La vie était belle

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Il est des blessures qui ont du mal à cicatriser... et la guerre est loin encore d'avoir livré tous ses secrets.




Que cache le sourire enjôleur de ce désinvolte et excentrique gentleman anglais dont la silhouette élégante peut être aperçue aussi bien dans les tavernes de la ville que dans les salons des notables ? Sir Archibald Leach prétend être en villégiature à Dieppe, peut-être aussi est-il revenu ici en pèlerinage – sur ces terres où il a combattu dans les rangs des Alliés quelque vingt ans plus tôt.
La providence place sur sa route Éric Aubin, un jeune Rastignac écorché vif, fou de cinéma, dont les rêves de grandeur s'accommodent mal de la vie à l'étroit dans une ville de province. Archibald va entrouvrir devant lui les portes de cette gloire à laquelle il aspire : pourquoi Éric ne réaliserait-il pas un documentaire sur la vie quotidienne des Dieppois pendant la guerre ? Il suffit pour cela d'aller à la rencontre des nombreux témoins et acteurs de cette période sombre disposés à parler et de les filmer. Archibald l'aidera à financer le projet.
Pour Éric, l'horizon s'élargit d'un coup. Oui, il peut devenir un vrai cinéaste ! Non, Dieppe n'est pas une cité morne et assoupie, mais au contraire une ville vivante et riche de mille histoires ! Ce monde qu'il jugeait hier conformiste et poussiéreux se met soudain à s'animer à l'évocation du passé. Mais le jeune homme va aussi apprendre à ses dépens ce qu'il en coûte de remuer des souvenirs encore vivaces.
Roman à l'intrigue machiavélique et au suspense haletant, qui plonge au plus profond de la psyché d'un pays encore hanté par d'encombrants fardeaux, La vie était belle est également une ode à la magie du cinéma, qui peut permettre de capter la vérité derrière le silence ou le mensonge.






RÉSUMÉ :




Dieppe, été 1963. Mais que diable manigance ce gentleman anglais désinvolte que l'on croise régulièrement en ville ? Sir Archibald Leach se dit en vacances, de retour dans une région où il a combattu pendant la guerre. Toujours tiré à quatre épingles, toujours souriant, à son aise aussi bien dans les bistrots de pêcheurs que dans les maisons ouvrières ou dans les salons des notables de la ville.
C'est dans l'un d'eux, celui de la baronne d'Estignac, qu'il fait la connaissance du jeune Éric Aubin. Au service de la baronne, Éric est un enfant naturel qui a été élevé par sa marraine. Placeuse dans un cinéma, celle-ci laissait son filleul dans la salle pendant qu'elle travaillait, permettant au final à Éric d'acquérir une prodigieuse culture cinématographique. Âgé aujourd'hui de dix-huit ans, solitaire, timide, introverti, mal dans sa peau, il s'imagine en héros de ces films qu'il aime tant afin d'échapper à sa triste condition et à cette ville où il s'ennuie à mourir. Archibald arrive à point nommé pour lui permettre d'accomplir sa mue.
Puisqu'il aime tant le cinéma, pourquoi ne réalise-t-il pas un film documentaire sur la manière dont les Dieppois ont vécu les années de guerre ? Il suffit pour cela d'une caméra et de pellicule ; Archibald paiera la première, et la baronne pourvoira à la seconde. Après tout, les Dieppois, comme tout le monde, ne demandent qu'à parler et, avec un peu de culot, il les fera accoucher sans peine de leurs grandes illusions et de leurs petits secrets... Pour Éric, il s'agit là d'une véritable révélation : il peut devenir cinéaste – et avec le concours des habitants de cette ville qu'il avait jusqu'alors détestée !
Tous ces gens qu'Éric croise depuis toujours sans leur prêter la moindre attention sont porteurs d'histoires poignantes, touchantes, drôles ou tragiques. Comment aurait-il pu deviner que Philippe, marin dépressif, avait été fou amoureux de Marjolaine, la patronne du petit Hôtel de la Plage, et qu'ils s'étaient séparés parce que Philippe ne supportait pas l'indifférence de son amoureuse face au sort des Juifs pendant la guerre ? Que ce même Philippe était également le fils du maire de Dieppe, auquel il ne parlait plus depuis vingt ans parce ce que son père avait cru bon de passer jadis un accord avec les Allemands pour permettre à tous les jeunes gens de la ville d'échapper au Service du travail obligatoire ?
Comment aurait-il pu deviner que si les gens parlent volontiers devant la caméra, la plupart mentent, que rares sont ceux qui osent dire la vérité et que la pellicule, mystérieusement, révèle ce que l'on préférerait taire ?
Et Archibald, ce mystérieux Archibald, que veut-il vraiment ? Pourquoi se donne-t-il tant de mal pour aider Éric ? Il se dit agent secret britannique. Il avoue n'avoir jamais été un lord anglais. Il est même tout près de confesser qu'il est également un activiste irlandais... Mais il a beau faire tomber un à un chacun des masques dont il se pare, Éric pressent que le secret qu'il cache est enfoui bien plus profondément encore.






Publié le : jeudi 4 avril 2013
Lecture(s) : 20
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782221136324
Nombre de pages : 364
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