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La Révélation de l'âme

De
148 pages

– On ne se serait pas déjà vu ? J'ai l'impression de vous connaître.
Il fronça les sourcils ne sachant quoi répondre. Il ne voulait pas lui dire son secret, un lourd silence régnait dans la pièce et il ne savait pas quoi faire.
– Voilà tout est en ordre, on peut y aller.
Le soulagement que John eut, il pouvait de nouveau respirer.
Heureusement que son ami avait interrompu ce moment si délicat.
Il l'aimait c'était sûr, mais il ne pouvait rien révéler de lui.


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Couverture

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-73081-7

 

© Edilivre, 2014

Hommage

Hommage

Je dédie ce livre à l’homme
qui est pour moi mon âme sœur,

Il m’a tout donné et tout appris,

Il sera gravé dans mon mémoire à tout jamais,

Décédé pour sauver son peuple.

Préface

1976

Un navire espion américain franchit la frontière Corée du Sud. Des hommes se cachent dans la forêt, parmi eux sont des indiens qui sont connus pour se fondent dans la nuit sans un bruit.

L’un du groupe, Stone, âgé de 33 ans se faufile dans une haie. Il regarda derrière lui, il voit ses collègues se faire capturer. Il ferma les yeux quelques secondes, ne respira plus quand les ennemis approchaient. De toute façon, si un asiatique le repérait, il lui trancherait la gorge avant qu’il ne donne le signal.

Il avait été formé pour cela, même s’il ne voulait pas être un soldat américain, on ne lui avait pas donné le choix.

Il attendit que le champs soit désert, il patienta une heure, quand il vit qu’il n’y avait plus de danger, il commença à observer où il se situait. Et comprit bien vite qu’il était seul.

Stone marchait lentement sans faire de bruit, il vit plus loin qu’il y avait une petite ferme, sa première pensée était de voler des vêtements, il ne devait pas se faire remarquer. Quelques traces de boue sur son visage et le tour étaient jouées. Il était devenu un simple paysan.

Cette ferme était à l’écart du village ce qui fit bien un avantage pour Stone. Il entendit du bruit et vit une jeune femme aller à la rivière.

– Judy fait attention, il parait que des américains sont ici !

– Oui maman, je me dépêcherais.

Stone la regardais de plus près, elle était menue, elle ne devait pas manger à sa faim, à voir ses vêtements, elle était vraiment très pauvre. Judy, un joli prénom, pensa-t-il.

Elle avait les cheveux long, noir, il la trouvait belle.

Il fut surpris quand il l’entendit chanter, elle avait une voix qui désarmerait n’importe quel soldat. Il n’avait pas remarqué qu’il l’avait suivit sans se cacher et quand il entendit un bruit d’avion, il sauta derrière un buisson.

Stone grogna de colère, à cause d’une femme, il avait faillit se faire repéré. Il est vrai que durant sa formation d’espion, il n’avait vu aucune femme. Combien de temps qu’il n’avait pas parlé avec une justement ? Mais il n’imiterait pas les blancs, ceux-ci quand ils envahissent une ville, ils allaient voir des femmes de mauvaise vie. Non, il n’aimait pas ces manières.

Il leva la tête du buisson et l’observa mieux. Que lui prenait-il ? Il avait une mission !

Au moment où il fit demi tour, il entendit un hurlement aigu, sans hésiter, il se jeta sur l’individu qui agressait Judy. La bataille fut rapide, Stone était entraîné et de plus à ce moment là, il avait justement besoin d’exercice. Il ne voulait pas le tuer, pas devant la jeune femme alors il l’assomma d’un coup de poing. C’était raté pour lui de ne pas se montrer, car quelques minutes après, les parents de Judy arrivèrent en courant. Il eut juste le temps de se cacher.

Judy était effrayée, ses vêtements étaient déchirés. Sa maman l’entoura de ses bras. Son père se précipita sur l’ennemi pour le tuer d’un coup de fourche. Stone avait eut raison de ne pas se montrer, il aurait subit le même sort, pensa-t-il.

L’homme tué fut enterré par le père de Judy, ils regardèrent partout et s’en allèrent.

Et maintenant Stones devait absolument rester discret, sinon sa mission serait ratée. Il se nourrit de racines et de fruits et réfléchit à ce qu’il devait faire. La nuit était tombée, il faisait froid mais Stones ne le sentait pas. Il était habitué aux désagréments de la nature.

