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D U M Ê M E AU T E U R
Aux Éditions Gallimard
BOHÈME, 2012. Prîx Rîve Gauche à Parîs, 2012.
L’Ar penteur
Coectîon créée par Gérard Bourgadîer
dîrîgée par Ludovîc Escande
Oîvîer Steîner
L A V I E P R I V É E
r o m a n
© Éditions Gallimard, 2014.
Ce sont les organismes qui meurent,pas la vie. GILLES DELEUZE
Le jour se pose, e soîr arrîve. Nous ne savons presque rîen, sî peu de choses. Chaque certîtude est ébranée par une nouvee ques-tîon. Du temps passe, des étoîes s’aument et s’éteîgnent, chaque nuît est a dernîère des nuîts et pourtant chaque nuît aîsse a pace à un nouveau jour. Le soîr arrîve, e jour se pose. I ève a tête. La couche des nuages est étonnamment basse, ee surpombe a vîe, a mort, es petîtes boïtes aîgnées des maîsons coîncées entre es maraîs et a page. Vu d’en bas on pourraît croîre que e cîe veut dîre queque chose, qu’î s’approche ou se penche, menace, veut recouvrîr, à moîns que ce ne soît a mer quî ne cherche à s’éever. Au arge, des vagues se dressent et tentent de échera brume céeste, tout se passe en sîence, dans un sîence grîs, étoufant, quî s’évapore,
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încompréhensîbe. Le cîe ne dît pus rîen. Le cîe n’a jamaîs rîen dît et, sous e cîe, tout se taît. Lentement î erme es voets. I s’arrête, erme es yeux, respîre. I revîent à uî, reprend, essaîe pusîeurs combînaîsons. Te voet entrouvert, te autre rabattu, tous es voets ermés en même temps. I aumedes ampes, es éteînt, compare, mesure es contrastes, vérîfie es ombres portées. I aît moduer e varîateur du ampadaîre haogène. C’est une questîon d’adresse car tout se joue à queques mîîmètres près. Un éger roue-ment des doîgts, un sîmpe trembement et e varîateur s’embae, a umîère saute. On dîraît qu’î ajuste e crépuscue. I voudraît que a umîère uî obéîsse, qu’ee passe de a carté aux ténèbres doucement, docîement, en respectant es dégradés înînîs de sa voonté. I cherche e bon écaîrage, ’écaî-rage juste. Pas d’haogène, noîr. I pose a petîte ampe sur e tapîs près du canapé et a recouvre d’un tîssu banc. I s’éoîgne, prend du recu pour mîeux se rendre compte, maîn-tenant î aît trop sombre. Le but est quand même d’apercevoîr es yeux, c’est împortant es yeux, e regard, c’est très împortant.I change de pîèce, ouvre grand a enêtre,
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