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La société du mystère

De
608 pages
Un narrateur contemporain déniche chez un antiquaire un livre rare du xvie siècle : les Mémoires du peintre florentin Bronzino.
Les enfances de l’artiste auprès de son maître Pontormo, les leçons de vie que lui prodigue ensuite ce casse-cou de Benvenuto Cellini, la manière dont Bronzino devient peintre officiel des Médicis tout en s’affranchissant habilement des contraintes : à travers la vie trépidante d’une génération de génies entravés, pourchassés, menacés de mort pour leurs pensées hérétiques ou leurs amours interdites, Dominique Fernandez peint à fresque une époque de violences où la férule des Médicis et les dogmes catholiques imposent aux créateurs un carcan qui les contraint à crypter, chiffrer, coder et contrefaire. Le lecteur est introduit dans cette « Société du mystère » qui contourne la censure et atteint au sublime par la transgression : l’envers de la Renaissance à Florence telle que le vernis officiel nous en a légué l’histoire.
Au confluent de deux grandes passions de Dominique Fernandez, l’Italie et la peinture, cette autobiographie fictive, véritable roman de cape, d’épée et de pinceau, se situe dans la lignée de Porporino ou les mystères de Naples (Grasset, 1974, prix Médicis), de Dans la main de l’ange (Grasset, 1982, prix Goncourt) et de La course à l’abîme (Grasset, 2003).
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Couverture : Dominique Fernandez de l’Académie française, La société du mystère (roman florentin), Bernard Grasset Paris
Page de titre : Dominique Fernandez de l’Académie française, La société du mystère (roman florentin), Bernard Grasset Paris

« La peinture ne m’a jamais donné ce plaisir-là. Et j’étais mort de fatigue, les pieds enflés et serrés dans des bottes neuves : petite sensation qui empêcherait d’admirer le bon Dieu au milieu de sa gloire, mais que j’ai oubliée devant le tableau des Limbes. Mon Dieu, que c’est beau ! Je fus tout ému pendant deux heures. On m’avait dit que ce tableau était du Guerchin : j’adorais ce peintre au fond du cœur. Point du tout ; on me dit deux heures après qu’il était d’Agnolo Bronzino, nom inconnu pour moi. »

Stendhal

Journal, 26 septembre 1811, dans l’église Santa Croce à Florence, devant le tableau de Bronzino, La Descente du Christ aux limbes, extase qui provoqua ce qu’on appelle « le syndrome de Stendhal ».

 

« Je les comprends, il est devenu d’une beauté, il a l’air d’une espèce de Bronzino, il est vraiment admirable. »

Marcel Proust
Palamède de Charlus, au sujet de Morel, convoité des hommes comme des femmes (La Prisonnière, 1923).

AGNOLO BRONZINO PARLE DE SES ENFANCES AUPRÈS DE SON MAÎTRE JACOPO PONTORMO

1

En furetant

Je furetais dans la bouquinerie de Borgo Ognissanti, près du bar où une lesbienne (je le déduis moins de sa forte carrure et du bandeau de garçon qui comprimait ses cheveux que des deux tableaux de Tamara de Lempicka affichés à son mur, en face du comptoir, fort insolites au pays des grands peintres de la Renaissance où cette Polonaise scandaleuse des années 1920 me paraissait aussi malvenue qu’un chien dans un jeu de quilles), une lesbienne, donc, m’avait comme chaque matin versé, d’une main décidée, un peu de poudre de cacao sur le plus délicieux cappuccino de Florence, nectar aussi doux et onctueux que le geste avait été énergique. Dans cette ville où quand une femme est belle elle l’est avec toutes les grâces et la finesse de l’androgyne, c’était l’unique dont le sein impérieux sur le point de déborder du corsage et le biceps saillant sous la manche de mousseline faisaient penser à une de ces Amazones qui ont tiré à l’arc contre les Achéens. Un seul Rubens pour tant de Botticelli ! Une George Sand, là où toutes se piquent de rivaliser avec Béatrice ! Je m’amusais chaque jour de cette exception. Dans la « cité du lis », sans doute le lieu où se rencontrent le plus grand nombre de jeunes poitrines harmonieusement proportionnées et bombées avec discrétion, j’explorais chaque rue, chaque ruelle : le hasard m’amènerait-il à croiser une autre héroïne de la rébellion contre les hommes ? Mais non, il n’y avait qu’une seule Amazone à Florence, pour lutter contre l’hégémonie du beau idéal féminin.

