La polka des canons

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En mai 1871, un des insurgés qui fusillaient les otages relevait le canon de son chassepot. Interrogé plus tard, il déclara : " Ma balle a fait un trou dans le ciel. " La Commune de Paris a fait un trou dans le ciel...

La Commune de Paris fut l'un des plus sanglants tumultes de notre histoire. Crise révolutionnaire, crise patriotique, crise sociale, elle devait servir après son écrasement de guide au Lénine de la révolution soviétique de 1917. Fille de la révolution de 1789, elle est la mère de la révolution d'Octobre.

Ses hommes sont mal connus, déformés par la caricature ou l'ignorance, vénérés ou haïs. Qui étaient Verdaguez, le sergent insurgé de 88e qui cria le premier " Crosse en l'air ! " à Montmartre ? Et le Beau Varlin, Christ rouge ? Et Louise Michel, l'égérie de la révolution ? Et Delescluze qui mourut comme le député Baudin ? Et Rigault, Vidocq blanquiste ? En face c'était le génial et diabolique Thiers, le longiforme Jules Favre, Bismarck, l'homme seul. À Londres, Karl Marx qui n'était encore Marx que pour quelques-uns annonçait en vain le drame.

Un siècle plus tard, le tabou qui a longtemps pesé sur cette tragédie doit être secoué et rejeté par nos contemporains. Il est temps de prendre conscience de ce que furent cette grande et malheureuse époque, et ses hommes, avec tendresse et lucidité. Tous ceux qui grâce à Armand Lanoux, ont vécu la journée du 18 mars, connaîtront ses conséquences dramatiques en lisant " Le Coq rouge " qui paraîtra en septembre 1971.
Publié le : mardi 2 mars 1971
Lecture(s) : 35
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246135494
Nombre de pages : 498
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En mai 1871, un des insurgés qui fusillaient les otages relevait le canon de son chassepot. Interrogé plus tard, il déclara : " Ma balle a fait un trou dans le ciel. " La Commune de Paris a fait un trou dans le ciel...

La Commune de Paris fut l'un des plus sanglants tumultes de notre histoire. Crise révolutionnaire, crise patriotique, crise sociale, elle devait servir après son écrasement de guide au Lénine de la révolution soviétique de 1917. Fille de la révolution de 1789, elle est la mère de la révolution d'Octobre.

Ses hommes sont mal connus, déformés par la caricature ou l'ignorance, vénérés ou haïs. Qui étaient Verdaguez, le sergent insurgé de 88e qui cria le premier " Crosse en l'air ! " à Montmartre ? Et le Beau Varlin, Christ rouge ? Et Louise Michel, l'égérie de la révolution ? Et Delescluze qui mourut comme le député Baudin ? Et Rigault, Vidocq blanquiste ? En face c'était le génial et diabolique Thiers, le longiforme Jules Favre, Bismarck, l'homme seul. À Londres, Karl Marx qui n'était encore Marx que pour quelques-uns annonçait en vain le drame.

Un siècle plus tard, le tabou qui a longtemps pesé sur cette tragédie doit être secoué et rejeté par nos contemporains. Il est temps de prendre conscience de ce que furent cette grande et malheureuse époque, et ses hommes, avec tendresse et lucidité. Tous ceux qui grâce à Armand Lanoux, ont vécu la journée du 18 mars, connaîtront ses conséquences dramatiques en lisant " Le Coq rouge " qui paraîtra en septembre 1971.
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