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La victime qui m'arrête.

De
141 pages
Ce livre est destiné à faire ressortir trois faits de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui : la cupidité de l’homme, le pouvoir à tout prix et l’espoir pour les femmes de pouvoir accéder à des choses qui leur sont refusées depuis des années, comme le pouvoir. Ce n’est pas un ouvrage qui appelle à la révolte féminine mais plutôt à la prise de la conscience des femmes, de leur responsabilité dans les malheurs qui frappent aujourd’hui le monde, du fait de leur silence, de leur excès de confiance dans les hommes et de leur propre soumission à ces derniers.
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Archimède Fitzérald Mensah
La victime qui m'arrête
ROMAN
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2005 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-5683-8 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-5682-X (livre imprimé)
AR C H I M E D EFI T Z E R A L DME N S A H
I Au bord de la route principale pavée qui mène vers le centre ville en partant du stade, l’unique terrain de sport de Porto-Novo la deuxième ville du pays malgré son statut de capitale administrative, se dresse sur une bonne hauteur un grand immeuble construit sous la forme d’un hôtel. Entièrement carrelée avec des carreaux de couleurs multiples et de différentes tailles, des pots de fleurs décoratifs réalisés en ciment avec des images d’homme vivant dans les temps très anciens et d’animaux. D’autres objets d’art traditionnel délimitent une allée qui va du portail au grand salon magnifiquement décoré. A l’entrée de la maison complètement peinte en marron de même que le portail lourd fait dans le métal des rails, se trouve la tête d’un animal sauvage difficilement identifiable par presque tout le monde, tenant dans sa grande gueule une jarre pleine d’eau. Le tout, réalisé dans le même produit ayant servi à faire les pots de fleurs décoratifs. Sur la gauche du portail se trouve un grand miroir dans lequel viennent se mirer les enfants envoyés en commission ou à l’école, en faisant des grimaces. Personne ne touche au portail car il parait qu’il aurait installé le courant dans le mur. Les cris perçants du vieux singe attaché dans l’arbre au milieu du jardin complètement clôturé à l’intérieur de la maison ou de
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LA V MI C T I M E Q U I 'A R R E T E
quelques oiseaux qui viennent régulièrement pour manger ou pour se reposer, signalent de temps en temps, la présence d’êtres vivants. Un parfum apaisant se dégage du jardin à tout moment de la journée. A l’intérieur de ce jardin interdit se trouvent des bancs en bois et en béton mais sur lesquels presque personne ne vient s’asseoir à l’exception de quelques amis très particuliers. Les oiseaux viennent souvent se poser autour d’une grande calebasse pleine d’eau sucrée posée sur un tronc d’arbre debout, à deux bras dans lequel est sculpté le visage misérable d’un homme maltraité. Dans les différents arbres fruitiers du jardin se trouvent des cages d’oiseaux ouvertes. De nombreuses caméras sont posées dans des endroits invisibles et inaccessibles aux dizaines de curieux quotidiens. Le vieux Kodjo, un ancien combattant se dirige vers une vieille cloche accrochée au sommet d’un arbre et dont la chaîne traîne au sol. Dans un gros pantalon kaki, sous une chemise de même qualité, la poitrine chargée de décoration, le visage transformé par une forêt de barbe blanchâtre, le corps sec et couvert de poils. Il se dirige lentement, traînant sur le sol une jambe endommagée par une explosion de mine anti-personnelle lors de la dernière guerre mondiale vers la chaîne. Avec toute la force qui lui reste dans les deux bras, il se met à tirer sur la longue chaîne, produisant un bruit désordonné. Il sonne toujours à la même heure et le même nombre de coups. Dans son lit à une place protégé par une moustiquaire imprégné, Serge qui vient juste d’ouvrir les yeux malgré le peu de temps qu’il a eu pour dormir la nuit s’étire en modifiant le parfum de l’atmosphère de la
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