La Vie à Pas de Loup

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Quand il vous pousse beaucoup trop de poils d'un coup ... c'est tout , sauf honnête !!!
Publié le : vendredi 27 mai 2016
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EAN13 : 9791026205654
Nombre de pages : non-communiqué
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Dany Jeanne La Vie à Pas de Loup
© Dany Jeanne, 2016
ISBN numérique : 979-10-262-0565-4
Courriel : contact@librinova.com
Internet : www.librinova.com
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Dans ce monde comme dans l’autre, prends le loup pour frère car lui seul connaît l’ordre de la forêt.
Proverbe Amérindien
À mes Fils et à Daniel,
ce grand Homme aimé et aimant, mon Père...
Préambule
Moi Fred, transformé en Bridget Jones ! Déprimant ! Tellement à bout, torturé par je ne sais quoi dans ma propre peau d’homme, en être réduit à me livrer aux carreaux bleus pâles de mon cahier de brouillon, déguisé pour l’heure en journal intime !
Pathétique !
Comme si ce quadrillage allait être le sésame du salut de mon âme, espérant que ces lignes qui se croisent vont m’hypnotiser, débroussailler mon cerveau et me donner la clé de tout ce bazar !
Être à ce point démuni de soi, c’est pas humain !
Et c’est bien là le problème !
Je ne sais plus qui je suis... il y a de moins en moins d’humain en moi, j’ai besoin d’écrire pour m’exorciser, tenter de me reconnaître et essayer de comprendre...
Et si la réponse à mes questions n’appartient à aucun genre connu ?
Je n’ai pas trop envie d’innover : être le prophète d’une nouvelle espèce ne me branche pas plus que ça ! Je suis mort de trouille ! Une chose a envahi mon être, sans y être invitée, elle s’est installée et à pris sa place, sans gêne. Elle s’y plaît visiblement et si terrifiante qu’elle semble être, je ne la sens pas hostile... Si elle correspondait pile poil à ce qu’on connaît d’elle, ça pourrait être :
Excitant !!! Glauque !!! Morbide !!!
Mystérieux !!! Noir !!! Horrifiant mais...
Adrénalisant !!! Mais NON... En plus d’être un ado à problèmes, certains mineurs de points noirs et d’acné, certains majeurs de libido tourmentée car terrifié par des filles féroces – en fait Marie Lou n’est pas féroce mais simplement, délicieusement, adorablement... intimidante !
A te faire perdre TOUS tes moyens !
A te faire virer rouge tomate tellement tu as le cœur qui cogne, à croire que les litres de sang qui doivent circuler de partout dans ton corps sont TOUS bloqués et parqués sur ton visage et sur ton cou quand elle te parle, à te faire grimper tellement en température juste en te regardant, que tu n’as plus une seule goutte de salive... desséché comme le désert de Gobi, j’ai vu des photos sur Google, desséché de chez desséché...
A avoir un vocabulaire réduit de bulot comme si ton cerveau avait fondu... dès que tu veux lui adresser la parole, tu baragouines lamentablement...
Le bulot grogne ?
Certainement... Bref, en plus d’avoir des problèmes mineurs et majeurs d’ado normal, il me pousse un
colocataire qui me complique la vie façon hardcore !!!
Si mon autre moi était basique, répondant aux critères connus de l’alien moyen, ça serait pas top mais au moins, j’aurais un repère...
Mais là, rien n’est normal dans le pas normal... et ça, c’est pas cool du tout !!!
Il me pousse beaucoup trop de poils d’un coup et c’est tout, sauf honnête !
Ça me donne une espèce d’allure de loup garou pas du tout homologué !!!
Chapitre 1 Reprenons... Je m’appelle Frédéric... Héritage du prénom du meilleur ami de Maman quand elle était étudiante, homosexuel actif et juriste brillant, promis à une carrière internationale du fait de son anglais presque « too much » grand amateur de spaghettis bolognaises et de jeunes asiatiques fascinés par la France, France qu’il leurs faisait découvrir avec passion et délices, et mort brutalement et affreusement à 25 ans de la rage.
Cherche pas, Journal, ça doit être le seul cas en France depuis longtemps. Ses parents avaient un jeune chien, du genre Husky, qui avait gratté jusqu’à se mettre les pattes en sang dans une bordure de rosiers où avaient été ensevelis des cadavres de chevaux contaminés, quand c’est la poisse, c’est la poisse, ça ne s‘invente pas, ça n‘arrive jamais ce genre de truc !
Le jour même ou peu après, a mordu Frédéric qui l’a traité de p’tit con !!!
Le chien a survécu, pas Frédéric.
