La vie est belle mais le monde est pourri

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« Écrire est un luxe de sincérité, c’est être libre à tout jamais. Ce modeste ouvrage, recueil de poèmes et de proses en vrac est probablement le résultat d’un coït entre le chaud et le froid, l’espérance et le désespoir. En l’écrivant, j’ai nagé dans l’Amour et la férocité. »

La guerre, le mensonge, l’intolérance, toute « la noirceur du monde », y côtoient le ridicule de nos temps modernes, mais aussi, et surtout, l’Amour. Celui de la famille, de l’écriture, de la vie tout simplement, et de l’humour irréductible qui rend ce petit livre politiquement incorrect à bien des égards.

Mario Dematteis s’en féliciterait d’ailleurs, n’ayant à l’esprit que le bonheur de ses enfants, auxquels il dédie ces textes. Peut-être parce que «la vie est un long fleuve pollué où je laisserai tout l’Amour qu’il me reste ».


Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 2952729700
Nombre de pages : non-communiqué
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Préface Ce modeste ouvrage, recueil de poèmes et de prose en vrac est probablement le résu ltat d’u n coït entre le chaud et le froid, l’espérance et le désespoir. En l’écrivant, j’ai nagé dans l’Amou r et la férocité, étrange bain où se sont mêlées les vapeurs d’alcool, ma lucidité défaitiste et les croyances à conquérir. Ouvrier dans la vie et n’ayant que très peu de culture, j’ai d’abord écrit ce livre pour mes enfants afin de leur laisser un semblant de trace. Une sorte de fierté déliro-sentimentale. C’est alors que ma joie est devenue dilu vienne, j’ai saisi mon stylo plu me comme on dégaine une arme afin d’ouvrir mes tripes en phrases sur un cahier d’écolier. J’imagine avec délice qu’on puisse lire ce bouquin à la terrasse d’un café ou au fond d’un bistrot sur un coin de table, comme on feu illettel’Équipe ouParis-turfdans la plus grande simplicité. Les thèmes sont divers, mais la noirceur du monde est bien présente et si vous
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me trouvez politiquement et religieusement incorrect, tant mieux ! La vie est u n long fleu ve pollu é où je laisserai tou t l’Amour qu’il me reste, l’espoir en filigrane et mes orages paradisiaques. Écrire est u n lu xe de sincérité, c’est être libre à tou t jamais. Mario Dematteis
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Chapitre 1 Les entrées…
« Au paradis, on est assis à la droite de Dieu, c’est normal, c’est la place du mort. » Pierre Desproges Le maçon Il était maçon de métier, un simple ouvrier. Il écrivait d’une plume acide, racontait ses envies de révolution ; ses mots faisaient lever les voiles et flamber les palais ; les sultans avaient le feu au cul, mais voilà ! il était d’un pays où la prière est obligatoire et le stylo déconseillé. On lui avait promis l’abattoir pour sa générosité vulgaire. Un beau matin, on brûla les écrits du mécréant sur un bûcher désespérant, les soldats aux fusils vampiriques avaient frappé sur ordre du géronte à barbe blanche. Gisant devant sa demeu re, l’écrivain avait plu sieu rs trous de balles d’où perlaient des larmes purpurines ; sa femme, à genoux, sanglotait sous le voile obligé. Elle n’eut point le temps de sauver ses ouvrages des flammes tyranniques, la liberté était en cendres.
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Il y a des pays où c’est bien au pied du mur qu’on voit le maçon qui s’est fait fusiller.
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« E=Mc2 : l’énergie de votre idolâtrie est égale au carré de la distance qui me sépare de vous. » Léo Ferré Fantastique flash Viens avec moi mon ami, jet e montrerai ce qu e j’ai vu ; je te dirai les secondes d’extase, le flash indécent, celui qu’on ne peut toucher que dans un moment de folie douce. J’ai vu les hommes différents, ils avaient plaqué leurs idoles grotesques, mis au placard leurs papes amollissants, banni hors du temps leurs mollahs mythomanes. Quelle félicité pour l’impie que je suis. Mes yeux brillaient d’un espoir impétueux, mon feu de païen courait dans les chaumes délivrés. Mais quelle famille de ciguë ai-je bien pu fumer pour entrevoir des hommes libres ?
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« L’Amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches… »
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Céline
Les amours immortelles Les amours perdues ne sont pas retrouvables Les amours sont nouvelles, pas renouvelables Il y aura à jamais des douleurs enfouies Que l’on tait dans des silences rocambolesques Des échecs au goût acide d’une pluie Que l’on peint dans son âme comme d’impossibles fresques L’amour portant des fleurs comme celui de Carrache L’enfant de mes racines, pas de celles qu’on arrache Elles dorment à jamais sous mon aile Les amours immortelles.
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