Cette librairie de livres anciens est spécialisée dans les ouvrages d’art ou relatifs aux artistes. Peu d’albums sur les modernes (mais un très beau, justement, sur Tamara de Lempicka, où j’appris, mais bien plus tard, que j’avais eu tort de m’étonner de sa popularité à Florence). Un volume ouvert par hasard, et certainement ignoré du libraire, captiva mon attention. Chronique ou roman, j’ignore comment qualifier cette histoire vieille de plus de quatre siècles, pas plus que je ne sais la date où elle fut imprimée. Le nom placé en tête, et la surprise, le choc que me causa la première phrase, puis le nom de l’auteur que je ne fus pas long à deviner (à moins qu’il ne s’agisse d’un faux, mais trop de détails d’époque et de petits faits qu’il ne pouvait être que seul à connaître me prouvent l’authenticité de son texte), auraient suffi à me faire acquérir le livre sans discuter le prix. Le carton ordinaire de la reliure n’annonçait pas la richesse du contenu. Il m’en coûta quarante euros, somme dérisoire pour ce trésor. Un des deux peintres italiens de la Renaissance que j’aime le plus racontait la vie de l’autre, et, par contrecoup, la sienne.

De témoignage aussi direct, il n’existe aucun autre pour cette époque. Je suppose que l’auteur le rédigea dans sa vieillesse, décidé à répondre aux malveillances et aux calomnies de Giorgio Vasari, premier historien de l’art italien et référence pour des siècles, loyal dans la plupart de ses jugements, sauf à l’égard de Jacopo Pontormo, dont il a compromis la renommée par un verdict perfide.

Pourquoi Bronzino (car c’était lui l’auteur, lui qui racontait la vie de celui dont il avait été l’élève préféré), pourquoi Bronzino avait-il choisi cette forme de narration romancée ? C’est une chance pour moi. Puisqu’il avait pris certaines libertés et fait appel à son imagination là où ses notes ne lui fournissaient qu’un canevas, je me sens autorisé, au moment de transcrire ses mémoires pour le lecteur de 2017, à intervenir par des précisions, des retouches, voire de brefs commentaires. Des coupures, des raccourcis ne me semblent pas moins utiles. Parfois, il « fait » de la littérature. N’est-il pas meilleur quand il écrit vite ? J’aurai le souci constant d’éviter que dans le récit d’événements et d’idées qui occupaient le monde sous les pontificats lointains de Léon X, Clément VII, Paul III, Paul IV, Pie IV, Pie V, ne s’infiltrent des anachronismes choquants.

On me reprochera d’avoir poli et amendé le style ; au seizième siècle, le langage était plus rugueux. Mais c’est à nous qu’il paraît plus rugueux. Pour les gens du seizième siècle, c’était le parler usuel, reflet de leurs mœurs moins aimables. Les mœurs se sont adoucies ; le langage, à l’imitation des mœurs, s’est civilisé. Ne pas gommer les aspérités du style originel donnerait le sentiment d’une reconstruction artificielle ; en conserver la rusticité, parfois grossière, relèverait du pastiche. Faut-il supprimer la fourchette parce qu’on mangeait jadis avec ses doigts ?

Voici les premières pages, à peine arrondies, qui fournissent d’emblée le ton de l’époque, le cadre historique de l’action, la personnalité et certaines des opinions de Pontormo à l’âge environ de trente ans ; pages où l’on verra quelque différence, déjà, entre son caractère abrupt et celui plus traitable de Bronzino.

 

Jacopo m’a-t-il violé, à quatorze ou quinze ans, comme beaucoup de ses confrères le faisaient, usant de leurs élèves pour le bien de ceux-ci, selon une coutume réprouvée par les prudes et sévèrement condamnée par les lois mais répandue dans les ateliers ? Je ne saurais ni l’affirmer ni le nier. Il était si affectueux, si bon avec moi, il m’a entouré de tant de prévenances et initié à son art avec une sollicitude si désintéressée, qu’il me paraît improbable qu’il m’ait refusé le complément physique indispensable à l’éducation d’un artiste. Il m’avait accepté comme apprenti et logé dans sa maison avec d’autres élèves, avant que je ne fusse en âge de donner la moindre garantie d’avoir un avenir dans la peinture.

