La Vieille Dame au landau

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À partir d'une très ancienne légende, cet ouvrage examine la vie publique actuelle avec lucidité.
Trois entités conscientes en font l'inventaire. Un humain, accompagné d'un chien et d'un arbre, expriment leurs inquiétudes sur le devenir des espèces minérales, végétales et animales et le comportement inconscient de l'homme devant les événements actuels.
À l'inverse de ce qui est proclamé à grand renfort de médias dociles, nous ne sommes pas « tous responsables », chacun ayant son degré de liberté dans son comportement pour réagir aux événements dont il fait l'objet !


Publié le : mercredi 4 mai 2016
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EAN13 : 9782334119405
Nombre de pages : 66
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Mail : client@edilivre.com
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ISBN numérique : 978-2-334-11938-2
© Edilivre, 2016
Je n’ai pas accepté de me soumettre à la loi des Cloportes.
Ils saisirent tous mes biens… les vendirent aux Vautours !
Me dépouillèrent de mes vêtements.
Nu…, je fus jeté à la rue !
Les gens me montrèrent du doigt…
J’ai découvert le secret du Bonheur
Le Devenir n’est pas une Fatalité
Alors !
dicàce
Amon Epouse, dont la vocation était de poursuivre ses études d’Infirmière.
Une coalition familiale injustifiée et sectaire, fit barrage à ce projet évident !
Elle aurait su comme la Dame au Landau s’y distinguer et faire ce qu’il fallait !
LaVieille Dame au landau
Ce matin là, magnifique journée d’automne, je me rendais au rendez-vous pris avec la direction de la banque qui avait daigné avoir la bonté de m’ouvrir un compte pour y recevoir ma modeste retraite, persuadé que je serais reçu par une personne à caractère humain, mais oh surprise… une intelligence artificielle accepta de dialoguer avec moi. Accompagné de mes 5 contrats avec une maison d’édition pour mes romans retenus chacun par les comités de lecture, je venais solliciter un prêt qui me permettrait de financer les frais de publicité nécessaires au lancement public de mes ouvrages. Selon les nouvelles dispositions qui venaient d’être prises pour encourager l’initiative privée clamée par les représentants de l’actuel gouvernement dans le but de redonner confiance à la grande nation de France et inverser la courbe du chômage tant attendue mais qui n’arrivait pas, ma démarche était basée sur un enthousiasme débordant rempli des discours alléchants de nos Enarques grandiloquents. La directrice de l’agence avait forme humaine. Son bureau vitré permettait un panoramique sur l’ensemble des autres employés de moins en moins nombreux compte tenu des nouvelles dispositions prises à la suite de l’embargo américains sur les tractations en dollars et de la jugulassion des crédits aux entreprises imposée par Bercy contrairement aux virtuelles promesses du Bourget de notre Berger national. Bref, étant de la génération de Mai 68, j’avais été habitué à être reçu dans les anciens temples de la finance par un personnage grave et à l’aspect convivial qui sortait une fiche de son bureau pour la remplir consciencieusement. Or, je me trouvais confronté à une sorte de disque dur me débitant un flot de questions, parfois indiscrètes sur mon état de santé, mon groupe sanguin, mon comportement sexuel, mes diplômes universitaires, disséquant parfois la méthode employée pour les obtenir ou même, oh surprise… combien je les avais payés !… Enfin, la question clé arriva, quel est votre patrimoine immobilier pour garantir votre prêt et, … êtes vous assujetti à l’I.S.F. ? Devant mon air ahuri à cette question plus que saugrenue, en totale opposition avec ma présente démarche, je barrais le chapitre du questionnaire d’un très large trait de plume et lui remis le document. Le chapitre patrimoine immobilier brillait par son absence et son vide quasi barométrique. Ce qui entraîna évidemment, une situation identique sur l’ISF. Mon comportement sexuel précisait que j’étais du sexe masculin et que depuis ma puberté j’avais assumé mes fonctions de reproducteur, ce qui nous avait permis, mon épouse et moi, de mettre au monde deux enfants dont j’avais assumé les contrats en faisant de l’un un architecte et de l’autre une dessinatrice de mode. Je pensais qu’ainsi je pouvais entrer dans le profil du Français classique, bon père de famille payant ses impôts qui augmentaient régulièrement, allant voter selon les règles des lois civiques, gobant sans révolte les désinformations étatiques des médias sur, le chômage, la croissance, la vertu des politiques, leurs compétences, le Mali, la Syrie, le terrorisme, le 13 Janvier, les réfugiés et le djihad islamique et autres divertissements politico-sanguinaires de ce genre !
