La guerre sans non

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Il s'agit d'un roman de politique-fiction qui raconte l'histoire de Boris, savant russe un peu naïf, créateur d'une nouvelle arme révolutionnaire permettant de manipuler le cerveau humain. Et dont certains vont s'emparer après de nombreuses péripéties pour faire basculer le fragile équilibre du monde. C'est aussi une aventure humaine, celle de Boris et Tatiana, qui vont lutter jusqu'au bout contre ceux qui veulent que les hommes deviennent des pantins entre leurs mains perverses. Thriller, suspense, le lecteur est tenu en haleine jusqu'à la dernière page...
Publié le : mercredi 15 juin 2011
Lecture(s) : 65
EAN13 : 9782748107906
Nombre de pages : 305
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La guerre sans non
Robert Dargès
La guerre sans non
ROMAN
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2-7481-0791-8 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-0790-X (pour le livre imprimé)
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Lhistoire qui va suivre pourra vous paraître in-croyable, par certains côtés elle lest vraiment. Peu de personnes en ont eu connaissance, les mé-dias nen ont jamais parlé. Le secret en a été jalou-sement gardé durant quelques années mais peut-être était-il trop lourd. Il fallait pourtant quun jour on sache qui était ce Boris qui a failli faire basculer la face du monde à cause de la découverte de la chloro-métalline. Je ne le sais que trop bien, on va nier son existence et le nom de ce savant Russe un peu trop naïf ne sera sans doute jamais inscrit dans les livres dhistoire. Cest peut-être mieux ainsi, ce nest pas à moi à en juger, les politiques le feront à ma place. Malgré tout, il me paraissait nécessaire et indis-pensable que tous les habitants de cette petite pla-nète quon appelle la Terre sachent le danger qui a plané sur eux. Un danger insidieux, perfide, sour-nois, malsain, les qualificatifs ne manquent pas pour le désigner lorsquon sait que nos corps nétaient pas seuls visés mais aussi nos âmes Jai volontairement romancé toute cette histoire exceptionnelle (même si tous les faits sont rigou-reusement exacts) car je voulais également que lon puisse découvrir la magnifique histoire damour entre Boris et Tatiana qui en reste incontestablement le trait dunion. Les esprits matérialistes et carté-siens diront sans aucun doute que tout cela nest pas
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possible, pour ma part je sais quil sagit de la vérité qui aurait pu dun rêve un peu fou basculer dans le cauchemar le plus effroyable qui soit.
Pour des raisons de commodité la plupart des noms et quelques-unes des dates employées ont été modifiées mais les protagonistes se reconnaîtront sans aucun doute dans cette histoire Ceux qui sont encore vivants
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UN AMI
Boris se cacha rapidement lorsque lhomme qui le poursuivait passa devant lui. Son souffle était court. Il courait depuis trop longtemps. Très jeune, il nétait pas ce que lon pouvait appeler un athlète et il avait déjà plus dattirance pour les livres que les terrains de sport. Sa vie depuis plusieurs semaines avait été désar-ticulée, très exactement depuis cette fameuse décou-verte dont il portait tout le poids aujourdhui Il repensa avec nostalgie à toutes ces années de tranquillité, de sérénité, de sa vie de scientifique. A bientôt 30 ans, il avait connu une brillante carrière et il était lun de ces rares savants a avoir pu franchir les frontières pour développer ses connaissances chez celui qui demeurait lennemi de toujours malgré la nouvelle donne politique depuis le démembrement de ce qui restait de lex union-soviétique. Sa joie avait été immense après trois longues an-nées de revenir au pays de ses parents, dans cette pe-tite ville de Russie soviétique où il avait vu le jour, VOLKHOV, à une centaine de kilomètres à lest de LENINGRAD où il vivait en toute quiétude jusquà ce 03 juin. La réalité lui revint brutalement lorsquil aperçut au bout de la rue LENINE, son poursuivant qui était désormais accompagné de deux acolytes.
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Il fallait fuir, courir vite, très vite et séchapper de ce qui allait sans doute redevenir un enfer comme celui quil avait vécu depuis le début de cette inter-minable journée. Boris sortit de la porte cochère der-rière laquelle il sétait abrité, laquelle ne pouvait pas le cacher suffisamment lorsque les hommes du KGB passeraient devant lui. Le jeudi était jour de marché et il pouvait tenter de se mêler à la foule mais son instinct de conservation mêlé à une peur farouche le fit prendre inconsidéré-ment les jambes à son cou. Lun des hommes, le plus grand des trois qui res-semblait à un ours des Carpates par sa corpulence démesurément impressionnante le vit aussitôt. Il courut à perdre haleine, la tête vide, il ne fallait pas quils puissent larrêter de nouveau. Quelques dizaines de mètres le séparaient de ses poursuivants. Il entra dans un dédale de petites ruelles et crut les perdre un instant mais le géant était toujours à ses trousses, tel un chien pistant sa proie, attendant le moment où il pourrait enfin le débusquer. Boris allait atteindre un groupe de jeunes enfants qui sortaient de lécole lorsquil entendit claquer une première balle qui le frôla avant daller exploser le pare-brise dune voiture stationnée à quelques pas. Il marqua un temps darrêt : Comment pouvait-on tirer sur un homme au milieu dune foule dinnocents au risque de les blesser ou de les tuer ! Il nétait pas préparé à une telle violence.
Puis ce fut la panique, les femmes, les enfants crièrent affolés. Comme au ralenti, dans un mauvais film de série noire, Boris vit un enfant près de lui qui pleurait. Un petit blond qui devait avoir au plus six ans, de ses grands yeux bleus perlaient des larmes qui coulèrent le long de ses joues rondes dinnocence.
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