Le lendemain matin, il fut réveillé par des petits craquements de branche, il se mit aux aguets.

C’était Judy. Elle s’approcha doucement vers la rivière, puis regarda les buissons. Elle savait où Stones était.

Que ferait-il si elle disait sa situation, la tuerai-t-elle ? Il ne pouvait pas.

– Je ne dirai à personne que vous êtes là. Je vous remercie de m’avoir sauvé la vie. Chuchota-t-elle.

Elle déposa quelques morceaux de viande, du pain et des fruits et s’en alla.

Stones attendit de ne plus la voir et s’approcha de la nourriture qu’elle lui avait donnée. Il mangea avec appétit et sourit. Cette femme avait du courage. Il l’admirait.

Les jours suivant, Judy revenait à chaque fois pour déposer de la nourriture et s’en alla aussi vite qu’elle était apparu. Durant ce temps, Stones avait accompli sa mission, et quand il allait dans les bois, il voyait tout ce que Judy lui offrait. A ce moment là, il prit une décision, il devait la voir, elle.

Le lendemain, il l’attendit près d’un arbre, Judy fut surprise de le voir, elle commença à rebrousser chemin.

– Non ne partez pas !

Stones alla à sa rencontre, ils étaient face à face. Elle ne dit pas un mot devant lui car elle était intimidée devant cet homme si imposant.

Il s’approcha lentement vers elle pour ne pas l’effrayer.

– Je m’appelle Stones. Je voulais vous remercier de votre…gentillesse.

– C’est moi qui vous remercie pour la dernière fois. Vous êtes américain, un espion ?

C’était plus une constatation qu’une question. Il ne lui répondit pas.

Ils allèrent se promener dans la forêt et apprirent à se connaître. Stones ne savait pas pourquoi il marchait avec cette jeune femme, mais il le faisait. Les jours suivant qu’ils se voyaient, ils apprirent à s’aimer, mais Stones ne se fit pas d’idée. Il devait bientôt repartir. Il lui resta peu de temps avec Judy, un avion passerait le chercher pour les informations qu’il savait.

Le dernier jour, Stones lui dit qu’il ne l’oubliera jamais, la jeune femme lui répondit la même chose, mais ne lui dit pas qu’elle était enceinte.

Ils s’embrassèrent une dernière fois et il disparut sans se retourner.

– Adieu mon amour, tu m’as laissé quelque chose de toi que je garderai précieusement.

Chapitre I

1999

Moundy se regardait dans un miroir et poussa un profond soupir. Elle s’observait et se vit différente des autres. Elle avait les cheveux noirs, les yeux marron qui parfois devenaient noir selon son humeur. Ses yeux, elle ne les aimait pas, souvent on s’était moqué d’elle et elle en avait souffert. Elle ne se rappelait plus bien de son enfance, elle avait été abandonnée la veille de Noël. Puis adoptée par une famille française. Elle voyait bien qu’elle ne ressemblait pas aux autres de son entourage. Elle s’était posée souvent la question pourquoi elle avait été faite comme cela. Et elle doutait aussi de ses vraies origines.

Elle pensa au temps où tout était merveilleux, où elle avait connu le vrai amour. Elle avait 23 ans. Elle ferma les yeux et se souvenait de lui.

C’était par une vision qu’elle l’avait rencontré pour la première fois. C’est vrai que cela paraissait étrange mais elle savait en elle que cela pouvait arriver. Elle avait vu son visage. Il avait l’air mystérieux et sauvage à la fois. Un regard transperçant qui cache un secret. Elle aurait voulut tout savoir mais elle savait qu’il le lui dirait un jour. Elle avait été impressionnée par ce visage qu’elle avait vu mais tout de suite elle sentit qu’elle l’aimait, qu’ils étaient destinés l’un à l’autre.

C’est alors qu’elle prit la décision de partir le trouver là où il était. Elle en fit part à ses parents, qui n’étaient pas d’accord. Pour les rassurer, elle leur dit qu’elle partirait en voyage organisé. Elle économisa de l’argent, et il lui fallut deux ans pour cela, travailler dur sans rien s’acheter, travailler pour un petit salaire car elle n’était pas qualifiée. Elle prit toutes ses économies pour ce voyage qu’elle espéra. Chaque jour elle sentait qu’elle se rapprochait de lui. Penser à cet homme qui l’attendait lui donnait du courage.

