La voleuse de corail

De
Publié par

Tout commence par une brûlante soirée de juillet 1815, quelques semaines après la reddition de Napoléon face aux armées alliées à Waterloo. Daniel Connor, brillant et ambitieux étudiant du Derbyshire, se rend à Paris par malle poste, muni de coraux et de lettres d’introduction auprès de l’illustre professeur Cuvier, du Jardin des Plantes. En chemin, il croise une brune envoûtante, dont les idées hétérodoxes sur la transformation des espèces et l’origine de la vie le fascinent. Mais quand Daniel se réveille, à l’aube, elle a disparu, lui dérobant ce qu’il possédait de plus précieux.
 
À la poursuite de sa mystérieuse voleuse philosophe, Daniel découvre dans le dédale des rues et des tripots de Paris une ville bruissant d’émigrés et d’idées radicalement nouvelles. Quand il finit par la retrouver, elle l’entraîne au cœur des étourdissants bas-fonds parisiens où tout paraît possible. Mais les jours de la voleuse de coraux sont comptés : la police est à ses trousses. Pour lui échapper, elle enrôlera Daniel dans un cambriolage – dont la réussite tiendra du prodige.

Traduit de l’anglais par Marie Boudewyn

 
Publié le : mercredi 28 octobre 2015
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709655989
Nombre de pages : 350
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
image

image

Du même auteur :

Le Manuscrit de Cambridge, Lattès, 2010.

www.editions-jclattes.fr

Titre de l’édition originale
THE CORAL THIEF
publiée par Weidenfeld & Nicolson, un département de Orion
Publishing Group Ltd

Maquette de couverture : Atelier Didier Thimonier
Photo : © AKG images. © Arcangel images / Bataglia

ISBN : 978-2-7096-5598-9

Copyright © Rebecca Stott 2009
Tous droits réservés y inclus les droits de reproduction en tout ou partie.
© 2015, éditions Jean-Claude Lattès pour la traduction française.
Première édition novembre 2015.

À Jacob

« Une fois admis que les espèces d’un même genre sont susceptibles de se mêler les unes aux autres […] & la classification entière vacille et s’effondre. »

Charles DARWIN, Carnet C, 1838.

Quand, à vingt et un ans, je me rendis d’Édimbourg à Paris en malle-poste avec trois fossiles rares et un os de mammouth dans mes bagages, je croyais encore que le temps cheminait en ligne droite. Nous étions alors en juillet 1815. Les alliés avaient vaincu Napoléon à Waterloo quelques semaines plus tôt. À la guerre contre la France succédaient les restitutions. Les frontières s’ouvraient de nouveau. Le temps s’étirait devant moi, telle une longue route – qui me mènerait à ma vocation. J’étais censé devenir un homme de science, un assistant de l’illustre baron Georges Cuvier, professeur d’anatomie comparée au Jardin des plantes, à Paris.

Heureusement pour l’homme – ou le jeune garçon – qui croit avancer en droite ligne vers un illustre avenir, il y a des bandits de grand chemin le long des routes, des coupe-jarrets dans les arbres. Il doit s’attendre à des guets-apens, des traquenards et des escarmouches. Pour peu qu’il s’écarte de la grand-route et s’aventure dans les sous-bois, où les sentiers se ramifient au petit bonheur, il entreverra la sublime contingence à l’origine de tout. Or il se pourrait qu’il y trouve des réponses auxquelles il ne s’attendait pas.

Ainsi commença, par un traquenard la nuit à bord d’une malle-poste, mon voyage d’apprentissage. Je n’étais alors qu’un étudiant en médecine parmi tant d’autres qui allaient s’établir à Paris cet été-là. Elle aurait pu s’en prendre à n’importe lequel d’entre nous mais ce fut sur moi que son choix se porta.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant