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LA VOIX DES OMBRES

De
202 pages
J'écris depuis que je suis enfant. J'avais toujours un crayon noir rongé à un bout dans ma poche et un petit carnet sur lequel j'inscrivais des choses entendues de part et d'autre ou bien des idées que me dictaient mes rêves. J'en ai noirci des carnets... Et puis j'ai décidé de me lancer dans l'inconnu qu'est l'écriture de romans. J'éprouve un intense plaisir à donner naissance à un livre. Beaucoup de ceux que j'ai écris ne connaîtront peut-être jamais la notoriété, mais qu'importe je les rassure en leur disant qu'ils manquent tous de maturité. LA VOIX DES OMBRES va tenter sa chance et m'encouragera, j'aime à le croire, à continuer d'écrire.
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LA VOIX DES OMBRES
Éditions Le Manuscrit, 2004. 20, rue des Petits-Champs _ 75002 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 www.manuscrit.com contact@manuscrit.comISBN : 2-7481-4167-9 (Fichier numérique) ISBN : 2-7481-4166-0 (Livre imprimé)
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Un gentil petit village où il ne se passe jamais rien, une fille superbe qui sombre dans la folie, un garçon amoureux de la fille superbe, un homme dangereux qui a peut-être violenté la fille superbe, à moins que ce ne soit le garçon amoureux... Deux flics liés par une amitié farouche qui cherchent pourquoi et qui a violenté la fille superbe
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Allongé sur sa paillasse humide et mitée, Markus scrutait chaque parcelle du plafond. Lentement, il déplaçait ses yeux dans une trajectoire mille fois répétée. Les ombres des barreaux de la lucarne dansaient au dessus de lui, une gamme de couleurs immuables allant du gris délavé au noir profond tapissait les murs de la cellule. Trois semaines déjà qu’il explorait le moindre centimètre carré de cette pièce. Il avait fini par s'adapter, il connaissait le moindre graffiti que de pauvres fous avant lui avaient gravé sur le mur, si petit qu'il eu fallut une loupe pour pouvoir le lire, la moindre plaie dans ce mur tant empreint d'histoire, toutes les couleurs passées d'une plinthe tant et tant de fois malmenée par des coups de pieds rageurs et usée par endroits.
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De sa fenêtre étroite, il ne pouvait voir que la cour bitumée d'où tentaient de s'extraire péniblement deux marronniers cinquantenaires, et entendre une multitude de sons mélangés, quelquefois les éclats de rire, le plus souvent les éclats de voix d’autres détenus. Il n'entendait pas le bruissement des feuilles dans les arbres, et pourtant le vent soufflait. Il n'entendait plus les oiseaux et pourtant ils chantaient toujours leur liberté. Le monde s'était visiblement arrêté de vivre depuis qu'il avait passé la porte lourde et froide de cet exil. Il y était entré par un matin pas plus brumeux que les autres. Menottes aux poignets, il avait arpenté le long couloir qui mène de la liberté à la solitude, en espérant, chaque fois qu'il faisait un pas, qu'il allait se réveiller de ce cauchemar. Car pour lui, ce qu'il était en train de vivre ne pouvait être qu'un cauchemar. Il ne se souvenait pas d'avoir commis quelque chose de si répréhensible qu'il faille l'enfermer pour l'en punir. Sa vie était simple et peuplée de choses saines et de gens sans histoires. Plus il avançait dans le noir et plus ses pensées s'embrouillaient. Et si sa mémoire avait rayé de son esprit quelque chose d'horrible, ce même quelque chose pour lequel il serait là aujourd'hui ? Markus se refusait d'admettre une telle chose, jamais mémoire équilibrée ne pourrait avoir telle réaction, ou alors... Ou alors, il était gagné petit à petit par une folie perverse qui ne s'était pas annoncée, qui était entrée subrepticement par tous les pores de sa peau afin de gagner, progressivement, son
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