vœu, lui donnant le pouvoir de transformer en or tout ce qu’il touchait. Il s’était avéré que Daniel était le fils de Jared, un oncle de Cecile qui avait trouvé la mort dans un étrange accident. Il s’était tué lors du rodéo annuel d’Alice Springs, alors qu’il était dans la force de l’âge et que Daniel était encore dans le ventre de sa mère. Jared avait-il été au courant de cette grossesse ? Personne ne le saurait jamais. En revanche, tout le monde s’accordait à penser qu’il aurait été absolument incapable d’abandonner la mère de son enfant.

Dans ce contexte, la rencontre de Daniel et Sandra offrait un bel exemple des heureuses coïncidences qui président aux destinées humaines. S’il existait deux personnes au monde qui méritaient d’être heureuses, songea Cecile, c’étaient bien ces deux êtres, dont l’enfance avait été, pour l’un comme pour l’autre, traversée d’épreuves.

A présent satisfaite de l’image que lui renvoyait son miroir, Cecile se leva de sa chaise en bois doré et, tout en fredonnant La Marche nuptiale de Mendelssohn, lissa de la main la superbe robe longue à bustier en soie et satin dont l’étoffe chatoyante, d’un doux gris perle, froufroutait à chacun de ses mouvements. La tenue de Melinda, première demoiselle d’honneur et ancienne camarade de faculté de Sandra, serait d’un rose soutenu. Quant aux deux autres demoiselles, Eva et Denise, la première serait vêtue de jaune et la seconde de violet foncé, une harmonie de teintes où Sandra avait tenté de reproduire le plumage des perruches d’Alexandra, ses oiseaux préférés. Pour les couronnes qui ornaient les chevelures brunes de ses quatre demoiselles d’honneur et sa propre chevelure blonde, elle s’était inspirée de la variété infinie de fleurs sauvages qui éclosent après la pluie dans le Centre Rouge, la région désertique du centre de l’Australie où elle était née. Les cinq jeunes femmes s’étaient réunies pour décider de leur toilette lors d’un joyeux week-end passé à Moondai, le ranch qui appartenait à la famille de Sandra depuis des générations et que son grand-père Rigby Kingston lui avait légué. Cecile avait été touchée que Sandra lui propose de faire partie de son escorte, alors qu’elles ne se connaissaient que depuis peu. Mais elles avaient tout de suite sympathisé. N’était-ce pas là l’essentiel ?

*  *  *

Cecile se dirigea vers le balcon qui donnait sur le parc où avaient été dressées trois gigantesques tentes dont les pans étaient maintenus ouverts par de larges rubans roses. L’une d’entre elles abritait le buffet salé, une autre le bar, et la troisième les desserts et le café. Des centaines de tables et de chaises blanches décorées de nœuds en soie ivoire étaient disposées sur la pelouse fraîchement tondue qui descendait en pente douce jusqu’à un petit étang naturel dont les eaux scintillaient sous le soleil tropical, au milieu d’une profusion d’arums blancs et d’iris du Japon. La jeune femme y repéra le couple de cygnes noirs qu’elle avait toujours connus là, baptisés Apollon et Daphné, bien que la femelle ne se soit pas transformée en laurier pour échapper aux avances de son compagnon.

La cérémonie proprement dite devait se tenir non loin de là, dans une clairière bordée d’énormes massifs d’hortensias bleus, où se dressait une maisonnette d’été au charme exotique avec son toit construit sur le modèle des pagodes. Son refuge quand elle était petite, se rappela avec émotion Cecile. C’était dans ce lieu magique que serait célébré aujourd’hui le mariage de Daniel et Sandra.

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