Je n’ai d’autre indice de ce qui a pu se passer autrefois, qu’une conversation commencée sur un tout autre sujet, quatre ou cinq ans plus tard, près du Ponte Vecchio, le jour de mes dix-sept ans [donc le 17 novembre 1520, soit dit en passant, pour éviter au lecteur moderne une recherche dans le dictionnaire].

Un mystère (il y en eut bien d’autres) entourait cet homme. Pontormo n’était pas son nom, mais celui du village où il était né, à mi-chemin entre Florence et Pise, dans le Valdarno. Carrucci était son vrai patronyme. Orphelin à dix ans – ses parents étaient morts de la peste –, le magistrat des Pupilles l’avait placé chez un enlumineur de missels. Le soir de mon anniversaire, accoudé près de lui sur le parapet du fleuve, devant le soleil qui se couchait du côté de l’église San Miniato dont la façade s’effaçait déjà dans l’ombre de la colline, je lui faisais part de mon étonnement qu’il eût renié, en quelque sorte, un père dont la mort précoce eût dû lui rendre le souvenir plus précieux. Il se fâcha.

— Porter un nom « de famille » qui n’est pas « mon » nom personnel ? Jamais.

— Ne dois-tu pas à ton père et à ta mère [il le tutoyait déjà] d’être qui tu es ?

— Je leur dois… Je leur dois… Ils m’ont trompé dès ma naissance.

— Trompé ?

— Trompé et opprimé, à peine né. La première violence qu’ils m’ont faite, n’est-ce pas de m’avoir imposé un baptême que je n’avais pas demandé ?

Abasourdi, effrayé, je crus avoir mal entendu. Personne au monde n’avait jamais mis en doute la nécessité du baptême. Un homme que je tenais pour raisonnable ne pouvait avoir proféré ce qui n’était pas seulement un reproche inouï, mais un affreux blasphème.

Il reprit, énervé de mon air incrédule :

— N’ont-ils pas profité de ce que je n’étais pas en âge de m’y opposer pour me prendre par les pieds et me plonger dans une bassine d’eau froide ?

— N’était-ce pas le seul moyen de te rendre chrétien !

— Le christianisme consiste-t-il à jeter dans l’eau froide, avec un peu de sel, un nouveau-né qui n’entend mot à ce qu’on lui marmotte ?

 

Qu’on ne juge pas Bronzino sur l’épouvante dont il dit avoir été saisi. Il se signa trois fois, à toute vitesse, et se demanda si son maître n’était pas possédé par le diable. Je le trouve bien honnête de se peindre tel qu’il était à cet âge.

 

— Deuxième violence : ce prénom, l’avais-je choisi ?

Comme je protestais contre cette nouvelle impiété, affirmant qu’il devait être bien aise d’avoir été placé sous la protection d’un aussi grand saint que Jacopo, qui n’est autre que Jacques le Majeur apôtre, un des trois seuls spectateurs, avec son frère Jean l’Évangéliste et saint Pierre, de la glorieuse transfiguration de Jésus sur le mont Thabor :

— Contes de nourrice, me dit-il, que tu as tétés avec le lait de ta mère ! L’éducation, sache-le, est faite de bontés cyniques et d’abus criants. Ma pauvre sœur Ilaria ! Mariée à quinze ans à un homme qu’elle n’avait jamais vu et qu’elle n’aima jamais ! Sans même songer à se rebeller, elle se laissa conduire à l’autel, aussi docile qu’une génisse menée à l’abattoir.

— Tu la blâmes d’avoir menti quand elle a prononcé devant le prêtre le « oui » sacramentel ?

— Je blâme la société, le gouvernement, les pouvoirs religieux et civils d’avoir permis à un prêtre, parfaitement au courant des circonstances honteuses de ce mariage, de lier pour la vie une innocente à un homme qu’elle n’avait pas choisi, dont elle ne voulait pas, que ses parents lui avaient imposé.