Conséquences de tout ça : j’adore les spaghettis bolognaises, suis nul en Anglais mais balaise en Espagnol, fasciné par l’Ibérique et particulièrement quand elle s’appelle Marie Lou, et suis allergique à la sauce soja...
Tu vas voir Journal je suis quelqu’un de plutôt positif et ça, c’est tant mieux vu le bazar !!!
J’ai été conçu par deux parents débordant d’amour, à leur façon, mais clairement, ils nous aiment.
On peut être totalement rassurés question existentielle, on n’a pas, ma sœur, mon frère et moi, à être inquiets ou avoir peur d’être mal aimés; ils nous l’ont dit, montré, démontré, remontré, chaque jour, chaque semaine, de mois en mois, d’années en années, s’il y en a un des deux de ma fratrie qui la ramène à ce sujet, je lui casse les crocs !
On est TOUT pour eux, ils se jetteraient d’un pont, se livreraient à l’ennemi, se battraient contre une horde de hyènes ou de monstres à deux ou trois têtes pour nous.
Maman, je suis sûr que l’hydre, elle n’en ferait qu’une bouchée si on était en danger.
Papa braverait les océans les plus furieux, barbe au vent et machette à la main pour scalper lui-même une meute de cannibales qui en pinceraient pour nos p’tits culs dodus.
Ils se damneraient pour nous, il n’y a aucun doute là-dessus.
Si je suis torturé, ce n’est pas par manque d’amour, peut-être par le trop plein.
Je me demande comment je vais faire MOI pour aimer autant mon prochain, j’ai peur de ne pas en être capable !
Maman dit qu’elle est fière de moi, que je suis un BON garçon, que je serais un homme BON, j’ai peur qu’elle m’idéalise, j’ai peur de la décevoir !
D’après elle, je suis torturé parce que je suis plein d’hormones de presque homme et que ça se sent quand on rentre dans ma chambre de bon matin!
Papa dit la même chose, pas de la même manière... genre discours d’homme, viril quoi... il dit que ce sont mes couilles qui me rendent couillon!
Dans les deux cas, ça me fait sourire, parce que ça me rend plus léger !!! Depuis quelques temps, quand je pense au cocktail hormones presque homme + hormones de colocataire alien, j’aimerais rentré dans le sol tellement j’angoisse ! J’ai peur de leur faire du mal et cette idée, je n’arrive pas à la supporter !
Mes parents sont super, ils ne s’aiment plus d’amour, se sont séparés quand j’étais petit, je devais avoir 6 ou 7 ans, ce qui fait que j’ai très peu de souvenirs de nous cinq réunis mais... j’en ai et... je les garde jalousement car c’était bien d’être en meute...
Je suis le dernier né, ma sœur est la plus vieille de 6 ans mon aînée et le frangin est pile poil au milieu de nous deux.
Papa, c’est un marin, pas juste un gars qui aime parader sur son bateau, bien ancré au port ou faisant des petites sorties le long de la côte et qui revient le soir, sourire ultra brite aux lèvres, bien bronzé, dans un pantalon blanc et chemise ouverte, pour attraper des minettes d’un jour toutes plus jeunes les unes que les autres, en mal d’exotisme iodé.
Non, c’est un vrai marin, cheveux et barbe défiants les vents, capable de naviguer aux étoiles, réparer et coudre ses toiles, écoutant son voilier, le comprenant, le ressentant, le soulageant en bricolant maints et maints pansements et arrangements pour le rendre plus souple, plus rapide, plus confortable, mieux dans sa peau...
Papa est un psy pour bateau... il est ingénieur nautique, il a été longtemps au service de l’homme pour le bateau, maintenant, il est au service du bateau pour celle qui le rend fou, pour l’essence même de son existence : la mer !
Et il a un travail considérable, il côtoie, approche de nobles coques, toutes amoureuses de la Déesse Mer et les rend belles, sublimes, vaillantes, conquérantes, mais toujours respectueuses, en harmonie avec celle qui les porte, un travail d’orfèvre, un puriste.
J’aime mon père ?
OUI ! Le voilier... sa vie, sa maison, ses rêves, une vraie école de la vie... réflexion qui n’est jamais tombée dans trois paires oreilles sourdes quand ça les arrange. Réflexion qu’on a tous trois tenté d’imposer à nos parents pendant plusieurs années, en vain, quand les vacances se terminaient, alors que nous étions bronzés comme des petits pains d’épices, ivres de liberté et de plein air, gonflés d’iode : l’école « marine », avec ses apprentissages multiples et infinis était sans conteste, une fabuleuse et quasi incontournable alternative à l’école primaire, jugée par nous ultra pénible et justement beaucoup trop... primaire !
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