La Nuit du henné

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L’histoire de Maria et Maâmar, un jeune couple dans l’Algérie des années 80, celle du socialisme finissant, de la crise des logements et de la répression sexuelle.

Dans ce décor où différentes générations se côtoient, Maria et Maâmar partent passer leur lune de miel au bord de la mer. Maâmar est une sorte de « macho » amateur de masques, ceux que l’on utilise pour dissimuler ou inventer la réalité. Cynique ou naïf (peut-être les deux), condescendant avec son épouse, il est pétri de contrastes et de contradictions, représentant en cela toute une génération et toute une époque qui s’achève. Maria est charmante, douce, tendre, positive, simple. Maternelle avec son mari, elle agit en sainte, tout en attisant malgré elle la convoitise des hommes, qui la regardent et l’épient, telle une apparition bien charnelle sur cette plage où les deux époux passent leurs journées. Tout paraît normal. Pourtant le démon rôde, surtout la nuit, et le séjour du jeune couple se fait de plus en plus étouffant, oppressant.

Le roman prend alors des allures de conte fantastique et il faudra conjurer la superstition, qui n’est peut-être pas où on l’attend, afin que cette histoire simple ne devienne pas un cauchemar… Histoire d'une supercherie, La nuit du Henné est un roman au verbe direct et au réalisme cru, à l’humour acéré, au style fluide, vif et alerte, qui décortique la réalité pour mieux en jouer, qui perce les mystères du conscient et de l'inconscient des êtres, de leurs joies et de leurs peines, de leurs peurs et de leurs doutes, et, surtout, des superstitions où tout cela s'entremêle et se conjugue.

Analyse psychologique poussée, espace et temps revisités, humour cinglant, réalisme et fantastique… Et si La nuit du Henné était l’expression nouvelle d’un « réalisme magique » algérien ?

EXTRAIT

Maâmar Hbak est un homme heureux. Plus heureux que lui, il n’y a qu’un célibataire.

Célibataire, il ne l’est plus depuis moins de vingt-quatre heures. Il vient de convoler en justes noces avec la femme qu’il aime. Et qui l’aime. Ils s’aiment sans histoire. Ils ont bien parfois quelques petites scènes qui sont, les amoureux le savent bien, le sel de tout couple qui s’aime. Pour mieux s’aimer, n’est-ce pas, il faut, de temps en temps, se fâcher sans se quitter, se mâcher sans s’avaler, se griffer sans se déchirer.

Se donner l’illusion que tout peut s’arrêter d’un côté ou d’un autre, il n’y a rien de mieux pour souder un couple. C’est, du moins, l’opinion de Maâmar qui a appris de quelques vieux briscards que la meilleure façon de garder l’amour d’une femme est de lui donner l’impression qu’elle risque de le perdre chaque jour.
Publié le : vendredi 27 mai 2016
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782759901302
Nombre de pages : 210
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L’histoire de Maria et Maâmar, un jeune couple dans l’Algérie des années 80, celle du socialisme finissant, de la crise des logements et de la répression sexuelle.

Dans ce décor où différentes générations se côtoient, Maria et Maâmar partent passer leur lune de miel au bord de la mer. Maâmar est une sorte de « macho » amateur de masques, ceux que l’on utilise pour dissimuler ou inventer la réalité. Cynique ou naïf (peut-être les deux), condescendant avec son épouse, il est pétri de contrastes et de contradictions, représentant en cela toute une génération et toute une époque qui s’achève. Maria est charmante, douce, tendre, positive, simple. Maternelle avec son mari, elle agit en sainte, tout en attisant malgré elle la convoitise des hommes, qui la regardent et l’épient, telle une apparition bien charnelle sur cette plage où les deux époux passent leurs journées. Tout paraît normal. Pourtant le démon rôde, surtout la nuit, et le séjour du jeune couple se fait de plus en plus étouffant, oppressant.


Le roman prend alors des allures de conte fantastique et il faudra conjurer la superstition, qui n’est peut-être pas où on l’attend, afin que cette histoire simple ne devienne pas un cauchemar… Histoire d'une supercherie, La nuit du Henné est un roman au verbe direct et au réalisme cru, à l’humour acéré, au style fluide, vif et alerte, qui décortique la réalité pour mieux en jouer, qui perce les mystères du conscient et de l'inconscient des êtres, de leurs joies et de leurs peines, de leurs peurs et de leurs doutes, et, surtout, des superstitions où tout cela s'entremêle et se conjugue.

Analyse psychologique poussée, espace et temps revisités, humour cinglant, réalisme et fantastique… Et si La nuit du Henné était l’expression nouvelle d’un « réalisme magique » algérien ?

EXTRAIT

Maâmar Hbak est un homme heureux. Plus heureux que lui, il n’y a qu’un célibataire.

Célibataire, il ne l’est plus depuis moins de vingt-quatre heures. Il vient de convoler en justes noces avec la femme qu’il aime. Et qui l’aime. Ils s’aiment sans histoire. Ils ont bien parfois quelques petites scènes qui sont, les amoureux le savent bien, le sel de tout couple qui s’aime. Pour mieux s’aimer, n’est-ce pas, il faut, de temps en temps, se fâcher sans se quitter, se mâcher sans s’avaler, se griffer sans se déchirer.

Se donner l’illusion que tout peut s’arrêter d’un côté ou d’un autre, il n’y a rien de mieux pour souder un couple. C’est, du moins, l’opinion de Maâmar qui a appris de quelques vieux briscards que la meilleure façon de garder l’amour d’une femme est de lui donner l’impression qu’elle risque de le perdre chaque jour.
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