Puisqu’il n’était d’accord ni sur le baptême ni sur le mariage, je pensai que sur le terrain politique il se montrerait plus souple.

— Reconnais, Jacopo, que nous avons la chance de vivre sous une famille accommodante. Les Médicis sont si puissants, que leur influence s’étend jusqu’à Rome, où le neveu de Laurent le Magnifique est donné comme prochain pape. Les retombées de cette élection ne pourront être que bénéfiques pour nous.

— Réfléchis un peu. Es-tu sûr que nos ducs te laisseront toujours peindre ce que tu auras envie de peindre ? Et qu’il n’y aura pas, après le neveu de Laurent, un autre nouveau pape d’une famille hostile à celle des Médicis ? Nul ne peut prévoir la forme des prochains gouvernements, ni leur degré de bienveillance à notre égard.

Je le pressai de m’éclaircir sa pensée, cette matière n’étant rien moins que subsidiaire.

— Tu vois de l’autre côté du fleuve cette église ?

— San Frediano, avec sa jolie coupole ?

— Un corno, sa jolie coupole ! Je te parle de l’église qui est à côté, sans coupole, Santa Maria del Carmine, mille fois plus précieuse.

— Oui, je la vois.

— Y es-tu retourné récemment ?

— Non, pas depuis que tu m’y as emmené.

— Cours-y alors, dépêche-toi.

— Pourquoi me presser tant ?

— Demain sera peut-être trop tard. N’as-tu pas entendu la rumeur ? Les moines grondent, offensés et furieux de l’Adam peint tout nu, le sexe volumineux, à l’entrée d’une de leurs chapelles, il y a exactement cent ans. À l’occasion de cet anniversaire, ils ont demandé la permission de mettre fin à une telle inconvenance, par un voile ou quelque autre moyen de couvrir l’outrage fait à leur piété. L’archevêque a reçu une requête en ce sens. Il a ri de leur pudibonderie. « Masaccio était le protégé de Cosimo, le premier des Médicis, à qui Florence doit d’être Florence. Ce peintre nous est sacré, aussi sacré que le Beato Angelico. Tout ce qu’il a fait de sa main doit être conservé intact. »

— Alors, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, tu vois bien, Jacopo.

— Mais avec l’arrivée du prochain archevêque ? Cours à Santa Maria del Carmine, avant que l’Adam ne soit dénaturé.

Puis il sauta à une autre idée. Les brusqueries et le décousu de sa pensée ne m’étonnaient plus.

— Tu as dix-sept ans, Agnolo. Moi neuf ans de plus.

— Eh bien ?

— On nous voit souvent ensemble.

— Rien ne me rend plus fier, Jacopo !

— Je n’ai pas de femme et toi pas de fiancée.

— Je suis encore bien jeune !

— Quelques années encore, et tu seras suspect.

— Oh ! Les Médicis, toute la cour protègent les artistes.

— Sornettes !

Il fit un geste d’agacement.

— Notre archevêque s’en va, comme je viens de te le dire. Celui qu’on nous annonce pour lui succéder ne prêche que par le Lévitique et saint Paul.

J’ouvris de grands yeux stupides.

— Bien plus, il déclare apocryphe le chapitre du deuxième livre de Samuel sur David et Jonathan. Enfin, conclut Jacopo de plus en plus irrité en voyant sur ma figure que je ne comprenais rien à cette nouvelle allusion, appelles-tu libre un pays où il ne nous appartient même pas de choisir notre religion ?

— Choisir ? Choisir ? Mais il n’y a qu’une religion, Jacopo.

Mal m’en prit de paraître ignorer le grand mouvement de contestation qui secouait l’Europe.

— Tu ânonnes ce qu’on t’a rabâché. N’as-tu pas plus de cervelle qu’un perroquet des îles ? Une religion ? Mais pourquoi précisément celle où nous sommes nés ?

Je ne pouvais me douter que la prédication d’un moine allemand avait planté dans son esprit les premiers germes de l’hérésie. Ce qu’il disait ne me sembla qu’une bravade, conforme à son habitude d’encourager ses élèves à l’indiscipline. Chaque fois que je lui manifestais mon bonheur de l’avoir pour maître, il s’emportait.