Ces deux ans, leur lien qui les unissait, qui se renforça et qui devenait plus fort. Bien sûr cela ne sera pas évident à le retrouver en Amérique mais elle savait qu’elle réussirait.

L’amour qu’ils se portaient était fort et elle n’avait pas peur de partir seule.

15 juin 2001

Elle prit le TGV tôt dans la matinée, ensuite l’avion pour arriver à Denver tard le soir. Avec le décalage horaire, Moundy avait trouvé le vol long. Les jours suivants, avec le groupe, ils suivirent le guide pour visiter le Grand Canyon, le Jardin des Dieux. Moundy était impatiente de pouvoir retrouver l’homme qu’elle aimait. Ils avaient commencé par visiter la réserve des Pueblos où elle fut bien accueillie. Ensuite ils traversèrent différents états. Le Colorado, l’Utah, le Wyoming et enfin le Dakota.

Le Dakota, là où est connu la réserve indienne Standing Rock.

Quand ils arrivèrent, le guide leur donna carte blanche pour toute la journée. Moundy commença à visiter les maisons et à acheter quelques bijoux. Les habitants sioux lui parlaient en anglais, elle leur répondit du mieux qu’elle pouvait car son anglais n’était pas fameux. Quand elle sortit d’une maison, elle heurta une personne et s’excusa. Lorsqu’elle leva la tête pour voir qui c’était, elle crut que son cœur s’arrêta. C’était lui. Il la regarda et on aurait pu croire que le temps resta figé entre eux.

Il fut le premier à parler en lui proposant un rafraîchissement dans un coin plus calme. Elle le suivit sans hésiter.

Il s’appelait Crow White, il avait 32 ans. Ils discutèrent un long moment, c’est comme cela qu’elle apprit qu’il était engagé à l’armée. Il avait commis une faute dans le passé, il avait le choix, l’armée ou la prison.

Pour Moundy, ce n’était pas un choix, dans les deux cas, il pouvait mourir, mais elle ne le lui dit pas.

Elle lui expliquait ses origines métisses, qu’elle était heureuse d’être venue ici car elle se sentait chez elle. Il parlait de la pauvreté de la réserve et de l’aide que les blancs leur avaient promis et qui ne viendrait jamais. La journée passa très vite et se mirent d’accord pour se revoir les jours suivants.

Le soir elle suivit son groupe pour aller à l’hôtel. Puis alla trouver le guide pour lui dire qu’elle devait rester dans cette réserve le reste du séjour. Il ne fut pas d’accord mais la jeune femme resta déterminée et lui dit qu’elle trouverait une solution pour le retour.

C’est ainsi qu’elle passa le reste de ses vacances avec l’homme qu’elle aimait.

Crow White devait repartir en mission quelques jours après et Moundy devait s’en aller, elle aussi. Ils se tenaient la main, et l’homme la regarda dans les yeux en lui disant qu’il l’aimait et qu’il voulait l’épouser. C’était une demande précoce mais la jeune femme accepta en lui sauta au cou. Ils se mirent d’accord pour qu’elle revienne après une formation d’aide-soignante en France qui durait un an. Ensuite ils se marieraient dans la réserve.

Crow White lui dit que s’il lui arrivait malheur, elle le serait. Moundy lui mit la main devant sa bouche et l’embrassa car elle ne voulait pas penser au pire.

Avant son départ, le jeune homme lui présenta sa famille, sa mère qui était malade lui fit un accueil peu chaleureux mais Moundy se dit qu’elle ferait tout pour qu’elles s’entendent. Crow White lui présenta son frère Josh, âgé de 16 ans, sa sœur Tala, plus jeune qui en avait 8.

Puis vint le jour où Crow White devait repartir, ils s’embrassèrent tendrement, se regardèrent un long moment et il s’en alla. Moundy le fixa jusqu’à ce qu’elle ne vit plus que le soleil se coucher. Elle eut un regard déterminé, elle avait réfléchit et trouva la solution qu’elle appréhendait. Il lui resta deux jours avant son retour en France et elle ne voulait pas repartir si tôt.

Alors le lendemain elle partit à l’ambassade pour une autorisation, elle voulait un délai. L’ambassade lui donna un an tout au plus.

Elle apprit à mieux connaître les gens de la réserve, sa famille qu’elle appréciait beaucoup.

Le 11 septembre, il y eut les attentas, l’inquiétude se fit, la guerre était déclarée contre l’Irak, c’est en mars 2002, qu’un hélicoptère survolait le ciel ennemi qui avait explosé. Crow White y était.