Après avoir assisté à une autre récupération politico-nationaliste des derniers événements et particulièrement de celle du 13 Janvier dernier, je devais maintenant absorber sans broncher le spectacle navrant des 195 chefs d’état pleurnichant sur les dégâts visibles non seulement du climat mais aussi des diverses pollutions physico-chimiques volontaires dont ils tiraient les profits pharaoniques. Cette 21 eme séance clownesque qui se soldera par un semblant d’accord non tenu
uisque non passible de sanctions financières, chacun des bouffons étatiques ayant fait acte de présence, pourra se retirer dans ses pantoufles ou ses babouches territoriales, ayant bonne conscience du devoir accompli et surtout heureux de quitter le sol Français devenu dangereux pour leur prestigieuse personne. Y compris l’ex-postulante première dame de France chargée de l’énergie qui est toujours aussi muette sur le devenir de l’EPR de Flamanville et du gâchis financier correspondant, dans un silence éloquent sans oublier la taxe carbone ! Ce qui ne l’empêche pas de s’affubler d’un vestiaire criard et voyant à la limite grotesque, en première ligne des photographes de groupe, pour profiter très provisoirement encore que sa possibilité de paraître en première page de la presse et des médias. Ayant déjà manifesté ma désapprobation à la politique d’intervention et d’ingérence au delà de nos frontières de notre Guerrier National, étant absolument persuadé que les actions de guerre entreprises entraîneraient systématiquement la mort de nombreuses victimes civiles innocentes et non concernées, mais aussi des représailles sanglantes sur notre territoire. L’intelligence artificielle que j’avais devant moi, revêtue d’un aspect humain dont les formes plantureuses devait convenir à un humanoïdes de la même espèce pour lui faire connaître certains aspects de l’amour et l’orgasme dont elle rêvait, eut un rictus désapprobateur lorsqu’elle eut fini de prendre connaissance de mon pedigree. Devant l’aspect vitreux et inexpressif de son regard, je devinais sans problème le coté négatif de sa réponse. Le verdict fut sans appel ! Notre banque ne peut satisfaire à votre demande, votre profil et les garanties dont vous disposez ne sont pas suffisantes. Evidemment, avec une retraite voisine du smic, un loyer de la moitié de ce montant, un poisson rouge à nourrir, je ne pouvais que tangenter le seuil de pauvreté et de la précarité financière, éléments communs dans cette période de crise à de nombreux Français de souche. De plus mon éducation, ma morale et mes principes, m’avaient interdit de participer à cette économie souterraine bien organisée et généralisée dans ce pays qui fait la fortune des grandes surfaces. Non seulement je n’étais pas riche, mais en plus j’étais pauvre !… La dure réalité prit soudain un sens. J’avais vécu la guerre, la débâcle de 1940 semée de bombardements, de blessures, de privations et de tribulations diverses. J’avais été cité deux fois aux cours des actions de secourisme intégrées aux équipes nationales, une fois prés de Valenciennes, l’autre au cours de la libération de Lille. Bref le Français moyen et assez classique qui a cru dans sa jeunesse aux grands discours patriotiques, à la fleur au fusil, à la grandeur de la France, à mourir pour la patrie c’est le sort le plus beau…, symboles héroïques que j’avais suivis avec honneur et conviction jusqu’à mes obligations militaires durant les années sombres des événements d’Algérie. Me rappelant ces Algériens Harkis et autres combattants indigènes, honteusement trompés et abandonnés par les politiques de l’époque et encore maintenant. Heureusement, ces discours d’entant sont aujourd’hui parfaitement désuets. On chante la Marseillaise au cours des rencontres internationales de foot, sans trop de conviction par nos Français d’importation, mais avec force et vigueur par une foule en délire agitant des petits drapeaux tricolores préalablement distribués aux enfants des écoles, cette même foule qui...
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