— Maître ! J’ai failli à mon enseignement si je ne t’ai pas appris à te passer de maître. Il n’y a qu’un principe pour l’artiste : désobéir.

 

Bronzino ajoute que beaucoup de croyances qu’il avait « tétées avec le lait de sa mère » et reconnues ensuite, sous l’influence de Jacopo, n’être que des opinions toutes faites, comme allant de soi et ne nécessitant pas d’être passées au crible, s’étaient dissipées bientôt de son esprit comme naguère les notes de soprano tombées de sa voix à la mue. Il avait peur, cependant, au moment de commencer à écrire ses mémoires, quarante-cinq ans après cette discussion, que sa familiarité avec le présent duc Cosimo, sa docilité aux commandes, ses portraits officiels, nombreux, de la duchesse Eleonora et de leurs enfants, ses emplois à la cour, et jusqu’à son habileté à cacher le contenu subversif de ses œuvres, ne le fissent taxer de complaisance et accuser de n’avoir rempli qu’à moitié le devoir d’insoumission promis à son maître défunt.

DU MÊME AUTEUR

Ramon, 2009, Grasset.

Romans

L’Écorce des pierres, 1959, Grasset.

L’Aube, 1962, Grasset. Nouvelle édition, 2003.

Lettre à Dora, 1969, Grasset.

Les Enfants de Gogol, 1971, Grasset. Nouvelle édition, 2003.

Porporino ou les Mystères de Naples, 1974, Grasset et Le Livre de Poche ; rééd. « Les Cahiers rouges ».

L’Étoile rose, 1978, Grasset et Le Livre de Poche ; rééd. « Les Cahiers rouges ».

Une fleur de jasmin à l’oreille, 1980, Grasset.

Signor Giovanni, 1981, Balland. Nouvelle édition, 2002 et Le Livre de Poche.

Dans la main de l’ange, 1982, Grasset et Le Livre de Poche.

L’Amour, 1986, Grasset et Le Livre de Poche.

La Gloire du Paria, 1987, Grasset et Le Livre de Poche.

L’École du Sud, 1991, Grasset et Le Livre de Poche.

Porfirio et Constance, 1992, Grasset et Le Livre de Poche.

Le Dernier des Médicis, 1994, Grasset et Le Livre de Poche.

Tribunal d’honneur, 1996, Grasset et Le Livre de Poche.

Nicolas, 2000, Grasset et Le Livre de Poche.

La Course à l’abîme, 2003, Grasset et Le Livre de Poche.

Jérémie ! Jérémie !, 2006, Grasset et Le Livre de Poche.

Place Rouge, 2008, Grasset.

Prestige et infâmie, 2010, Laffont, « Bouquins ».

Pise 1951, 2010, Grasset et Le Livre de Poche.

On a sauvé le monde, 2014, Grasset et Le Livre de Poche.

Opéra

Le Rapt de Perséphone, 1987, Dominique Bedou. Musique d’André Bon, CD Cybelia 861.

Voyages

Mère Méditerranée, 1965, Grasset et Le Livre de Poche. Nouvelle édition augmentée de photographies de Ferrante Ferranti, 2000.

Les Événements de Palerme, 1966, Grasset.

Amsterdam, 1977, Le Seuil.

Les Siciliens, en collaboration avec Ferdinando Scianna et Leonardo Sciascia, 1977, Denoël.

Le Promeneur amoureux, De Venise à Syracuse, 1980, Plon et Presses Pocket.

Le Volcan sous la ville, Promenades dans Naples, 1983, Plon.

Eterna Sicilia (photographies de Luigi Mormino), 2000, Bruno Leopardi, Palerme.

Sentiment indien, 2005, Grasset.

In volo sulla Sicilia (photographies de Luigi Nifosi), 2008, Arsenale Editrice, Vérone.

Voyages avec photographies de Ferrante Ferranti

Le Banquet des anges, L’Europe baroque de Rome à Pragues, 1984, Plon.

Le Radeau de la Gorgone, Promenades en Sicile, 1988, Grasset et Le Livre de Poche.

Ailes de lumière, 1989, François Bourin.

Séville, 1992, Stock.