Dans cette nuit, Moundy l’entendit pour la dernière fois. Il lui avait dit « refais ta vie », mais elle ne voulait pas le croire.

Quand des hommes de l’armée vinrent les voir, elle sut que c’était vrai. La jeune femme ne s’en remettait pas, elle dépérissait chaque jour. Alors la maman de son fiancé décida qu’elle devait retourner dans son pays.

C’est comme cela qu’elle fut rentrée chez elle.

Maintenant Moundy avait changé, les années avaient passées, elle se documentait sur les réserves et put constater que rien n’avait changé depuis son départ. Ils avaient besoin d’aide.

– Il faut que je fasse quelque chose, se dit-elle.

Elle fit finalement une formation d’aide soignante et quand elle réussit et eut son diplôme, elle décida de repartir en Amérique par une aide extérieure.

Par une association qui aidait les réserves indiennes, elle écrivit pour leur demander s’il y avait des cliniques qui pourraient l’embaucher. Ensuite elle put écrire à l’un des directeurs d’un établissement de Standing Rock et eut une réponse positive.

On l’attendait dans un mois, une personne l’y attendrait à l’aéroport de Bismarck.

Durant le temps qui lui restait en France, elle fit ses adieux à sa famille, ses amis. Ses parents étaient très inquiets de la voir partir aussi loin mais sa maman avait toujours su qu’elle s’en irait comme elle l’avait toujours dis.

26 novembre 2005

Le jour du départ arrivait à grande vitesse, elle avait ses bagages faits, et était très nerveuse, car pour elle, c’était un nouveau départ. Ses parents avaient insistés pour l’accompagné jusqu’au TGV. Ils s’embrassèrent une dernière fois et la jeune femme partit avec quelques larmes de tristesse.

L’avion de Moundy arriva en début d’après midi, heure américaine à Bismarck. Elle descendit les marches avec appréhension, respira un grand coup. Il y avait beaucoup de monde à l’aéroport et elle ne savait pas qui viendrait la chercher.

– Mademoiselle Torrents

Moundy se retourna pour voir qui l’appelait. C’était un homme plus grand qu’elle, habillé de jean, polo et un chapeau de cow-boy qui lui couvrait les yeux.

– Bonjour mademoiselle, je me présente, Jerry Evans. C’est moi qui vous accompagnerais à la réserve.

– Enchanté monsieur Evans.

Durant le trajet en voiture, la jeune femme observa l’homme qui se tenait face à elle.

– Je suis navarro. Lui répondit-il à sa question qu’elle n’avait pas osée formulée.

Il la regardait avec un sourire en coin. Elle rougie. Prise en flagrant délit, on ne pouvait pas dire qu’elle s’était montrée discrète sur ce point. Elle se sentait vraiment gênée.

– Excusez moi ce n’étais pas pour vous dévisager.

– Je vous l’accorde, mais heureusement que vous n’êtes pas détective.

Ils rirent ensemble et cela détendit l’atmosphère.

– Alors mademoiselle Torrents, pourquoi cette soudaine envie de venir chez nous. Car si je vois à la lettre que vous m’avez envoyez, vous viviez en France.

Moundy regarda par la fenêtre de la voiture. Elle aimait voir ces paysages. Elle réfléchit vite à ce qu’elle pouvait lui dire sans trop se dévoiler.

– Cela faisait longtemps que je désirais travailler dans une réserve.

– Vous êtes indienne.

Ce n’était pas une question mais plus une constatation.

– Je le suis de mon père.

Jerry comprit qu’elle n’en dirait pas plus mais ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’il était avant tout un observateur. Et en voyant la jeune femme, il pouvait dire qu’elle était sioux « lakota ».

Cette femme était bien mystérieuse mais il se promit qu’il arriverait à la découvrir.

– Vous aimez notre étendu de désert ?

– Oui beaucoup.

Elle aurait pu ajouter « j’y suis déjà venue et je me sens chez moi ». Mais elle n’en fit rien.

– Je voudrais vous parlez de votre travail dans la clinique.

– Je vous écoute.

– Il y a beaucoup à faire et peu de personnel, nous sommes en tout cinq. Quatre infirmières dont deux qui bossent la nuit. Un médecin chef…Je pense que vous vous entendrez. vous verrez, il fait d’apparence bourru mais il travail efficacement.

Quand il vit que la jeune femme fronça les sourcils, il fit une...