Là-Haut

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Là-haut traite de l’amour inconditionnel d’une mère vivant dans un hameau dépeuplé des montagnes pour son fils qui rentre occasionnellement de « Là-bas », la ville voisine. Un récit délicat, d’une grande finesse psychologique. 

Publié le : mercredi 27 janvier 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782014017564
Nombre de pages : 40
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Nouvelle parue pour la première fois en chinois dans la revue La Cité des Fleurs, en 2002, sous le titre Shàngbian (上边).
Tous droits réservés. © The Organization Committee of China International Translation Contest. © Hachette Livre, collection Ming Books, pour l’édition française, 2015.
Cette nouvelle a remporté le deuxième prix du concours international de traduction littéraire organisé par China Book International, l’Association chinoise des traducteurs et l’Association chinoise des écrivains, à Pékin en 2013.
Couverture : Enora Denis ISBN : 978-2-01-401756-4
Ceux qui venaient d’ailleurs… Comment dire ? Ceux qui venaient d’ailleurs trouvaient tous que « Là-haut » était un bien bel endroit, et qu’il était inconcevable que ses habitants déménagent « Là-bas ». Liu Zirui et sa femme étaient différents des autres. Les autres avaient tous fini par déménager. Là-haut, il ne restait plus qu’eux, deux veilleurs abandonnés au chevet de ces bâtisses désertées. Les maisons ne vivent qu’à condition d’être habitées, c’est bien connu. Sans occupant, elles se délabrent rapidement. Dans les premiers temps, ceux qui avaient quitté le hameau étaient restés très attachés à leur maison. Ils en avaient soigneusement muré portes et fenêtres, et revenaient souvent y jeter un coup d’œil. Un lien sentimental subsistait encore. Puis, petit à petit, elles étaient tombées en ruine à leurs yeux. C’était d’abord une fuite qui s’était déclarée dans le toit, et l’eau qui s’infiltrait avait creusé son trou. Mais plus personne n’habitait ici, alors qu’importait la fuite. Le trou s’était progressivement élargi et le toit avait fini par s’écrouler. De régulières, leurs visites s’étaient faites rares, trop occupés qu’ils étaient à gagner leur vie Là-bas. Certains possédaient tout de même encore quelques lopins de terre, de-ci de-là, éparpillés dans la montagne. Mais si, au début, ils remontaient encore pour les cultiver, ils avaient cessé de venir au bout de quelque temps. Ainsi, Là-haut s’était dépeuplé. À la stupéfaction générale, cependant, le couple Liu n’était pas parti vivre Là-bas. Les étrangers de passage furent encore plus surpris. Ce hameau haut perché tombait en ruine, mais cet état de délabrement semblait lui conférer tout son charme et sa beauté. Et, au sein de cette vétusté charmante, de cette désolation pittoresque, on découvrait avec stupéfaction qu’un couple – de personnes âgées de surcroît – demeurait encore là-haut. Dans ce village nimbé d’une aura de mystère, ils semblaient exceptionnels – et pas uniquement parce que leur fils, devenu citadin, travaillait 1 désormais à Taiyuan .
Notes 1. Taiyuan est la capitale de la province du Shanxi.(Toutes les notes sont de la traductrice.)
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