L’Or des tropiques, Promenades dans le Portugal et le Brésil baroques, 1993, Grasset.

Sept visages de Budapest, 1994, Corvina/IFH.

La Magie blanche de Saint-Pétersbourg, 1994, Découvertes Gallimard.

Prague et la Bohême, 1994, Stock.

La Perle et le Croissant, 1995, Plon, « Terre humaine », et Terre humaine Pocket.

Saint-Pétersbourg, 1996, Stock.

Rhapsodie roumaine, 1998, Grasset.

Palerme et la Sicile, 1998, Stock.

Bolivie, 1999, Stock.

Menton, 2001, Grasset.

Syrie, 2002, Stock.

Rome, 2004, Philippe Rey.

Sicile, 2006, Actes Sud/Imprimerie nationale.

Villa Médicis, 2010, Philippe Rey.

Palais Sursock, 2010, Philippe Rey.

Naples, 2011, Imprimerie nationale.

Baroque catalan, 2011, Herscher.

Transsibérien, 2012, Grasset et Le Livre de Poche.

Sibéries, 2013, Imprimerie nationale.

L’Algérie antique, 2013, Actes Sud.

Le Piéton de Rome, 2015, Philippe Rey.

Méditerranées, 2015, Imprimerie nationale.

Adieu, Palmyre, 2016, Philippe Rey.

Florence, 2016, Philippe Rey.

Essais

Le Roman italien et la crise de la conscience moderne, 1958, Grasset.

L’Échec de Pavese, 1968, Grasset.

Il Mito dell’America, 1969, Edizioni Salvatore Sciascia, Rome.

L’Arbre jusqu’aux racines, Psychanalyse et création, 1972, Grasset et Le Livre de Poche.

Eisenstein, L’Arbre jusqu’aux racines II, 1975, Grasset et Ramsay-Poche Cinéma.

La Rose des Tudors, 1976, Julliard ; nouvelle édition augmentée, 2008, Actes Sud.

Interventi sulla letteratura francese, 1982, Matteo, Trévise.

Le Rapt de Ganymède, 1989, Grasset et Le Livre de Poche.

Le Musée idéal de Stendhal, en collaboration avec Ferrante Ferranti, 1995, Stock.

Le Musée de Zola, en collaboration avec Ferrante Ferranti, 1997, Stock.

Le Voyage d’Italie, Dictionnaire amoureux (photographies de Ferrante Ferranti), 1998, Plon et Tempus.

Le Loup et le Chien, Un nouveau contrat social, 1999, Pygmalion.

Les Douze Muses d’Alexandre Dumas, 1999, Grasset.

La Beauté, 2000, Desclée de Brouwer.

Errances solaires (photographies de Ferrante Ferranti), 2000, Stock.

L’Amour qui ose dire son nom, Art et homosexualité, 2001, Stock.

Dictionnaire amoureux de la Russie, 2004, Plon.

L’Art de raconter, 2007, Grasset et Le Livre de Poche.

Discours de réception à l’Académie française et réponse de Pierre-Jean Rémy, 2008, Grasset.

Dictionnaire amoureux de l’Italie, 2 volumes, 2008, Plon.

L’Âme russe, 2009, Philippe Rey.

Avec Tolstoï, 2010, Grasset et Le Livre de Poche.

Russies, 2010, Philippe Rey.

Dictionnaire amoureux de Stendhal, 2013, Plon.

Académie française (photographies de Ferrante Ferranti), 2013, Philippe Rey.

Réponse au discours de réception de Danièle Sallenave à l’Académie française, 2013, Gallimard.

Amants d’Apollon, 2015, Grasset.

Correspondance indiscrète (avec Arthur Dreyfus), 2016, Grasset.

Traductions

Une étrange joie de vivre et autres poèmes, de Sandro Penna, 1979, Fata Morgana.

L’Imprésario de Smyrne, de Carlo Goldoni, 1985, Éditions de la Comédie-Française.

Poèmes de jeunesse, de Pier Paolo Pasolini, 1995, Gallimard.

Poésies, de Sandro Penna, 1999, Grasset, « Les Cahiers rouges ».

Mongolie, d’Alberto Moravia, 2015, Grasset (in Allant Ailleurs).

Table