La passion des nomades

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Publié le : mardi 2 septembre 2014
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EAN13 : 9782924186572
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Daniel Castillo Durante
La Passion des nomades roman
Là côEcTîôN
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Eŝhé Côf,Tu ne mourras pas, ôûvééŝ. Ségîô Kôkîŝ,Les amants de l’Alfama, ôà. Ségîô Kôkîŝ,L’amour du lointain, Èçî é àgé éŝ éxéŝ. Ségîô Kôkîŝ,L’art du maquillagé, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Errances, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Le fou de Bosch, ôà. Ségîô Kôkîŝ,La gare, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Le magicien, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Le maître de jeu, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Negão et Doralice, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Le pavillon des miroirs, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Le retour de Lorenzo Sánchez, ôà. Ségîô Kôkîŝ,Saltimbanquesŝûîvî éKaléidoscope brisé, ôàŝ. Ségîô Kôkîŝ,Un sourire blindé, ôà. AÈé Làûîé,Le jardin d’attente, ôà. AÈé Làûîé,Mer intérieure, ôà. HÈèé Rîôûx,Les miroirs d’Éléonore, ôà.
La passion des nomades
Du même auteur
Du stéréotype à la littérature, éŝŝàî, MôÈà, XYZ Èîéû, 1994 (Pîx Vîçô-Bàbéàû 1995 é ’AçàÈîé éŝ ééŝ û QûÈbéç). Ernesto Sábato. La littérature et les abattoirs de la modernité, éŝŝàî, Fàçfô/Màî, Ibéôàéîçàà, 1995. Sade ou l’ombre des Lumières, éŝŝàî, Néw Yôk/àîŝ, éé Làg, 1997. Les foires du Pacifique, ôà, Hû, Véŝ ’Oûéŝ, 1998 (Pîx îÈàîé Lé Dôî 1999). Los vertederos de la postmodernidad. Literatura, cultura y sociedad en América Latina, éŝŝàî, MÈxîçô, Dîéççîó é Lîéàûà. Uîvéŝîà Aûóôà é MÈxîçô, 2000. Les dépouilles de l’altérité, éŝŝàî, MôÈà, XYZ Èîéû, 2004 (Fîàîŝé àû Pîx Ràyô-Kîbàŝky 2004-2005 û CRSH). La passion des nomades, ôà, MôÈà, XYZ Èîéû, 2006 (Pîx Tîîû 2007). Un café dans le Sud, ôà, MôÈà, XYZ Èîéû, 2007 (îx é à SôçîÈÈ éŝ Èçîvàîŝ fàçôPhôéŝ ’AÈîqûé 2008). Littérature, culture et société en Amérique latine. Les dépotoirs de la postmodernité, éŝŝàî, QûÈbéç, éŝŝéŝ é ’UîvéŝîÈ Làvà, 2008. Ce feu si lent de l’exil, ôà, MôÈà, XYZ Èîéû, 2009. Le silence obscène des miroirs, ôà, MôÈà, LÈvéŝqûé Èîéû, 2011.
Daniel Castillo Durante
La passion des nomades
roman
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada CàŝTîô DûàNTE, DàNîE Là Pàŝŝîô éŝ ôàéŝ : ôà (îŝé éûx) Éîîô ôîgîàé : MôÈà : XYZ Èîéû, 2006. ûbîÈ â ’ôîgîé àŝ à çôéçîô : Rôàîçhéŝ. ISBN 978-2-924186-56-5 I. Tîé. II. Côéçîô : îŝé éûx (MôÈà, QûÈbéç). S8555.A78537 2014 C843’.54 C2014-941252-5 S9555.A78537 2014
LÈvéŝqûé Èîéû ééçîé é Côŝéî éŝ Aŝ û Cààà (CAC) é à SôçîÈÈ é ÈvéôPPéé éŝ ééPîŝéŝ çûûééŝ û QûÈbéç (SODEC) é éû ŝôûîé fîàçîé.
© LÈvéŝqûé Èîéû é Dàîé Càŝîô Dûàé, 2014
LÈvéŝqûé Èîéû 11860, ûé Gûéî MôÈà (QûÈbéç) H4J 1V6 TÈÈPhôé : 514.523.77.72 TÈÈçôPîéû : 514.523.77.33 Côûîé : îfô@évéŝqûééîéû.çô Sîé Iéé : www.évéŝqûééîéû.çô
é DÈPÔ Ègà : 3 îéŝé 2014 Bîbîôhèqûé é Açhîvéŝ Cààà Bîbîôhèqûé é Açhîvéŝ àîôàéŝ û QûÈbéç ISBN 978-2-924186-56-5 (Èîîô PàPîé) ISBN 978-2-924186-57-2 (Èîîô ûÈîqûé)
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ôûçîô : Jàçqûéŝ Rîçhé CôçéPîô gàPhîqûé é îŝé é Pàgéŝ : ÉîŝçîP é. Iûŝàîô é à çôûvéûé : Aà Hîçkŝ | Déàŝîé.çô hôôgàPhîé é ’àûéû : Màîé Dôyô
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Mort du consul Juan Carlos Olmos au Québec Vers la fin de l’après-midi d’une journée particulièrement chaude, on vit le consul au bord du lac. Il était dans un endroit où l’à-pic des collines oblige les maisons à se tenir loin de l’eau. Concentré dans la lecture d’un livre, il donnait l’impression d’être tout à fait à l’aise dans la solitude des montagnes. Le geste enthousiaste de bienvenue, ou peut-être de reconnaissance, qu’il fit soudainement avec la main déployée attira l’attention des estivants sur la rive opposée. La seule plage de sable du lac s’y trouve, dans une baie peuplée de sapins. Au moment d’abandonner sa chaise longue posée à même l’embarcadère, plus d’un regard oisif l’accompagna jusqu’au sommet de la falaise. Indifférent à la curiosité que son attitude éveillait, il se mit à gravir l’escalier en fer, tortueux et abrupt, qui conduit au chalet. À partir de là, les témoi-gnages divergent. Pendant les dernières marches, le fonctionnaire —vu de dos— aurait ralenti sous le poids d’une menace située en dehors du champ de vision des spectateurs ; d’autres prétendent que l’escarpement du talus sur lequel s’accroche l’escalier serait de nature à faire fléchir des jambes beaucoup plus jeunes que les siennes. Il y en a même qui suggèrent une insuffisance cardiorespiratoire, eu égard aux symptômes d’étouffement ayant gagné, paraît-il, son corps à la fin de l’ascension. En revanche, une fois sur la terrasse donnant accès à la propriété, tous s’accordent pour dire que ses pas furent de nouveau ceux d’un homme habitué à aller de l’avant. Or, tout à coup, devant la porte principale,
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il tourna les talons, accusant l’impact de trois détonations dans le dos. Les tirs seraient venus de l’intérieur, bien que les arbres touffus entou-rant la maison empêchent de l’affirmer. Aussi, les témoins soulignent-ils que le diplomate marcha en titubant jusqu’à une balustrade en bois, et, tout comme un pantin qui cherche en vain à s’approprier les fils qui l’animent, il se précipita dans le vide.
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